‹ Exposé sommaire des travaux de Joseph LakanalChapitre 30 sur 50 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Elèves de la Patrie. — Prix (['encouragement.

Art. I er . Les élèves qui, dans la fête de la jeunesse, se seront le plus distingués, et auront obtenu plus particulièrement les suffrages du peuple, recevront, s’ils sont peu fortunés, une pension annuelle pour se procurer la facilité de fréquenter les écoles centrales.

a. Des prix d’encouragement seront distribués tous les ans, en présence du peuple, dans la fête de la jeunesse.

Le professeur des élèves qui auront emporté le prix, recevra une couronne civique.

3. En conséquence de la présente loi, tous les anciens établissemens consacrés à l’instruction publique, sous le nom de collèges, et salariés par la nation, sont et demeurent Supprimés dans tonte l’étendue de la République.

4- Le comité d’instruction publique fera un rapport sur les monumens et établissemens déjà consacrés à l’enseignement public des sciences et des arts’, comme les jardins des plantes, les cabinets d’histoire naturelle, les terrains destinés à des essais de culture, les observatoires, les sociétés des savans et artistes qu’il seroit bon de conserver dans le nouveau plan d’instruction nationale.

La discussion s’ouvre sur l’article 1 er .

Coupé. Je demande qu’au lieu d’une école centrale par 3oo mille habitans , on en établisse une par département.

Le rapporteur. Le comité d’instruction publique a adopté la base de la population dans la répartition des écoles centrales sur le territoire de la République. Il lui a paru juste de ne pas donner le même nombre d’écoles centrales et aux

dé parte mens les plus forts par la population et letendue territoriale, et à ceux qui sont réduits au minimum de la population et de l’étendue ; de placer de la même manière dans la hiérarchie scolaire le département du Bec-d’Ambez, par exemple, dont la population s’élève à près de 5oo mille habitans, et le département des Alpes- Maritimes qui n’en a pas cent mille. Nous n’avons pas été retenus par la considération que, dans le département le plus étendu, comme dans celui qui est resserré dans les bornes les plus étroites, il n’existe qu’une administration de département, qu’un tribunal criminel, etc. N’est-ce pas plutôt IA un vice de répartition qu’un motif pour nous de ne pas briser la chaîne départementale, dans le classement des écoles centrales? N’étionsnous pas fondés à le penser d’après vos propres décrets? En effet, vous avez adopté la base de la population dans l’organisation des écoles primaires; et lorsque nous vous avons proposé pour l’école normale trois élèves par district, vous avez rejet'é l’avis de votre comité, pour adopter, sur la demande de notre collègue Ramel, la base proportionnelle d’un élève par 20 mille habitans; c’est d’après ces principes et vos propres décrets que je réclame l’ordre du jour.

L’ordre du jour est adopté. Le rapporteur relit l’article 11.

Levasseur de la Sarthe. Il me semble que clans la liste des cours , on en a omis un bien important , celui d’agriculture et de commerce. Je demande que cette omission soit réparée.

Le rapporteur. On a dû voir dans le rapport qui a précédé le projet de décret, que je me suis étendu avec une sorte de complaisance sur la nécessité d’un cours d’agriculture et de commerce dans chaque école centrale. J’ai cité l’exemple du célèbre Smith , professeur d’agriculture et de commerce à Édimbourg. Le comité d’instruction a rejeté, contre mon opinion, la demande que vous fait aujourd’hui notre collègue; il a pensé qu’il sufifiroit d’environner le commerce et l’agriculture d’encouragemens et de liberté. Ce n’est pas mon avis , et j’appuie la proposition de notre collègue Levasseur.

La proposition de Levasseur est adoptée.

N On propose daus l’article un professeur

d’arts et métiers. Je ne crois pas qu’un seul professeur puisse embrasser les élémens de tous les arts et métiers. Je demande que le rapporteur s’explique à ce sujet.

Le rapporteur. Les arts se divisent en deux grandes classes , les arts mécaniques et les arts chimiques.

