‹ Exposé financier de l'Hon. Christopher Dunkin, trésorier de la province de Québec, soumis le 14 février 1868 [microforme]Chapitre 5 sur 10 · TE · texte numérisé non relu

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seront donnés en partage, et conséquemment nous aurons à faire bien des choses qu’il nous est difficile de voir clairement à présent. En dressant la liste de ces estimés, j’ai agi sur la présomption qu’il nous viendra certains revenus et que nous aurons à faire face à certains engagements. J’ai porté en ligne de compte tout ce que je supposais de nature à devenir réeilement une charge pour nous, en même temps que j’ai fait entrer comme source positive de revenu tout ce que je suppose devoir nous appartenir un jour. Les estimés de dépenses et de revenus que je vais soumettre sont tous de ce caractère. Ils sont établis sans égard aux questions qui peuvent surgir dâns le règlement de notre dette ‘avec la Puissance, et dans l'arbitrage avec la Province d'Ontario. Ils ont peu à s'occuper de la position financière de la Province; leur objet est de montrer de ce que doivent être pendant ces dix-huit mois nos opérations monétaires, J’ai cherché à obtenir un chèque, sous forme d’autorité législative, sur ‘ns ces déboursés qui, je crois, devront se faire par l'entremise de raor. département ; et je dirai à la Chambre quelles sont les sources de revenu d’où je pense recevoir l’argent nécessaire pour les couvrir. J’ai parlé à la Chambre de ses opérations monétaires pendant les derniers six mois ; je la prie maintenant de m’autoriser à adininistrer ns opérations directes d’argent jusqu’à l’époque où, l’arbitrage se trouvant terniné, je serai à même de lui montrer l’état de ses affaires. Inutile de dire qu’avec des estimés de cette sorte, il peut se faire qu’il y ait, il est même très probable qu’il se sera glissé plus d’erreurs qu’à l’ordinaire. J’ai été dans la nécessité de préparer ces estimés sans l’assistance d’aucune personne qui en eût jamais préparé. Autant que nous l’avons pu, nous nous sommes efforcés de les faire aussi exacts que possible ; et grâce au zèle, à l'attention et au talent des messieurs chargés de ce travail, je pense qu’on les trouvera aussi corrects que le sont les estimés ordinaires, aussi corrects qu’il était possible de le faire pour des estimés préparés dans de telles circonstances. [Applaudissements.] Des estimés de cette sorte ne diffèrent d’un vote de crédit que par un petit détail, inais un détail important. Ils me fourniront une base solide sur laquelle je pourrai préparer un des livres les plus essentiels de mon département, le grand-livre des allocations. Quand la Chambre aura approuvé ces estimés, je pourrai faire inscrire dans ce grand livre les sommes qui vont au crédit de chaque département et de chaque division. Par l’action de la Législature, et à son défaut, de tels ordres en Conseil qui pourront être nécessaires nous serons en mesure d'établir une règle hors de laquelle aucun service particulier ne pourra, en aucun temps, dépenser d’argent sans chèque, ou au delà du juste montant. C’est là la différence entre ce que je propose et un vote de crédit. Mon plan me donnera un meilleur point de départ en affaires, dès à présent, et une base bien plus solide pour les estimés plus complets, plus exacts et plus corrects que. je compte pouvoir soumettre à la Chambre une autre fois.

Je vais maintenant parcourir les estimés, sans toutefois suivre l’ordre exact dans lequel ils sont imprimés. Je commence par la législation, qui présente plusieurs items sur le papier. Le total est un gros chiffre,

158,392.90. Cette somme s’étend aux 18 mois, mais je dois déclarer franchement qu’elle ne comprend pas les dépenses contingentes et sessionnelles que peut nécessiter la prochaine session de la Législature. Elle contient un estimé considérable pour toute cette session-ci, et tout le person-

nel, et j'espère que le vote sera assez libéral pour couvrir quelque portion des dépenses de la prochaine session. Je ne me souciais pas de grossir ces estimés par une forte somme pour la session prochaine. Je sentais qu’il n’y, avait pas lieu de craindre qu’on les omît, par la raison que la Chambre elle-même sera en session, et qu’il sera possible conséquemment de s’adresser à elle pour quelque dépense nécessaire que ce soit, Ilne peut y avoir aucune avance inconvenante, contraire aux règles parlementaires. Tout déboursé qui pourra être demandé sera couvert par un vote de la Chambre. En outre, comme il n’a pas encore été adopté de règle définitive relativement à l'allocation sessionnelle, excepté pour cette session, j’ai cru qu’il était juste de donner le chiffre de l’allocation sessionnelle pour cette année-ci seulement. J’ai pris $8,000 pour la bibliothèque du Parlement. Sur cette somme, environ 3,000 ont déjà été dépensées. Au sujet de tout cet item législatif, je désire vous renvoyer à la recommandation de notre Comité des Contingents qui a insisté sur la plus

rande économie possible. Ainsi que je l’ai déjà dit, je ne suis pas avocat de la parcimonie sordide, ni des traitements mesquins, mais je crois que nous ne devons pas avoir plus d’employés qu’il ne nous en faut, ni faire des dépenses que nous pouvons éviter, et je suis heureux d’avoir occasion de déclarer que le Gouvernement a entièrement partagé la manière de voir de la Chambre, au sujet du vote sur le rapport des contingents; et pour ce qui est de ces dépenses comme de tous autres déboursés, partout où il sera possible de pratiquer l’économie sans porter préjudice au fonctionnement du service public, l’économie sera pratiquée. LE eg applaudissements.] Je reviens maintenant au commencement

