Les indîvidos d<mt les noms sinvent ' saroir
Alix,.
Excelirians,
Bassaaa^
Marliol,
Félix iepeUetîer»
Lamarqne ( général ) liiban»
Harel, Piré, .
Bairère, Amaiilt»
Boulay ( de la Meurthe ) » Pommereuî ,
Méhée, Fcessinet,
Thibaudeau , CarBQt,'
yandMDBai,
Regnault ( de Saint-Jeaihr d'Angely)^-
Arrighi ( de Padûue ) ,
.DfijfianfilSt Ganan «,
Rëal , ■ Bouvier-DiimoUrd ,
Dîrat»
Bory-Saiat-Vmceiit »
Félix Desportes ,
: Oamier de Saintes ,
Ciays ,
CotirUn,
F orbiiiWaÉt^ift , fitâ allié y Le Lorgne-Didemiè»
sortiront dans trois jours fle la ville de Paris , et se retireroAi dans rintérieur de la France , dans les lieux qne notre minallre dt Ift police giénérâle leur imliqnera ^ et ^ U» mieinHil m«s m iittfv«illaiice , en attendant ^nè les Chdmbres statuent sur ceux d'entre eo)i qui devr<ftit m Idrtit du royanne , on être livté» \ là tiOltfsAifè d«» fkilMIlâïik.
Seront sur-le-cliaiiip arrélés ceux qui ne se rendraient pas au lieu qui leur sera assigné par notre ministre de la police ^^émle*
3* Les individos qui seront condamnés 4 sortir du royaume auront la faculté de vendre leurs biens et propriétés dans le délai d'un an , d'en disposer , d'en ttran^tttr le piroditit hors de Fiafttè , èt d^éli i^v«)It pendatti ee t^ms te Yèmm datai les pays
étratigers , en fbtirnissant néanmoins la preuve de leur obéissance à la présente ordonnancé.
* 4. Les Kltei d| MÉi lÉil fMliiMdii Mfflfid
tit^ies i et 2 pourraient étie applicables , sont et dei
meurent closes |»ar1es désignations nominales coof^
tenues dans ces articles , et ne pourront jamais être étendues à d^autres , pour quelque cause et sous quelque prétexte que ce puisse étre^ autrement que dans les formés et suiyant les lois constîtutionneHes; am^
quelles il n'est expressément dérogé que pour ce cas seulement.
Donné à Paris , an château des Tuileries « le 24 juillet de Tan de grâce I^8i5 , et de notre règne le vingt- unième.
Signé LOUIS.
Par le Roi :
Le mmUÊre êecréudre-d'étal de la police ginémk^
Sfgaélïvc n'OTnàxiTB.
Cer|ifié coofortne par nous «
garde- des~sceaux de France , ministre secrétaire d'état au département de la justice ,
Pasqoiee.
(Voici divers extraits des instructions laissées aux conseils d'administration des 11* régiment d'infanterie légère, i5s 44% G5% 67» et 74»
régimens d infanterie de ligue , organisés dans |a i3* diviiion militaire par M. le lieutenant-général comte Clausel, inspecteur-général : )
Dès les premiers momens de la paix , le Roi^ dont la bonté paternelle s'étend plus particnlièremenit
sar Parait* a fiât. délivrer un. nodilnre considé-
rable de congés absolus à ceux des militaires qui , par leur position, avaient bescMn de rentrer dans kiiril lamiUes. Pour danser à ceux qui restent au service actif la focnlfé de voir leurs parens , Sa Majesté a bien voulu aussi qu'il fût accordé des congés de semestre ; et chacun peut, auiourd'hui, se promettre de jouir, à son tour, de ce nouveau blenfint*
11 ne sera plus fait aux troupes de retenues arbitraires. Par les soins de Sa Majesté , la solde n'é- • prouvera plus, de retards « et les soldats ne seront plus désormais dans ' le' dénuement et l'abandon : ainsi, sous la protecHon d'un Roi père du peuple et particulièrement de l'année , les troapes ne peur vent plus avoir le moindre sujet de plainte , sur^ tout lorsque les officiers leur auront fait connaître les dispositions favorables de Sa Majesté à leur égard.