Les arts mécaniques sont ceux qui exigent un emploi de force vive , et qui ne peuvent être

exercés qu’à l’aide d’instrumens mécaniques : ainsi, par exemple, on ne peut travailler le bois, les métaux, la pierre, qu’en faisant une dépense de forces, et en se servant d’outils appropriés à l’effet qu’on veut produire. Ces outils sont ou simples, ou composés; dans ce dernier cas, ils prennent le nom de machines : ainsi une machine n’est que la collection d’un certain nombre d’outils ou d’instrnmens, réunis pour produire un effet. Toute machine est donc susceptible d’être décomposée , d’être réduite à des élémens simples.

Le professeur qui sera chargé de cette partie de l’instruction publique , devra donner d’abord des notions générales communes à tous les arts mécaniques ; il particularisera ensuite ses leçons de manière à ce que chacun puisse s’arrêter au degré d’instruction nécessaire pour l’art qu’il veut embrasser, et que les élèves ne soient pas forcés de consommer un temps précieux à acquérir des connoissances qui leur seroient inutiles.

Des cours devront donc commencer par l'exposition des principes élémentaires de la géométrie graphique. De là les règles de la perspective, de la taille des pierres, de l’art de la charpente, de ce qu’on appelle le trait.

Les arts purement chimiques différent des arts mécaniques en ce qu’ils n’emploient ni force

Digiti;

vive, ni instrumens mécaniques. Ainsi, lorsqu’on , brûle du soufre pour le convertir en acide sulfurique ou huile de vitriol, la combustion est un agent, mais non pas un instrument ; l’ouvrier ne fait aucune dépense de force. Le cours relatif aux arts chimiques devra commencer par une exposition des corps naturels qui sont en usage dans les arts, par une description de leurs qualités extérieures, par quelques explications sur leur origine dans les arts , comme dans celui du teinturier, par exemple.

C’est ainsi que se sont faits, au Lycée républicain de Paris, des cours d’arts et métiers, dans lesquels on a soumis à une méthode didactique toutes les professions manuelles, et éclairé et abrégé les procédés des arts et métiers qui ont un rapport direct avec les besoins de la vie.

L’article est adopté.

N..... Le comité propose d’établir, dans chaque école centrale , un professeur de langues les plus appropriées aux localités. Je crois qu’il est dans l’intention de la Convention de faire disparaître du sol de la République , tous les jargons particuliers pour ne conserver que la langue nationale.

Le rapporteur. J’observe à mon collègue qu’il n’a pas saisi le sens de l’article. Il n’est pas question de conserver des idiomes particuliers, mais

de répandre, selon les localités, la connoissance des langues parlées chez les peuples nos voisins , avec lesquels nous pouvons avoir des relations de commerce ou d’amitié. Ainsi, dans les départemens voisins des Pyrénées, ou enseignera l’espagnol; l’italien, dans les départemens situés au pied des Alpes; l’allemand, dans les départemens du Nord.

L’article est adopté.

Les articles 3 et 4 sont adoptés sans réclamation.

Le rapporteur relit l’article 5 et ajoute : La mesure présentée dans l’article ne sera pas , comme on pourrait le penser, une surcharge pour le trésor national. D’après le travail de la commission temporaire des arts, les collections en tout genre que les émigrés, les ci-devant moines, les congrégations enseignantes ont laissées à la République, sont plus que suffisantes pour la formation des établissemens que nous vous proposons ; d’ailleurs, ces dépôts fussent-ils incomplets dans leur origine, s’enrichiront de dons particuliers faits par les bons citoyens, se compléteront même par des échanges.

L’article est adopté ainsi que l’article 6.

Le rapporteur. Les députations respectives seront entendues pour le placement des écoles centrales. Ainsi, toutes les difficultés expireront dans

le sein de votre comité, et vous ne perdrez pas à les lever, un temps que vous devez tout entier au salut de la patrie.

* L’article 7 est adopté.