es estimés, dont je prends le premier : Gouvernement Civil. Sous ce titre, il est fait mention des différents départements. Je placerai bientôt entre les mains des honorables membres une explication suffisante de la manière dont ces chiffres sont atteints. Le grand total pour le Gouvernement Civil est de #180,966.86. Cette somme couvre les 18 mois, moins la petite fraction de temps pendant laquelle nous n’avions pas de départements du tout. Je n’entre pas maintenant, mais, au Comité des Subsides, j’entrerai dans des détails circonstanciés sur les différentes sommes soumises, Les items comprennent le bureau du Lieutenant-Gouverneur, le département du Secrétaire Provincial, ceux du Régistraire dela Province, du Procureur-Général, du Trésorier, des Terres de la Couronne, des Travaux Publics et de l’Agriculture, le Conseil Exécutif, les contingents des Départements Publics, et l’Orateur du Conseil Législatif. Je me permettrai une remarque on deux au sujet d’un ou deux items qui figurent sur cette liste. L’un des deux, le plus considérable de tous, #48,960.16, est pour les Terres de la Couronne. Sans doute, j’admets qu’on soit frappé de l'élévation de ce chiffre; il est considérable, relativement aux items des autres départements. Il en est détaché une petite somme qui était autrefois au débit de ce département, parce qu’un petit nombre de ses employés font un service spécial, dont j’ai crédité leur salaire. Quoiqu’il en soit, le département des Terres de la Couronne est un département passablement coûteux. La Chambre se rappellera que c’est un de ceux que nous avons eu à recevoir du Gouvernement Fédéral à Ottawa. Son personnel compte

. plusieurs vieux serviteurs dont les appointements, grâce à l’Acte du

Service Civil, s'étaient élevés même au dessus de l’échelle ordinaire d'Ottawa. Ils sont venus à nous, et force nous a été de décider si nous refuserions les service: de tous, ou d’un grand nombre d’entre eux, ou si,

par une soudaine réduction de leurs appointements, nous ferions acte d’une sorte de cruauté à leur égard, vû que quelques-uns de ces messieurs sont d’anciens et très-fidèles serviteurs du pays. [Applaudissements.] Voici quelle était notre position : il nous fallait faire marcher le service public, et il nous était impossible de dire si ce département est ou non encombré d'employés, comme bien des gens le prétendent, avant de nous être nousmêmes mis au courant de ses affaires. Nous nous sommes crus obligés de le prendre tel qu’il se trouvait. Cependant, nous y avons opéré plus d’une économie. Deux emplois sont devenus vacants, depuis que nous en avons la direction : ni l’un ni l’autre n’a été donné. [Applandissements.] Quelques autres économies ont «'acore été pratiquées dans ce département, et nous ne laisserons échapper aucune occasion d'effectuer toutes celles qui sont tant soit peu raisonnables. Toutes les fois que nous pourrons placer dans un autre département un employé dont les services y seront plus utiles qu’ils ne sont à présent, nous le ferons. Mais nous avons compris qu’il était de notre devoir de ne pas céder au cri peut-être déraissonnable de réduction de traitement, quand ce cri s’attaquait à des hommes qu’on a mis à notre charge, qui ont longtemps servi le pays, et dont nous devions utiliser les capacités le plus qu’il nous était possible. Nous n'avons douné à aucun de nos nouveaux chefs de bureau un traitement de plus de #1,800. C’est à peu près les trois quarts du traitement ordinaire non augmenté que regoit la même classe de fonctionnaires à Ottawa. Nous n’avons pas pensé qu’il nous fût possible de descendre au aessous de ce chiffre. Nous n’avons pas cru pouvoir obtenir des serviteurs capables sans donner à peu près ce prix là. Nous avons essuyé le refus d’accepter cette somme, de la part d’hon:mes du calibre que nous aimerions, comme sous-chefs de départements. De tels horames peuvent trouver davantage ailleurs. Le temps n’est pas éloigné, je crois, où il nous faudra payer plus libéralement nos employés capables. Peu de nos autres employés ont des appointements presque aussi élevés. Qu’il me soit permis de citer, en passant, une seule circonstance que je crois de nature à dissiper un peu chez les membres de la Chambre l’impression où elle est, que nous donnons des traitements énormes. Je me suis assuré dans mon département les services d’un personnel d’emyloyés aussi capables que j'ai pu trouver. Parmi eux était un ancien employé d’un des département d'Ottawa, de qui j'avais une haute opinion. Il avait été engagé aux appointernents de $#1,200. 11 n’y avait pas longtemps qu’il était avec moi, lorsqu’il me pria d’accepter sa résignation. ‘“ Le département du Trésorier d’Ontario vient, dit-il, de me faire une offre qui est bien supérieure à la vôtre.” Il partit occuper le poste qui lui donnait un plus fort traitement. Et pourtant l’on dit que nous payons les prix les plus élevés. Ainsi, je perdis les services d’un homme que je croyais capable, parceque je le payais moins cher que d’autres ne lui offraient. Je l’ai remplacé par un autre officier d’une habileté remarquable, à raison des mêmes appointements, Quand nous en viendrons à examiner ces différents traitements, la Chambre verra que, sous ce rapport, nous ne nous sommes pas égarés dans la voie de l’extravagance. Que nous ayons besoin, ou non, de tous les employés, sans exception, que nous avons, c’est ce qui reste à voir. Autant que nous en avons fait l’expérience, je suis d’avis—et je pense que c’est aussi l’opinion de mes collègues—que notre personnel d’employés n’est pas plus considérable qu’il ne faut; mais si nous trouvons qu’il puisse être réduit sans inconvénient, nous le réduirons. Un officier vient de mourir, il y a