Aussi ^ Pinspecteur-général a vn avec une bien
vive satisfaction qu'il n'existait aui une h ace de mécontentement dans le nouveau régiment^ qui, par ^le bon<esprit dont il est animé ; est digne des sollicitudes paternelles de Sa Majesté; cliacun des individus qui toin[)osent ce corps parait ne respirer igu'après le moment o4 il pourra prouver à Sa Majesté,, en répandant son sang pour sa cause, son dévoûment inviolable à son service; mais en attendant, oiïïcierset
seldàti.4oîfeiit itomer de leur zèle et de leiur oBéb^ sance les settlcs {neinres qui, ileBs cettç dromulattee^
leur soient permises : l'observa ti on de la discipline ^ le maâiitien da bon eidre, le dénr de> B'instniîfe el de firoiter de b pais pour apprendra à tmvx taira k guerre, si les intérêts de TËtat et de Sa Majesté là rendent jamais nécessaire.
La bonve disposition des esprits bërite natmielle-: ment du pouvoir que , par sa sagesse et sa mâgiuiAi* mité, le Jloi s'est acquis sur tous les cœurs; les bons sentimens dont paraissent animés les officiers de tons grades 9 et sar-tovt lesjioipi le Reî prend de rarmëe , semblent dispenser Tinspectenf^ fçénéral de rappeler au corps ce qu il doit à sou souverain; ce devoir t sacré ponr font bon Français «
est vivement senti dans le nonveahi réginuiit
MM. les officiers de tous grades ne doivent pas perdre de vue (pe mes subordonnés , séparés de leurs familles , et n*ayant d'autre guide et d'antre appui que lents^ ebifo ^ dehreiit ttronver en ans les les tonscils, les remontrances, l'encouragemad qu'ils n'avaient pu Couver auprès de leurs pa-* lens. Devemis snisi l ea ye n s ahl es de k cnwliflle dé^ lenrs subordiMinés , lès cbefs doivent prévenir tente inconduite de leur part, et leur inspirer de heiA principes, en les éloignant par tous tee moyens e» leur pouvoir, sar-tenl pAf la pènwninn elWittiâplev des travers auxqueb ils pourraient être eutrainés ,
et lolana^ même par FinmicÉncc foa)<nif8 fé<-
préhensibîe de leurs supérieurs, qui doivent constamment se rappeUrque ks fautes d«s sabordonnés rejaillissent directement sur IcnfB ekcfe.
Les place» qne les «fiefen «Mcapent dans la n<mvelle organisation de Tarmée, le rang honorable ^'ils nmt dans la sodété, et le ekeiz qui vient l'en être 6tt, M»Ucnt mdn inatlle de leur receiiH mander de mettre dans lenrs relations sociales ces procédés d^honnétetë, de délicatesse et de modéralion y qw ksr ont défi concilié l^estine des liabitansi et qoi Auront Irientôt gagner leur affection .
(Dans une autre de ses instructions, le général Clause! s'exprime ainsi : )
Les/ officiers parleront sontent aux soldats des avantages <pii résultent pour eux du nouvel ordre de choses; delà facilité qtfe le Koi leur donne devoir souvent leurs familles, de la certitude dans laquelle ils doivent être qu'aucune injustice ne leur sera faite désonnais; ils les assureront cfue le Roi et les princes^ sans cesse occupés de leur bien, ne travailknfc qoè pont anéUmr leur situation ^ et leur pro-* encr , aprè» des smiets ordiiuiins , nu repos et des récompenses qni les mettent à Tabrî de la néces-» sité. KniiB, les olficiers doivent iaiie apprécier ans s<ddats le besoin d'aimer le souverain , et l*obliga<^ tà&a d» le Heu servir. L'in^eteur-génénl connaît tSMailessentimens qui animent les oiliciers du non*
▼eaa régiment, poor espérer qa'iU rempUnnit «yec eraprcssement toutes les' obligattons qui leur sont
imposées par l honneur et les emplois qu^ils tiennent de la confiance du Aoi.
L'inspecteur- général s'empressera de faire connaître à S. Exc. le ministre de la guerre , les che& de corps et officiers de tous grades qui , par leur conduite , leur zèle et leurs mns auront mérité des récompenses, comme aussi ceux qui auront pu se rendre rëprëhensibles. Le présent ordre sera trans- ^ crit sur le registre des délibérations du conseil d^ad- . ministration. ^
Lorient, le 1 5 octobre 1814* ' * *
Bappori du maire de Bardeau» ^ M. ie comte fynch , sur les derniers éffénemens qui ont eu Ueu dans eeite
ville.
