‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 75 sur 305 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

priétaires fonciers de la Grande-Bretagne. Mac Ci • loch en attribuait 200,000 à l’Angleterre, et d’Israu (aujourd’hui lord Beaconsfield) en admettait, en 18cl! 250,000 pour les trois Royaumes-Unis. Dans la Russ| d’Europe, sans la Pologne et la Finlande, se renco treraient, selon Tegoborski (Etudes sur les fore productives de la Russie), 109,318 proprietaires te riens , à chacun desquels correspond une surta de 0 82 milles carrés. . .

A l’histoire d’éclairer les causes, les origines de ( état de choses; à la statistique de le mettre bien lumière, de le faire exactement connaître. Quant la doctrine économique, elle ne s embarrasse gui des causes, mais elle s’attache plutôt aux conséquence aux suites de cette condition fondamentale ou < placée la possession de fortune, et spécialement a s influence sur la répartition du revenu brut annu C’est par cette répartition que se trouve détermn tout d’abord la situation économique des diver; classes populaires et des individus, car il ne saurà chaque fois être utilisé et consommé pour des I. humaines qu’autant de fortune qu’il en peut e reconstitué par le revenu.

La répartition du revenu national brut, a< certains auteurs s’occupent quelquefois seulem< à propos de consommation, peut devenir lot d’observations distinctes comme terme moyen en la production et la consommation. En eftet, a i part elle se rattache intimement à la production, ce que la mesure de la répartition se règle en pai sur le degré de participation de chacun a cette p duction, et par ex. la rente du capital sur la quan de capitaux appelés en aide, et en ce que le mode répartition réagit à son tour sur l’étendue de la pi duction ultérieure, qui peut devenir d autant p importante que la plus grande portion du revenu . tional parvient aux mains des personnes les plus api les plus disposées à en faire un usage productif et mieux placées à cet effet. D’autre part, ensuite,

distribution détermine le mode d’usage, le rapport entre la consommation productive et non productive et l’étendue de la jouissance de biens à laquelle sont appelées les diverses classes sociales.

Quand on s’attache à la cause pour laquelle les classes sociales participent au revenu national, on est amené à diviser celles-ci :

1° En propriétaires fonciers;

2° En propriétaires du véritable capital économique et des moyens de jouissance cédés contre une bonification.

3° En entrepreneurs d’industries productives et d’industries dispensatrices de services ;

4° En travailleurs salariés, s’employant dans ces deux genres d’occupations ;

5° En personnes qui sont entretenues sans aucune prestation de leur part, telles que des pauvres, des condamnés, ou qui s’entretiennent d’une manière contraire au droit, telles que des voleurs, des escrocs, etc.

Quand l’économie d’un peuple a cessé d’être absolument primitive et élémentaire, il n’y a qu’une petite portion de tous les biens nouvellement engendrés qui soit consommée aussitôt par ceux qui les ont fait naître. La plupart des produits parviennent seulement par l’échange à ceux dont ils doivent satisfaire les besoins. C’est l’échange qui pourvoit les membres des diverses catégories sociales de leur revenu en quelque espèce de biens, et qui facilite aussi à chacun l’acquisition, moyennant prestation correspondante, d’un bien déterminé qui se trouve entre les mains d’autres personnes. En conséquence, pour reconnaître comment s’opère la répartition du produit annuel, il faut avoir scruté au préalable les conditions de l’échange de biens. Si des objets incorporels, tels que le travail, peuvent être pris en considération comme contre-valeurs de biens matériels, il ne peut être au moins fait ici aucune mention de l’échange, dans lequel, comme dans celui de purs services, les prestations réciproques ne consistent pas du tout en

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