La Convention décrète les chapitres II et III sans réclamation.

RAPPORT

sur l’organisation des écoles primaires.

Imprimé par ordre de la Convention nationale.

Citoyens représentans,

Ce n’est pas assez d’avoir assuré le triomphe de la liberté publique par l’énergie de votre courage et l’ascendant de vos lumières : vous voulez transmettre cette importante conquête à vos enfans ; mais ce serait leur léguer un stérile bienfait que de ne pas chercher à leur en garantir la durée; de là naît pour vous le besoin de les préparer par des lumières à conserver cette liberté , fruit des longs efforts et des sublimes travaux de leurs pères; de là la nécessité de l’instruction : un peuple éclairé doit se maintenir libre ; eh ! comment pourrait-il avoir la foiblesse de traîner

— KiO —

îles fers, s’il peut se faire une juste idée de l'homme ? s’il voit un tyran avec toute l’horreur qu’il inspire?

L’ordre social est fondé sur les lois : les lois s’appuient sur les mœurs : les mœurs s’épurent et se conservent par l’éducation; l'instruction et l’éducation doivent donc marcher ensemble et se prêter un appui mutuel; car, comme l’a dit un philosophe célèbre, on ne forme pas l’homme en deux temps. En renversant la tyrannie , le premier pas à faire, c’est de répandre les lumières : sans elles , le froid inactif de l’ignorance gagneroit bientôt jusqu’aux extrémités du corps social, et vous auriez amené les Français à cet état de dégradation où vouloit les réduire un des vizirs que nous nommions ministres, lequel se flattoit que bientôt on n’imprimeroit en France que des almanachs.

11 est temps sans doute de pourvoir à l’un des besoins les plus essentiels et les plus négligés de la République; hâtons-nous d’établir l’enseignement, mais sur un plan plus national , plus organique, plus digne, en un mot, de nos futures destinées. Telles ont été les vues du comité et les intentions qu’il s’est attaché à remplir.

11 est question ici de l’enfance : les écoles primaires doivent l’introduire en quelque sorte dans la société. Notre système de placement est fondé

sur les observations faites par les hommes qui ont le plus médité sur l’économie sociale. Ils comptent ifto enfans de 6 à i 3 ans dans une population de 1,000 personnes. Ainsi, chaque école primaire sera composée d’environ cent cinquante élèves. Rousseau n’en vouloit qu’un. Le bon Roixm pensoit que c’étoit assez d’en réunir cinq sous un même instituteur. En lui assignant des fonctions qui ne dépassent pas la mesure de ses forces physiques , nous plaçons dans notre système l’instruction à la portée des enseignés , et nous économisons tout à la fois les instituteurs et les finances de la République.

Deux modifications ont été jugées nécessaires: elles sont relatives aux lieux où la population est trop dispersée ; à ceux où elle est très-rapprochée (i).

Ces établissemens, pour opérer tout le bien qu’on doit s’en promettre , ne doivent être confiés qu’à des hommes éclairés et vertueux ; il faut y appeler le mérite et en repousser l’intrigue et l’immoralité. Nous vous proposons d’établir près de chaque administration de district un jury d’instruction ; il est nécessaire d’entrer dans quelques détails sur cette institution nouvelle.

Figurons-nous, sur un espace aussi étendu que

(i) Fnjcz les articles 3 et \ du chapitre I er .

la France , vingt-quatre mille écoles nationales avec près de quarante mille instituteurs et institutrices ; dans ces écoles peuvent recevoir l’instruction première et commune environ trois millions six cent mille enfans.