La réroltttioM^e mars 181 5 a été opérée à Bordeaux, précisément par les moyens contraires à ceux qui ont facilité celle du mois de mars 18 14* Avant de ' développer ces derniers , je crois devoir iairo connaitre les dispositions des halntans de cette ^le, parce que ces dispositions sont encore les mêmes dans ce moment* •
En màrs 181 4 « la grande miijorité des propriétaires étaient fatigués de la domination de Bona*
parte ; et si Ton ne pouvait supposer qu^ils ne fussent ea général très^disposés à un soulèvement, tt ^tait probable qulls le faToriseraîenf , eidtés par un. assez grand nombre de gentilshommes bien intentionnés ; et on pouvait compter sur la masse du peu* pie., à quelques exceptions pràs.
Cependant , ces dispositions n'auraient pas sufii, sans les circonstances favorables qui en ont £acilité le développement. * * Certainement, si une force militaire imposante eût été en présence , il eût M fou de rien entreprendre; mais Bordeaux n^était contenu que par environ cinq cents soldats , et le général qui commandait fut bientôt convaincu qu'il ne pouvait résister ' aux forces anglaises qui étaient attendues. Il se relira.
Le préfet et le commissaire-* général de police avaient reçu du sénateur Comudet , commissaire ex« traordinaire du Gouvernement , l'ordre de quitter le département aussitôt que l'ennemi y serait entré; mais je ne doute pais que le mouvement.n^eôt eu également lien , quand même les autorités civiles n^au- •raient pas quitté la ville , parce qu'avec le secours des forces anglaises , j'aurais rendu inutile la faible «ipposition que j'aurais eue k combattre. Néanmoins, je me suis trouvé beureux de n'en pas avoir besoin; et ce ne fut pas sans beaucoup d avantages que je me > vb dégagé de toutes les .entraves qui sont k suite de la division des pouyoirs.
Il existait «ne preba^tlité d^opposition qui eût clé plus embarrassante ; c'est celie dont aurait pu faire wsa^U garde ivbaÎBtt qiift î*«rab été imé de laîs* ser fomer dans le sens du GevrerneiiiMiè; parce que j'avais voulu contrarier son organisation ^ j'aurais mis mes prc^eU trop à découvert.
Peur ÙÊgt compreiidiie ^em^fiiar cette gatde. nationale était à craindre , je suis forcé de dire que la majeure partie des citoyens qui tiennent au tiersétat , et anrtiNit lea négociaaa , sMit altackés an Gou- WMnieftt de Boiaparte. On «usait de la pelas à le
croire , quand on pense que , sous son gouverne* ment , toutes les opérations commerciales ont été «léaato; mà» U mt (ant lu» perdM de w ^e Jet efiets de- la véroliitioft ae perpélaent , parce que la cause principale n'a pas cessé d'exister. Cette cause est la vanité des individus composant la classe noycuie de U fVi|iwe. Ayaai&il la^évelttlSte faloBsie des avantages de la classe supérieure , ils jouissaient de son abaissement : ils voyaient Ifeurs enâns , knia pmi» , leii^ aniîa, les leitfs enfin', élevés dans les grades supérieurs de Tamiée , dans les tribunaux et les aduiiiiistrations ; et ils craignaient de perdre ces avantages » en changeant de Gonvexn nenent.
J*avais donc lien d'apprékender ce qile penvait
faire cette garde nationale; mais le secret ayant été étonnemment bien gardé îna<in'>aift- mettent décisif t
je jugeai elle serait frappée de stupeur et coœpri* fuée par la présesce des troupes a9gliMMs> et qu'en*fin f Yoyant U masse lin pcnple 8ec;«iider T^lan dminé par son premier magistrat , qui avait sa confiance , sa mauvaise volwi^ deviendrait impuismie; c'eàt ce qui arriva.
*0n ne tarda pas cependant à être convaincn des mauvaises dispositions Je cette garde urbaine; ce qui détermina lord l>jdlionsÂe, sur mes représentations ^ èlacaaseretàoirefecmernneaiitfe; gmdawHtage de Taccord des autorités civilas et inlît«res« dans les momens dif^ciles.