quelques jours: il ne sera remplacé que si la chose est nécessaire. [Applaudissements.] Il est inatile, d’ailleurs, que je soutienne à la Chambre

ue le service public ne saurait être bien fait, si nous n’avons assez d'hommes pour le faire. C’est À moi de veiller à ce que les comptes publics soient tenus avec soin, et tous les comptes en dehors des départements scrupuleusement examinés. Me direz-vous que si je trouve qu’il faut huit ou dix personnes pour bien faire un travail, je sers les intérêts du public, en me contentant de six ou sept, pour faire ce même travail? La chose est absurde. Il faut le nombre nécessaire d’hommes, et des hommes capables. Mieux vaut ne pas avoir d’employé du tout que d’en avoir un mauvais, et pour avoir des serviteurs de talent, il faut que vous leur payiez un bon prix. [Applaudissements.] Nous adoptons la même règle pour nos traitements, pour cette Chambre et pour son Orateur. En ce qui concerne les chefs de départements qui résident ici, nous avons pris pour règle * générale les trois quarts des traitements payés à Ottawa, ce qui présente un chiffre de #3,750. Les deux membres du gouvernement qui n’ont charge d’aucun département sont placés sur un pied différent, et un autre membre du gouvernement, le Premier Ministre, est, de notre consentement à tous, placé sur un autre pied encore. A son égard, nous avons pensé

u’il était juste—je parle plus au nom de ses collègues qu’en son nom— d'adopter cette ligne de conduite. Nous avons senti qu’il était hors de toute question que ses services pussent être requis avec le même traitement que nous, chefs des autres départements. A l’époque où il fut appelé à remplir la position qu’il occupe aujourd’hui, il occupait une charge sans caractère politique, qui lui valait la plus grande considération, et au sujet de laquelle il n’était exposé à aucun danger de quelque part que ce fût. Son traitement annuel était de $4,000. Maintenant, venir lui demander d’accepter un poste politique, moyennant un moindre traitement, ce serait asurément une insulte gratuite, dont je pense que la Chambre ne voudrait pas se rendre coupable. [Applaudissements.] Nous avons été d'opinion qu’il n’était que juste—et je crois que tel sera aussi l’avis de la Chambre— que lui, comme Premier Ministre et Ministre de l’Instruction Publique, regût au moins 1,000 plus que nous, le total #4,750 restant encore au

dessous des traitements d'Ottawa. Quant à l’Orateur du Conseil Législa-

tif, nous avons placé son traitement, comme contre-partie de celui de l’Orateur de cette Chambre, à #3,200 par an. La différence, apparemment en sa faveur, est justifiée par le fait qu’il est membre du Conseil Exécutif, et que, sans résider à Québec, il est obligé d’être continuellement prêt à y venir s'acquitter de ses devoirs d'homme public. Il faut qu’il passe beaucoup de temps ici, car il est responsable de tous nos actes, et les risques, ainsi que les désagréments auxquels il est exposé, font que ce traitement n’est pas plus que suffisant, A l’égard du Solliciteur-Général, qui n’est pas non plus chef d’un département, nous en sommes venus à la conclusion que voici: Pendant un certain temps, il a été sérieusement considéré si nous retournerions ou non à une ancienne pratique relative à sa charge, en ne lui donnant qu’un faible traitement, #1,000, par exemple, et en lui laissant les honoraires provenant de certaines poursuites. Mais après y avoir bien pensé, nous sommes restés convaincus que le système était vicieux, pitoy-

able ; et que nous ne pouvions pas le recommander à la Chambre. En

effet, si le Solliciteur ou le Procureur-Général, qui doivent contrôler toutes les dépenses des conseils chargés de la poursuite, et autres, ont un intérêt quelconque dans les comptes de ces dépenses, il y a quelque chose de

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radicalement faux dans le système. Nous avons donc décidé que le Solliciteur, aussi bien que le Procureur-Général, devait recevoir un traitement et nou des nonoraires ; ce qu’il fera dans les Cours de Justice—et il fera sa bonne part de même que le Procureur-Général, il devra le faire sans aucuns frais extra quelconques. . [Applaudissements.] S’il est obligé de voyager pour le service publie, il sera, comme tout autre fonctionnaire, remboursé de ses frais de voyage. 11 cessera d’avoir un intérêt contraire à la plus stricte économie, contraire au département. Cette règle une fois adoptée, nous avons senti que nous ne pouvions pas lui assigner moins de #2,800 par an; c’est moins que le traitement de l’Orateur du Conseil Législatif, et pas beaucoup plus que celui de l’Orateur de cette Chambre ;— c’est aussi peu que nous pouvions, avec quelque convenance, offrir dans cette circonstance,

Tous ces items sont recommandés, à titre provisoire seulement, suivant ce que nous croyons les exigences du service public, dans l’état actuel des uffaires de la Province. Ce qu’il pourra y avoir à faire l’année prochaine, alors que nous saurons tout, relativement à nos affaires financières et à notre actif, est une autre question, Il suffit de dire maintenant que tout le temps des employés de nos différents départements est occupé ; que le service

ublic exige tout leur travail, et que nous avons cru juste de recommander Le chiffre actuel de leur traitement. Je ne pense pas qu’après avoir bien réfléchi, on dise que nous avons mal fait. Si nous avions voulu suivre une autre marche, viser à une popularité misérable, indigne, menteuse, à l’instar des hommes qui préiendent être et veulent qu’on les croie les bienfaiteurs du pays, lorsqu'ils prennent l’argent de la Reine, nous aurions pu présenter un exposé plus agréable ; mais nous ne devons pas oublier que ce ne serait pas servir les intérêts du public. Un homme de talent que nous aurions été heureux d’avoir pour collègue n’a pas pu accepter le poste qui lui était offert, parce qu’il avait lieu de croire que les émoluments ne le mettaient pas en état de renoncer à d’autres moyens d’existence. Si vous voulez des traitements trop bas, il vous sera impossible de garder pendant long temps des hommes qui s’acquittent avec zèle et efficacité des devoirs de leurs charges.

