V. - ANALYSE DE LA FORTUNE NATIONALE
L étude que nous venons de faire était commandé* par la nécessité de déterminer le terrain de l’Écon pol de se fixer sur les éléments constitutifs de k fortune nationale. Et comme par fortune (Vermœo-en' nous entendons seulement la puissance s’exercani sur des biens matériels, ce n’est aussi qu’à ces biens materiels, opposés aux biens personnels, que s* référé pour nous la fortune nationale, et c’est vers leur possession et leur emploi que tendent avant tout les activités économiques.
Toutefois il est des substances matérielles qui se trouvent placées en dehors de la fortune et qui dès lors, ne provoquent pas la sollicitude économique. De ce nombre sont des substances parmi lesquelles il y en a de fort utiles, telles que la lumière et la chaleur du soleil, l’océan, etc., qui ne se prêtent pas, d’après leur nature, à une appropriation et à une mise en oeuvre exclusives, bien qu elles puissent au moins indirectement exercer de l’influence sur la fortune en iehaussant 1 utilité de certaines de ses parties intégrantes, comme lorsque des terrains tireront de; leur situation au bord de la mer ou dans un climat propice une valeur qu’ils n’auraient pas ailleurs. D autrefois, des substances comporteraient bien par elles-mêmes une appropriation et ne demeurent sans; maîtres qu’à cause de leur grande abondance natureile ; c’est ce qui arrive pour l’eau en beaucoup cl endroits et meme pour le bois en cjuelçfues endroits, sans qu’on éprouve donc le désir de posséder ce qui existe avec une profusion extrême. Provisoirement de telles choses sont encore sans prix, et aucun effort n’est consacré encore à leur conservation et à leur préservation, si bien que les particuliers ne les com-