Cet e»iemhte de eiramstances faroraUjes jointes an sflccès te aUiés an n<Krd de la France , ne Uuae
aucun doute que celte époque de la révolution n ait été la seule où i'on ait pu , avec fondement* , se Slatter.qne Von ponnaîl en anràter le cous et Faada»^ tk k ymm- S'il est inlinîmeni triste d'épran^r le contraire , il n'est pas san^ intéi( t, et surtout pour k maire de Bordeaux , de prouver que la disposition difféceiite catlevitte s'esl trouvée an BMteent 4ê * la débâcle y devaU la mettre dans l.yapaMibUité d'jr résister. . ,
4'4irt 4ppnj^ e» I SiS par nne Stffca ainiéa protectrice 9 la ville reaJemiait dent son aeki des
soldats , non-seulement mal disposés {>our leur souverain légrùise , Boais d'autant plus dé<;idés à lui être infi4^|^f iii'ikyétaianl. portée pai in MordnaiijiT
fernale traliiion des chefs; trahison d'auUnt plus dangereuse qu'elle était masquée sou5 les apparences 4e Ja fidélité la plus dévoaée. s
On |ieut dire que la contre-Térohitioii a été faîte a Bordeaux , dès l instant que les troupes de ligne y ont été introdoites. Ce n'était point avec des dispositions administratives que Ton aurait pu déjouer leurs mauvais desseins. A supposer que cela eût pu être , on verra tout à l'heure que , de la manière dont elle était composée , cette administration ne Taurait pas voulu*
Une force armée peut seule être opposée à une force armée; alors on a la guerre civile , et son issue dépend du plus ou moins de courage et de l'habileté des combattans.
On n'avait a opposer à la troupe de ligne , qui consistait à-pen-près en deux mille hommes , que la garde nationale , dont la majorité pétait bonne sans •doute : mais c'eût été se faire illusion que de croire que la totalité i était : première différence en laveur de lairoupe de ligne. Animée du même esprit, celleci était bien armée et bien exercée; la garde nationale n'avait aucun de ces avantat^os , et quoique pkis nombreuse en apparence , elle ne pouvait évidemment qu^avoir l<e dessous.
- J*ai dit que ce n^était pas avec des mesures administratives que l'on aurait pu s'opposer aux mauvais desseins de la troupe de ligne » et qiK même, dans
Diyitizeci by GoOglc
U supposiâon contraire, radmimstration dvile à
Buidcaux n'en avait pas eu là volonté.
Le général comte Decaen ayait eu, dans l'origine , la prétention d'être gouvemenr civil et militaire ; et il est probable qu'il entrait dans lès vues de son parli qu'il réunît ces attributions : j'en sentis tout le danger, et je pravoquai une décision ministérielle qui condamna cette prétention.
f autorité adutinistrative supérieure resta donc au préfet; et si ce magistrat eût épousé avec loyauté les intérêts du Roi , il aurait pu , d'accord arec moi , éclairer le gouvernement sur les dangers de notre pO' sition. 11 en a été tout autrement; le préfet s'est dévoué au gouverneur. Je n'ai été pour eux qu'dn homme suspect, embarrassant, dont il fallait se défier. L'autorité municipale i est duiic trouvée douloureusement paralysée.
La mauvaise disposition des militaires n'avait point échappé à la vigilance de la police locale. Instruit par mes agcns des discours coupables qu'ils tenaient, }*eus soin d'en avertir le préfet et le gouverneur; Inais celui-ci récevait si mal les informations qui lui étaient liansiniscs , que , loin de les approfondir, il regardait comme une espèce d'insulte de les lui déférer.
Je me suis alors vu forcé d^en instruire directement le gouvernement , et c'est ce qui a été. fait avec une constante sollicitude.
. Le général Decaen a commeiM^ k .^jjt me vm politique plus adroite « \m 4t b bénédietion âm
drapeau de la Iroupe de ligne. 11 lui parla avec une telle i^oergie efi faveur duHoi , que j'e^ fus la dupet et que je 0m$ par attribaçr-l'otifttiiiatioii de ce ge»-* yerneur à ne pas conTenir des dispositions des mi-^ Utaires, à la répugnance qu'éprouvait sa loyauté iia-^ turelle à trouver un autre sentîmaat dauf m svbor* donnés. *
Cependant j*étais loin d'avoir une eiiùère confiance dans les généraux eipployés dans la division ; et je pris la liberté de £iîre savoir à M*' le duc d'An^ gouléme la nécessité d^employer aUteurs le génial L.huil}ier, et de le faire remplacer par un autre, sur les dispositîQi^ duquel je pusse compter* L'on enyoya le général Harispi^, et je dui penser que r.oii était assuré de ses sentimens. Je m'ouvris donc à lui avec moins de réserve sur ce qui regardait les militaires et le gouyemeur lui-^méme; jo loi trouvai des dîspositioi|s &vorables , mais de nature senle-t ment à dissiper mes craintes sur ce dernier*
Tel était Tétat des choses, lo^s l'arrivée do liL* AA. RR. à Bordeaux.
n est difficile de dépeindre Penthonsiasme qui éclata dans cette mémorable circonstance, il s'est toujours soutenu avec la même énergie; mais il ne lut point partagé par les militaires ^ qui étaient froids et ^iienueux. Lui^i^ue ità tn^ de me U RqH
se faisaient entendre de toutes parts, le gôuYcrneor disait qu'il n'était pas d usage que les miHtairessous les annes se permissent des cris; ii disait que Ton dhercliait à les provoquer; qu'on lènr mdntrdt une injurieuse défiance, et auUes choses semblables.