A propos de cet item. pour le gouvernement civil, si nous divisions les estimés tout-à-fait logiquement, nous devrions peut-être porter à ce premier compte 20,000 ou $#25,000, qui figurent au chapitre de l’Instruction Publique, et qui constituent les traitements des officiers et les dépenses dr ce département. Je les ai laissés sous le titre: Instruction Publique, uniquement, parce que telle a toujours été leur classification ; mais au point de vue logique et en bonne justice, c’est quelque chose comme $25,000 qui devrait être placé au crédit du Gouvernement Civil. A ce propos, je devrais ajouter que, même avec les $1,000 allouées au Ministre, nous réalisons une réduction dans le coût total du département. A Ontario, où l’on parle crnstamment d'économie, il y a, outre les cinq Ministres, un Surintendant de l'Education qui ne fait pas partie du cabinet, et qui recoit un traitement de #4,000, pour des fonctions qui n’entraîpent après elles ni risques ni responsabilité politique.

Je passe maintenant à l’article qui concerne l’administration de la Justice, et qui, je dois l’admettre, est des plus formidables. Nous n’en sommes pas responsables cependant ; nous n’y pouvons rien. Le total s'élève à

$490,339.35, chiffre que n’atteindront pas, je l’espère, 1es dépenses que nous pourrons avoir à encourir. Je me contenterai d’assurer à la Chambre que toutes les économies praticables seront effectuées dans ce département. Dans la même classe de dépenses se trouvent comprises celles que nécessitent la police, les maisons de réforme et l’inspection des prisons. L’item de la police est de #20,000, dont j'espère que tout ne sera pas dépensé. Nous avons été dans la nécessité de prendre à notre service, cet hiver, la police riveraixe du Gouvernement, qui avait été renvoyée par la Puissance. Îl nous a fallu la prendre, et sa paie absorbera une portion considérable des #20,000. Les frais d’un corps de police semblable, mais dont l'action est indépendante de celle du premier, seront supportés en partie, je ne sais dans quelle proportion, par le Gouvernement Fédéral. Conme Je ne suis pas sûr cepenclant qu’on n’aura pas besoin des $20,000, et que j'ignore pourquoi le Gouverrement Fédéral juge nécessaire l’emploi d’une police plus nombreuse aue nous ne voulons, je prends cet item. L’entretien de la maison de cc:ection de St. Vincent de Paul coûte #37,500, et : l'inspection des prisons $#3,000. L’estimé de la Prison de Réforme est, je pense, exact. Quant à l’inspection des prisons, l’Hon. Premier Ministre a placé devant la Chambre un projet reiatif à l’organisation d’un Bureau d’Inspecteurs de Prisons. Le nombre sera nominalement de trois ; mais d’après les estimés, on n’en payera que deux, avec frais de voyage et autres dépenses incidentes inévitables. Il est évident que cette dépense est nécessaire. Si nous ne faisons pas convenablement inspecter nos prisons, maisons de réforme, et asiles d’aliénés, nous finirons par perdre plus d’argent que ce service n’en coûte. Indépendamment des pratiques frauduleuses qui peuvent y être mises en œuvre, il est aussi de notre devoir, comme hommes publics, d'exercer une surveillance entière sur ces institutions. Pour ces fonctions d’inspecteurs, -e sont des hommes capables qu’il faut employer ; sinon, il y aura nécessairement des abus. Ces sommes réunies forment un total de $550,000.

Sous le titre: Instruction Publique, il y a un total.de $392,190. Ainsi que je l'ai dit auparavant, environ $#25,000 de ce total appartiennent logiquement au Gouvernement Civil; et, pour faire le présent expnsé, c’est là que je les ai placées. Je ferai ohserver qu’il y a dans la balance trois items, $68,000 pour lE’ducation Supérieure, #4,000 pour les écoles des municipalités pauvres, et #2,000 pour le fonds de retraite des instituteurs âgés, en tout $74,000, lesquelles sont prises pour 12 mois seulement, vû qu’il ne devra se faire qu’un payement annuel de ces comptes, avant la prochaine réunion de la Législature. Un nouvel item de $12,000 dont je parlerai plus longuement tout à l’heure, a été introduit pour l’enseignement agricole. Sous le même titre figurent quatre institutions littéraires et scientifiques qui reçoivent #3,000, suivant l’usage ; puis la somme ordinaire de $#2.000 est donnée à la Commission des Arts et Manufacturss ; ce qui fait $5,0C0 en tout. Les écoles d’agriculture de Ste. Anne et de l’Assomption regoivent $1,200 chacune ; ce qui donne pour l'instruction agricole un total de $14,400. Je réunis ces items parce qu’ils se rattachent au même service important. Le Gouvernement sent la nécessité d’obtenir un vote qui autorise à dépasser les anciens estimés. Autrefois, il n’y avait que #1,200 allouées à l’école de Ste Anne ; mais le Collège de l’Assomption est entré dans la même voie, avec un grand zèle, et fait espérer des succès marqués. Nous avons trouvé juste, par égard pour la partie du

