CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA DISTRIBUTION DES RICHESSES
La distribution des biens matériels entre les membres de la société, cette distribution qui a la base leterminee dans les développements précédents, peut ; entendre de double façon, car elle peut s’appliquer >u bien au stock de richesses déjà préexistant, déjà intérieurement disponible, ou bien à la masse de uens que chaque année y ajoute, autrement dit au evenu brut de la nation.
La manière dont la fortune souche (Vermœgenstamm), c’est-à-dire la réserve existante de biensnids, de capitaux, de provisions d’usage et de reances sur l’étranger, se trouve répartie entre les articuliers d une contrée, a son explication dans des venements antérieurs et des circonstances locales varie considérablement d’un pays à l’autre. Là! ex., où des conquérants sont venus se partager 9 région, l’existence d’une grande propriété fonere et de la misère parmi les classes agricoles se imprend aisément, comme on a pu la constater .issi soit en Irlande, soit en Angleterre, après la mquete des Normands, soit en Turquie, après l’arvee des Osmanlis.
En France, il y aurait, d’après les statistiques les us recentes, environ dix millions de propriétaires
ttir9SjLiPZSSe comptait, en 1849, 1,790,869, et i8o~, 1,965,462 possessions terriennes, c’est-à-dire ie par J et 8 » habitants, proportion un peu faible, utetois, en considération de ce que des biens apparla.nt f.'iP16™6 Propriétaire, mais situés en des ênoits differents, ont été imputés un certain nombre lois. On n est pas bien fixé sur le nombre des pro-