Le 9 mars, nous parvint Tinvasicm de Bonaparte, et HV h dttcd^AngOttlême partit. Je crus alors de- ^ voir parler k S. A. R. Madame sur les individus en qui résidait Tautorité civile etoulilaire. J'eus 1 honneur de loi faire part de mes observations sur le gdavemevr et le préfet, du doute oâr f 'avais longtems été sur le rompte du premier; doute qui, bien que dissipé en partie , se réveillait dans les cirsonsiMces da moment.
' Madame partft' parfartement i^surde à Tégard de
l'un et de l'autre. Ces Messieurs se réunissàient chez M. de Montmorency, et se rendaient ensuite clies la princesse ponr lui proposer ce qa^ib croyaient cen*
venable. Ainsi , S. A. R. avait pu les juger, si une belle ame pouvait jamais sonder la profondeur de Tame des seélérarf».
' M AD AVE trouva à propos de fonnér tÊoit es|^èee de conseil, où elle désira que je fusse admis, ét où furent appelés le président du conseil général , Tins^ peetenr et h commanldiant de la gai^ nationale ; ce conseil était présidé par le gonvemewr.
" On y détermina qu'il serait ouvert une souscription ponr se procurer les fomk nécessaires àFéqjoîpement
et à l'habillemenl àc li carde nationale destinée k entrer en service actif. Des membres du conseil muaidf»al furent chargés de recueillir ces souscriptions. Elles sYlevèrent le premier jour h fths de sept cent . miile francs; mais ce premier effort n'eut pas de suite; il se ralentit à mesure des progrès de Bonaparte , en telle sorte que cette mesure « fini par être sans effet ; les souscripteurs ne purent même réaliser leurs souscnpti(His, l'argent ayant été tout-à-coup fort resserré.
La garde nationale n^était pas entièrement organisée. Une foule de jeunes gens s'étaient présentés pour prendre les armes ; ils étaient renvoyés au gouverneur par le général Harispe ^ et par celui-ci au commandant de la garde nationale. Ainsi découragés , leur zèle a été infructueux; les mesures manquaient d'ensemble et de régulateur. M. de YitroUe arriva dans ces circonstances.
Ce ministre d'Etat , après avoir eu Thonneur d'entretenir Son Altesse Royale, réunit des députés de toutes les administrations et de la chambre du commerce; il les invita à lui faire part de leurs observations sur rétât présent des choses; il leur apprit que le siège du gouvernement général , dont M<^ le duc d' Angonlème était investi , allait être établi à Toulouse , et leur fit connaître que tous les pouvoirs civils et militaires étaientconfiés à Bordeaux au gouverneur comte Decaen. Mabime parut à la fin de la réunion»
lai
^ j parla avec force , et en même tems avec une bonté Angélique. Le général Deca^èn y exprima des
sentimens de fidélité et de dévoûment pour le Roi , dont nous fûmes tous ravis , et je fus convaincu que le commissaire du Roi s^était assuré qn'on pouvait compter sur la loyauté de ce gouverneur.
11 parut en effet vouloir régulariser les opérations , et pensa enfin aux moyens de s'assurer de la citadelle de Blaye, dont on lui avait fait sentir depuis long* tems rimportance. Ce iut seulement alors qu'il avoua que l'on pouvait douter de la fidélité de la garnison , et qu'il parut vouloir en neutraliser les mauvaises dispositions, en y envoyant un détachement de la garde nationale pour remplacer un bataillon qu'il devait faire venir à Bordeaux.
Ce détachement partit en efife;t; mais il était si fai^ Me, si mal commandé*, et sé conduisit avec une telle indiscrétion, qu'elle servit de prétexte à la garnison pour ne pas le recevoir, et les autorités locales en: fuient tellement* mécontentes , qu^elks furent dliligées de le renvoyer dans un village voisin.
11 était difiicile que le gouverneur ne fût pas alors convaincu de Tinsubordination des soldats qui composaient la garnison de Blaye. Il en acquit une nouvelle preuve lorsque, miilgrc le mauvais succès de la pre mière mesure qu'il avait voulu prendre , il fit ordonner à un bataillon, du 62' de partir de Blaye pour bonn^e; ce batûllon refusa d^obéir.