pays où il est situé, de le mettre sur le même pied que celui de Ste, Anne. Nous trouvons également juste, après toutes les discusiions qui ont eu lieu dans le Comité, sur l’Agriculture, la Colonisation et l’Iminigration, de demander que la Chambre se décide à faire un pas très important dans le sens de l’éducation agticole [applaudissements], en plagant parmi les estimés #12,000, pour venir en’aide à l’enseignement de l’agriculture dans les écoles normales. Nous pensons que, s’il est juste et convenable d’encourager, dans des limites raisonnables, des instiutions comme celles de Ste. Anne et l’Assomption, il est aussi tout particulièrement désirable que l’éducation agricole fasse partie de l’enseignement de nos écoles normales. Nous voulons que nos instituteurs, autant que possible, aillent à la campagne avec la caravité, le goût, la disposition et le désir ! d’enseigner l’agriculture. La seule carrière vers liquelle l’attention, les . préjugés, les sentiments, les études, l'intelligence et le cœur de notre population rurale puissent être sérieusement dirigés sans aucune sorte de danger, c’est celle des occupations agricoles. Réellement il y a danger pour la société à attirer l’attention de toute notre jeunesse à demiinstruite vers d’autres fins que celles de l’agriculture. [Applaudissements.] Ilest fâcheux que nos écoles accordent si peu d’attention à ces matières qui eu définitive devraient être le but de la masse des enfants qui y sont élevés. Vous pouvez avoir dans ce pays autant de fermiers qu’il en peut vivre, mais vous ne pouvez pas avoir plus d’un certain nombre de commerçants et d’ouvriers, à moins de changer grandement les traits caractéristiques du Canada, sousle rapport de ses autres intérêts manufacturiers et industriels ; quels que soient même les changements que vous y introduirez, vous n’en aurez que plus besoin d’agriculteurs. Et pourtant, tout notre enseignement tend à donner à un écolier l’idée qu’il fant qu’il soit queique chose de mieux que fermier. Les neuf-dixièmes de ceux qui se laissent aller à cette pauvre ambition deviennent quelque chose de pis que des fermiers. Il faut que la hache frappe l’arbre à sa racine. Nous devons donner quelque chose d’un caractère agricole à l'enseignement de ce pays essentiellement agricole. Tout en y encourageant les autres industries, il importe d’y répandre des idées saines sur

Pagriculture. 11 y a beaucoup à apprendre au peuple, en fait d’agriculture.

A l’aide d’une sage direction, et par un “système différent, cette science ferait de nos terres épuisées un jardin a lieu d’un désert, en même temps qu’elle arrêterait l’exhaustion d’autres terres. Cette vérité a besoin d’être inculquée dans l’esprit du peuple, et vous ne pouvez y parvenir, à moins de faire sentir à la masse qu’il y a beaucoup à apprendre et à enseigner en pareille matière. Il vous faut commencer partout à faire ce qui est destiné à être une œuvre belle entre toutes, l’œuvre par excellence. [ Applaudissements.] Cet item n’est regardé par le Gouvernement que comme un simple vote d’initiative. Je ne le considère que comme un commencement, comme un gage qu’il y a quelque chose à faire sérieusement dans cette voie. Le pays, je l’espère, sera satisfait de ce gage et des efforts sincères du Gouvernement pour tenir parole. En ajoutant tous ces items, nous obtenons un grand total de #374,590, à dépenser pour des fins d’éducation proprement dite.

J’aborde maintenant un sujet qui se rattache de très près à celui dont je viens de parler; c’est l’agriculture, l'immigration et la colonisation. A propos de ce sujet, la Chambre n’oubliera pas les $14,400 pour l’enseigne-

ment «agricole, que J’ai mentionnées tout-à-l’heure. Outre cette somme, les sociétés d’agriculture sont créditées de $80,058.60, dont $46,000 ou plus . ont été déjà dépensées pour la dernière saison, en vertu du statut qui alloue de l'argent à ces sociétés. Je n’ai pas fait entrer dans les estimés le double de cette somme, parce que le Gouvernement en est venu à la conclusion de suggérer à la Chambre certains légers changements, relativement à ces sociétés. Je crois que le Comité d’Agriculture est sous l’impression profonde œue notre système de soriétés d’agriculture a besvin d’un peu d’amélioration. Le mécanisme n’en est pas parfait, tant s’en faut. En vertu de la loi actuelle, ces ssciétés, quand elles sont organisées, reçoivent, à même les fonds publics, trois fois autant qu’elles ont souscrit, l’octroi n’excédant dans aucun comté #800. Je pense que pour nous. dans l’état actuel du pays, c’est trop, et qu’une moindre somine servirait les fins du public tout aussi bien, et peut-être mieux. [Applaudissements.] Si les sociétés d’agriculture contribuaient pour plus d’un quart de leur revenu, elles seraient plus judicieuses, plus pratiques, et, sous un roint de vue public, plus justes relativement aux #xpositions, qu’elles ne sont maintenant. La règle qui leur prescrit une contribution d’un quart seulement de l’argent qu’elles déboursent, était bonne autrefois, où l’on avait à persuader le peuple, à le décider, à forte de cajoleries, à former ces sociétés ; mais il est temps qu'on adopte un: règle un peu moins dispendieuse pour la bourse du public. La Chambre aura parfaitement raison d’appliquer une règle plus appropriée à notre présente position sociale, une règle qui restreigne davantage le chiffre de l’octroi. Les sociétés auraient tout autant d’argent qu’elles en ont eu jusqu’ici, seulement elles en tireraient plus du peuple, et moins de la Province. Ces considérations nous amènent à demander moins d’argent maintenant qu’il n’en était donné auparavant. Il n’a été porté à l’article émigration qu’une somme insignifiante, #4,000. Le fait est que nous ne sommes disposés à rien faire qui vaille la peine, dans ce sens. Rien de considérable ni de coûteux ne peut être entrepris dans cette voie, avant que nous ayons fait bien des préparatifs ici pour attirer les émigrants. Il ne saurait y avoir d’erreur nlus grande que d’envoyer en pays étrangers des agents vanter le Canada, et inviter toutes sortes de g=ns à y venir, avant que nous soyons prêts à les: recevoir. Nous ne pensons pas qu’il soit judicieux de faire des dépenses considérables ; et, sans dire qu’il peut arriver que nous ne soyons pas en mesure de faire beancoup plus l’année prochaine, nous ne sommes pas disposés maintenant à demander plus d’une somme raisonnable pour faire un mouvement qui ne soit pas prématuré. L’item affecté aux chemins de colonisation pour cette saison est de $62,500. Je l’aurais voulu beaucoup plus élevé. Il est plus considérable cependant, de #12,500, que les octrois ordinaires faits dans ces derniers temps,.en faveur des chemins de colonisation. J’espère que, l’année prochaine, l’état de nos finances nous permettra de faire plus. Mais nous sommes à peine en position de dépenser cette année au-delà de cette somme, avec une juste économie et toute l'efficacité qui convient, parce que les rouages du mécanisme qui doit régler nos dépenses ne sont pas en si bon ordre que nous espérons les avoir l’année prochaine. Le total pour tous ces services, indépendamment de ce que jai dit déjà, est de $146,558.60.