Voilà un établissement immense et tout à fait national; sa dépense en salaires, prix d’émulation, bâtimens, sera la plus forte que la République ait à soutenir en temps de paix : peut-on nier que cet établissement ait besoin d etre administré dans sa tenue morale et surveillé dans la manière dont sera exécuté le genre de service qu’on lui demande ? De là l’institution dans chaque district d’un jury d’instruction composé de trois personnes, et qui se renouvellent; un jury par département n’auroit pas suffi, et sa surveillance n’eût été qu’illusoire. Si au jury de district on préféroit l’administration des corps municipaux, il en résulterait une complication dont l’accroissement serait dans le rapport de cinq cents, qui est le nombre à peu près des districts ; à quarante-deux mille, qui est celui des municipalités. Chaque commune voudrait avoir au moins une école, et les fonds publics qu’on peut y destiner , quelque considérables qu’on les suppose , ne pourraient suffire à cette augmentation ; d’ailleurs , les grandes communes seraient bien pourvues, celles des campagnes le seraient mal , ce

qui ne s’accorde pas avec l’égalité républicaine. Enfin les écoles seroient plutôt communales que nationales, ce qui est moins favorable à l’unité et à l’intégrité d’une association politique. Les jurys d’instruction doivent agir de concert avec les administrateurs de district, et correspondre à un point central supérieur , à la commission exécutive de l’instruction : ce principe ne peut pas être attaqué par les amis de l’unité de la République.

C’est peu de monter un grand établissement ; il faut provoquer les hommes capables de le remplir. Nous avons dû prévoir que des intrigans travailleroient à supplanter les instituteurs , que des malveillans s’efforceroient de les dégoûter de leurs fonctions , que des hommes prévenus ou séduits élèveroient surtout contre eux des plaintes vagues ou mal fondées ; toutes les précautions sont prises pour repousser d’injustes attaques , pour imposer silence à toutes les voix calomnieusement accusatrices. D’un autre côté , trois motifs puissans appelleront l’homme vertueux et éclairé aux pénibles fonctions d’instituteur national : un traitement qui le fasse subsister dans une médiocrité honorable et républicaine ; l’espoir que nous lui donnons d’une retraite paisible et aisée dans les années reculées de la vieillesse ; enfin, son inscription dans la liste des fonctionnaires publics.

La disposition qui porte l’égalité des salaires pour les instituteurs sur tous les points de la République , peut avoir une grande influence sur les progrès de l’amélioration sociale. L’intention du comité n’a pas été de réduire celui qui vit chèrement dans les villes au traitement de celui qui habite la campagne. Ce n’est pas au minimum qu’on a voulu placer l’égalité, c’est au maximum. On a proposé de donner à l’instituteur des campagnes autant qu’à celui des villes : cette vue a paru morale et d’une bonne politique. Tant de motifs attirent les talens et les lumières dans les grandes villes , qu’il est bon d’en repousser une partie au milieu des champs par l’attrait d’une existence aisée. Alors seulement je verrai l’égalité dans l’instruction. Seroit-elle réelle, en effet, si les hommes et les femmes, chargés de la distribuer dans les campagnes, n’y étoient retenus que par leur infériorité et l’impossibilité d’être mieux placés ailleurs?

J’entends une objection : l’exécution de votre système d’organisation scolaire grèveroit d’une énorme dépense les finances de la République \je réponds d’abord que dans un gouvernement populaire les citoyens sont les enfans de l’État : or, accuserions-nous de prodigalité le père de famille qui consacreroit à l’éducation de ses enfans la cinquième partie de son bien ? ne dirions-nous pas qu’il

en fait un légitime usage? je réponds que si la loi portée pour l’organisation des écoles primaires , avoit été ramenée à exécution , elle auroit jeté la République dans des dépenses plus considérables : elle payoit a,6a5 liv. pour cent cinquante élèves, elle ne payera dans notre plan d’organisation que a , 200 liv. Par quelle fatalité nous oppose-t-on de pareilles objections, lorsque nous proposons un plan simple et organique d’instruction nationale? pourquoi ne les fait-on pas lorsqu’on présente des projets de loi dont les vices démontrés par la discussion le sont aujourd’hui par l’expérience ? Le projet de vandaliser la France pour l’asservir auroit-il donc survécu au moderne Pi-

S1STRATK ?

