‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 9 sur 305 · YI. - ESTIMATION DE LA FORTUNE NATIONALE · texte numérisé non relu

YI. - ESTIMATION DE LA FORTUNE NATIONALE

Si jusqu’ici nous nous sommes attaché à soumettre à l'analyse la fortune nationale, pour en faire apparaître les éléments, nous pouvons à présent aborder son estimation. Au point de vue économique, la grandeur de la fortune ne se mesure pas uniquement sur la masse des substances qui y sont renfermées ; elle dépend bien plutôt du nombre d’avantages que les éléments de cette fortune procurent aux hommes ou de l’influence que les dits éléments exercent sur la condition de ces derniers. Aussi l’Écon. pol. doitelle assigner à chaque objet matériel sa place eu égard à son aptitude à concourir aux Ans auxquelles il répond. L’appréciation du degré de cette aptitude constitue V estimation. La théorie de l’estimation de la fortune, au point de vue de l’Écon. nationale et privée, touche à tant de chapitres de l’Écon. pol. et présente même une si grande importance pour les intérêts plus restreints de l’Écon. particulière, qu’elle réclame des développements sérieux, remplis toutefois de difficultés, à cause du sens mal arrêté des locutions en usage.

*, Pour l’estimation des biens, on considère tout d’abord dans la vie ordinaire leur prix, c’est-à-dire la quantité d’autres biens qu’on pourrait obtenir contre l’échange d’un bien déterminé. L’échange implique d-uxquantitésde biens matériels données et acceptées

échangé l’une de l’autre, et par conséquent placées en cela sur la même ligne, d’où l’on pourrait être facilement amené à conclure qu’elles sont identiques quant à leur nature. Le prix, soit dit en passant, résulte d’un accord et son montant est minutieusement précisé en nombre et en mesure, ce qui le rend facilement reconnaissable. Un bien donné acquiert un

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