Le chapitre suivant se rapporte aux travaux publics autres que les routes de colonisation. Cette dépense est plus particulièrement sous le contrôle

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du Département des Travaux Publics ; il en est de même, au reste, des chemins de colonisation. Le premier item de ce chapitre est de #15,576, y compris les frais de déplaceinent de certains départements et employés pour venir à Québ”e. Je pense qu’une partie considérable de ces frais de déménagement sera supportée par le Gouvernement Fédéral. En attendant, les dépenses ont été encourues, et nous demandons à la Chambre un vote pour ies payer. En vérité il y a une foule de choses pour lesquelles j'ai demandé des votes [il me serait impossible d’attirer l’attention de la Chambre sur toutes], mais à l’égard desquelles nous sommes prêts à soutenir que les dépenses qu’elles entraînent devraient tomber non sur nous, mais sur le Gouvernement de la Puissance. 11 y a ensuite un déboursé de $85,315 pour loyers, assurances, réparations et cent autres détails de ce genre. Ces deux derniers totaux sont plus élevés pour ces dix-huit moisci, du moins je l’espère, qu’ils ne scront probablement à l’avenir. Ilya ua itenr de $42,570 pour la prison de réforme de St. Vincent de Paul. La prison de Québec a $5,000 et celle de Sherbrooke $4,000. IL faudra pourvoir à ces deux items, mais ils seront mis à la charge du Fonds de Construction et du Jury. Ilest demandé un item de $2,550 pour frais d’inspection et d’arpentage. Il y a toujours, bien entendu, des travaux d’arpentage à faire pour les édifices publics. Le total sous ce tritre : travaux publics autres que les chemins de colonisation, s’élève ainsi à $115,011.

Viennent ensuite les établissements de charité, pour lesquels nous avons pris les chiffres ordinaires. L’Asile de Beauport reçoit, comme auparavant, #138,000. Il ne pouvait en être autrement. Il peut se faire que les dépenses ne soient pas si considérables, mais c’est la somme que nous ne pouvons pas dépasser et bien près des limites de laquelle nous ne sommes pas certains de pouvoir nous maintenir. Pour l’Asile des Aliénés de St. Jean nous demandons $27,000 ; pour l’Hôpital de Marine et d’Emigration $#4,000. Ceci est une souscription faite par la Province dans le but de pourvoir au soulagement d’une certaine classe de malades, à certains cas d’accidents, etc. Cette somme est donnée indépendamment du coût général de l’entretien de l'institution, lequel tombe sur le Gouvernement Fédéral. Pour ce qu’on peut appeler nos établissements de charité ordinaires, nous proposons qu’il soit voté #50,290. Le Gouvernement, après mûre réflexion, a senti qu’il ne pouvait pas faire moins que de conserver à leurs allocations, les chiffres ordinaires. Nous avons longuement délibéré, et ce n’est qu’avec beaucoup de peine que nous avons reconnu qu’il était impossible de placer aucune nouvelle institution de chañité sur la liste. Le système actuel a grandi ; il y a longtemps qu’il dure ; mais il ne saurait durer davantage, tel qu’il est. Je dis, tel qw’il est, parce qu’il faut adopter des règlements quelconques, en ce qui concerne le chiffre et le mode de distribution de cette sorte d’aide, à l’avenir. Cette somme de $30,290, j'ai à peine besoin de le dire, s’étend seulement à une année, Je ne dis päs qu’elle ne doit pas être continuée, parce que, autant que nos moyens le permettront, il faut qu’elle le soit. Cette année, nous faisons ces octrois, sans diminution, parce que les institutions en question ont administré leurs affaires dans la pleine confiance qu’elles recevraient l’allocation tout entière, et nous avons senti que nous ne pouvions pas la leur refuser. On nous a adressé une foule de demandes de la même nature, mais nous avons compris que nous ne devions ni supprimer les anciens octrois ni en aug- D

