III. — FORMATION DES CAPITAUX
Il y a formation d’un capital du moment que de nouveaux biens sont engendrés , puis mis à X écart d’une consommation visant un pur avantage personnel, ou économisés sur cette consommation et consacrés à un travail reproductif. Car, si les approvisionnements accumulés demeuraient sans emploi, on ne pourrait pas, à vrai dire, y voir un capital, et ils ne concourraient pas à l’accroissement de fortune. Cependant, en général, là où les droits trouvent des garanties suffisantes, les hommes sont incités par suffisamment de mobiles à ne pas laisser leurs économies improductives. Nous venons d’indiquer la façon dont l’accroissement des capitaux se produit normalement. Quand on examine de plus près la manière d’être des nouvelles quantités de biens économisées, leur aptitude à agrandir le capital national cesse aussitôt d’être douteuse, si elles sont immédiatement propres elles-mêmes à soutenir la production, comme c’est le cas des aliments pour les travailleurs, des matières premières, etc. Mais si elles consistent en d’autres choses, notamment en sommes d’argent, sous forme desquelles se font les principales économies, elles ne sauraient être considérées, en et pour elles-mêmes, comme de nouveaux capitaux économiques, et leur possesseur doit tout