La fixation des objets d’enseignement qui conviennent au premier âge n’éloit susceptible aujourd’hui d’aucune difficulté. L’éducation, il faut l’avouer, n’a guère été jusqu’à présent qu’un enseignement littéraire; il falloit en agrandir la sphère et lui faire embrasser la partie physique et morale de l’éducation , comme les facultés purement intellectuelles : les talens industriels et manuels , comme les talens agréables ; car en vain l’âme est forte si le corps est sans vigueur : il faut, dit l’ingénieux et naïf Montaigne , donner à l’esprit un valet robuste; la véritable instruction s’occupe de tout l’homme, et même, après avoir cherché à per-

IGG —

fectionner l'individu, elle essaye d’améliorerl’espèce.

C’est aux bons livres élémentaires et à des ouvrages capables de guider les instituteurs qu’il est donné d’atteindre toutes les fins de l’instruction publique. Les ouvrages envoyés jusqu’ici au concours ouvert pour cet objet, n’ont pas rempli vos vues : en général les auteurs ne se sont pas contenus dans les limites du travail qui leur étoit demandé, de telle sorte que ces divers ouvrages n’empiétassent pas les uns sur les autres , qu’il n’en manquât aucun d’utile, et que tous ensemble pussent offrir un système complet d’enseignement national.

Les citoyens qui ont travaillé pour ce concours ont généralement confondu deux objets très-différens, des élémentaires avec des abrégés. Resserrer , coarcter un long ouvrage , c’est l’abréger ; présenter les premiers germes et en quelque sorte la matrice d’une science, c’est l’élémenter; il est facile de faire un abrégé de Mezerai, tandis qu’il faudroit un Condillac pour nous donner des élémens de l’histoire. Ainsi l’abrégé est précisément l’opposé de l’élémentaire; et c’est cette confusion de deux idées très-distinctes quia rendu inutiles pour l’instruction les travaux d’un très-grand nombre d’hommes estimables, qui se sont livrés, en exécution de vos décrets, à la composition des livres élémentaires.

Quoi qu’il en soit, la Nation ne sera pas longtemps frustrée du grand bienfait des livres élémentaires ; le comité a pris toutes les mesures pour en assurer la prompte publication : il a interrogé le génie ; sa réponse sera prompte et digne de vous et de lui.

H restoit un dernier objet à examiner; je parle des moyens d’entretenir dans les écoles nationales cette émulation généreuse qui fait éclore les talens, les vertus, les belles actions, et sans laquelle le génie le plus heureusement né ne produit rien de grand. Votre comité a vu tous ces avantages se réunir dans la célébration de la fête de la jeunesse.

Là, en présence du peuple, juge tout à la fois et spectateur, des prix d’encouragement seront distribués aux élèves; là encore seront solennellement proclamés habiles à exercer des fonctions publiques ceux de nos jeunes concitoyens qui , n’ayant pas suivi les écoles primaires , seront néanmoins jugés suffisamment instruits dans les différentes parties de l’enseignement national ; car vous voulez concilier ce qu’on doit à la société avec le droit imprescriptible et sacré qu’a tout homme libre d’instruire lui-même son fils, et de façonner à la vertu son âme neuve et docile.

Je finis par une réflexion nécessaire : la France

ne gémiroit pas aujourd’hui sur le vide de l’instruction publique; la patrie ne seroit pas alarmée sur le sort de la génération qui nous recommence, si les principales bases du plan que nous vous présentons n’avoient pas été rejetées dans la séance du premier juillet dernier , sur la motion du tyran que vous avez arrêté sur les marches du trône pour l’envoyer à l’échafaud.

Il avoit ses vues pour faire repousser ces idées régénératrices; votre comité, dont j’étois alors , comme aujourd’hui , l’organe près de vous , avoit les siennes aussi pour les proposer.

Le projet de loi fut adopté séance du 37 brumaire an ni.

Cette organisation des écoles primaires fut analysée avec éloge dans le journal d ’ instruction sociale publié par Condorcet et Sieyès.

RAPPORT

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