menter le nombre. L’an prochain, nous espérons nous présenter avec quelque système qui nous permette de régler toute cette question, et de l’établir sur un pied plus satisfaisant qu’elle n’est aujourd’hui. Ajoutée à cette liste, est la somme de #4,000, pour aide accordée aux pêcheurs de la Nouvelle-Ecosse, et celle de #715.93 pour soulager la misère, au Labrador. Je dirai, à propos de ces deux items, que le Gouvernement a dépensé, pour chemins de colonisation, une autre somme considérable, un peu plus de $2,000, qui fait partie des $62,500 demandées pour ce service en général. Ces $2,000 ont été dépensées dans la Gaspésie, au commencement de l’hiver, pour venir en aide à la misère qui s’y faisait alors sentir, et qui, je crois, était aussi réelle, aussi terrible, tout en sévissant sur un théâtre plus rapproché de nous, que la détresse que nous avons cherché à soulager dans la Nouvelle Ecosse. [Applaudissements.] Grâce à cet argent dépensé parmi les indigents, pour des travaux utiles, nous avons adouci leur misère, en même temps que nous avons fait quelque chose dans l’intérêt de tous. Je pense que nous aurions été criminels, si nous avions fait moins, et j’avouerai franchement que c’est avec beaucoup de peine que j’ai senti qu’il nous était impossible de faire davantage. [Applaudissements.] Le total donc, pour toutes nos charités, est de $204,006 93.

J'arrive maintenant à la seule classe d’estimés qui me restent et qu’on peut grouper ensemble, la perception des revenus, Pentretien des travaux, etc. Le premier item pour arpentage des Terres de la Couronne est de #20,444.11. Inutile de dire que tout cela ne sera dépensé que si nous le trouvons nécessaire. Je crois qu’au lieu d’abandonner ou de diminuer les arpentages, il est important de les rendre plus complets, plus effectifs. Nous avons besoin de savoir quelles sont nos terres, et tout ce qu’on en peut dire; et nos arpentages devraient être plus scrupuleusement faits

que jamais. Nous demandons #108,936.09 pour dépenses territoriales en rapport avec le département des Terres de la Couronne ; pour timbres, etc., #8,100. Ce dernier total s’appliquant à des dépenses incidentes à la perception du revenu, sous l’ancien système, nous ne l’aurions pas demandé à la Chambre ; mais, sous le système nouveau, nous demandons un vote pour tout. [Ecoutez, écoutez.] Il y a deux autres items qu’on peut considérer comme appartenant essentiellement à ce chapitre, $117,312 pour mesurage du bois de charpente, et #12,143.91 pour le service des greffes, la formation de cadastres en rapport avec notre système d’enregistrement. Le total est de #266,036.11, lesquelles avec les #25,000, pour divers, font un grand total de #291,036.11.

Il en résulte pour le tout une somme de #2,086,400.75. J’espère bien, je le repète, qu’elle ne sera pas dépensée au inois de décembre de cette année, et que beaucoup d’items nous laisseront un excédant, bien qu’à l'égard de quelques uns, nous puissions trouver que nous n’avons pas pris assez. J'ai tâché de prendre une somme suffisante pour chaque chose, et je suis convaincu qu’en ce qui concerne bon nombre d’items, je serei en mesure de dire, à la première session : Nous n’avons pas encouru des dépenses aussi considérables que la Chambre nous avait autorisés à le faire. [Applaudissements.]

Je passe maintenant des estimés à ce que je compte être le revenu, et j'espère que la Chambre voudra bien recevoir avec un certain dégré de

en ne LU

vec considération, les évaluations de revenus que je vais lui soumettre, Je

| de les crois bonnes. J’ai pris beaucoup de peine à les établir, ainsi que les

Ce à officiers de mon département, et d’autres dont je m'étais assuré le con-

le la cours, en m’efforçant de rendre ces estimés aussi corrects et aussi parfaits dor. que possible. Mais les données d’après lesquelles nous les avons faits, nse, sont loin d’être des plus favorables. Ils ont été dressés dans un départe- { plus ment encore sans archives, et avec l’aide d’autres départements presque êné- dans la même position que nous-mêmes. En premier lieu, nous avons nent eu à les préparer en faisant une comparaison attentive et un examen qui, ; scrupuleux de tous les comptes publics du Canada, pendan: les denx où ‘tre trois années finissant en juin 1866, et des intromissions faites à notre ager connaissance pour +*les six mois finissant en décembre dernier. Durant gent les deux ou trois derniers jours, nous avons pu en outre consulter les OSeL comptes publics du Canada pour l’année finissant en juin dernier. Même Pin- à la dernière heure, ou deux heures seulement avant la séance d’aujour-

fait d’hui, nous avons découvert une petite erreur dans les estimés des PJ'al dépenses et des revenus. Nous avons eu à réparer une omission faite des

ns. ] deux côtés, et il est possible que nous trouvions d’autres erreurs à corriger

encore. Mais autant que Je puis savoir et estimer, admettant toujours, bien entendu, que dans la perception du revenu, je trouverai la plus grande

u’on somme possible de zèle et de dévouement sur laquelle, certes, je compte, aux, de la part de nos divers départements, je crois ne pas me tromper en t de portant à mon crédit le chiffre de l’espèce de revenu que je vais établir, et 18 le que je puis appeler revenu de caisse provenant de toutes sources, pendant auer dix-huit mois. Il y a d’abord le subside général que nous recevons de. la tifs. Puissance, et qui est de $1,333,879.20, puis le subside spécial de $105,000 ; n'en total, #1,438,879.20. Je ne retranche rien de cette somme, en conséquence faits de notre dette. Je prends à mon crédit le total en bloc. Les estimés du Sen. revenu des Terres de la Couronne ont 616 faits avec un très-grand soin. pres, C’est le seul département où nous ayons quelques vieux employés. La à la somme totale pour les dix-huit mois s’élève à #771,243. Quand aux pas É licences, je n’entreprendrai pas d’entrer dans des détails au sujet de dons. chaque espèce ; en réunissant en bloc toutes celles dans lesquelles nous u’on avons un intérêt, et en prenant les estimés les plus modérés possible, 312 à j’atteins un chiffre de $63,387. La Chambre me pardonnera de lui donner des des totaux borgnes, Quand on établit des termes moyens, on trouve par nres fois qu’il en sort de singuliers nombres. Notre quatrième item conprend pour les timbres de toutes sortes, frais judiciaires, taxe des cours de justice, et

le fonds de construction et du jury. Je ne prétends pas les subdiviser. Une subdivision tout-à-fait exacte serait impossible. Mais en les réunis-

pen, sant, après un calcul très soigné de deux des fonctionnaires les plus expéette rimentés que j’aie pu trouver, M. le Prothonotaire Honey, de Montréal, et u’à M. Futvoye, depuis longtemps au département du Procureur-Générai du pris Canada, jai estimé le revenu de ces sources à $205,327. Inutile de dire e, et que je comprends dans ces timbres, des honoraires perçus autrement qu 4. par timbres.

des à le L’Hon. M. Canrier—Vons classez ensemble, les timbres, les hono-

raires et le fonds du jury ?

a, et L’Hon. M. Dunxin—Oui; le total que nous attendons est de $105,327. e de Puis les honoraires des mesureurs de bois devraient nous donner $115,974,

EEEE—————————————…—…—…—…—…—…—…——…—…—…—…—…—"—……—…—…—…—— —"—…"—…—"…""—…—…——…”…"—…——…—…—…—…—…—…——…—…— —————…—

à peu près ce qu’il faut pour balancer les dépenses. Je pense qu’il y aura un déficit insignifiant entre les récettes et les dépenses de ce service. Le fonds d’emprunt municipal, $115,500, n’est pas, je pense, exageré. Je passe maintenant à l’Instruction Publique, département par lequel viennent certaines perceptions accidentelles; l’estimé est de #16,890. La Maison de Correction de St. Vincent de Paul $12,000; l’Asile des Aliénés de St. Jean $1,800 ; revenu casuel--et ici je crois être dans le vrai—#6,000. Toutes ces sommes donnent un grand total de $2,747,000, on compris un revenu insignifiant que je compte tirer de quelques petites mesures législatives auxquelles j’ai déjà fait allusion, et dont je parlerai tout-à-l’heure. Je crois pouvoir dire en toute sûreté que, pris en bloc, le revenu dépassera $2,750,000. J’espère bien qu'avec les légers changements de système que je vais faire connaître, les recettes totales pourront atteindre ou excéder $2,760,000. Je pense qu'entre ce chiffre et les dépenses que jai en vue, il ÿy aura une balance en notre faveur de quelque chose de pas bien loin de $700,000. Je ne prétends pas dire ce quelle sera au juste. A ce surplus il y a à opposer le montant inconnu des sommes mises à la charge de la dette provinciais, sommes sur lesquelles je n’ai le droit que d’exprimer mon entière conviction qu’elles ne peuvent approcher de cette balance. [Bruyants Applaudissements.] La Chambre, je suis sûr, nous fera la justice de croire que nous désirons bien vivement que nos recettes excèdent nos dépenses, dès le premier point de départ [applaudissements], afin qu’à la prochaine session, il nous soit donné de montrer que notre exposé des affaires de la Province n’est pas tel qu’il faille en être découragé, et qu’avec de sages modifications iatroduites dans notre système, nous pouvons avancer d’un pas ferme et hardi dans la voie de avenir. [Applaudissements.]

Quant aux changements de système, qui se rattachent à nos voies et moyens, j'ai quelques mots à dire. J’admets que ces changements à faire ne peuvent nécessairement être que d’uné faible importance cette année. J’ai donné avis d’une mesure que j'introduirai demain, au sujet des timbres. J’ai établi que le revenu da timbre, et autres items qui s’y rapportent, dépasse $#205,000. Sans doute, le tout n’a pas rapport au timbre ; mais la plus grande partie s’y rattache. J’aurais dû dire que le timbre d’enregistrement se trouve compris dans ces estimés.

L’Hon. M. Carrier—L’Hon. membre a dit que les timbres de toutes espèces sont compris, aussi bien que certains droits qui n’ont pas rapport aux timbres.

L’Hon. M. Dunxn—C’est entendu. Quand j'ai commencé à faire les estimés, j’ai tenu les timbres d’enregistrement à part; plus tard, je les ai tous réunis en bloc, comme moyen d’arriver à une plus grande certitude. Le fonctionnement du système des timbres dans ces dernières années a été, on ne saurait plus satisfaisant. ]Jl n’y a aucun doute que c’est le mode le plus économique et le meilleur de percevoir un certain genre de revenu. Je ne suis pas en mesure maintenant de présenter à la Chambre un projet de consolidation de notre loi du timbre. Je puis dire cependant que nous avons deux actes relatifs aux timbres ; l’un en vertu duquel certains timbres judiciaires sont émis et perçus; l’autre, qui a trait à la perception des timbres d’enregistrement. A l’égard de ces lois, il est

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