‹ Exposition analytique et expérimentale de la théorie mécanique de la chaleurChapitre 16 sur 72 · II. Désagrégation, déchirement des corps solides, etc · texte numérisé non relu

II. Désagrégation, déchirement des corps solides, etc

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cette etelenr à tin changement de densité el de capacité calorifique édbit : mais ôette explication est fausse à deuxpùibts; de vue. En pHtemier lieu les changements de capadté et de densité;, s'ils eiislent , ce qui n'arrive pas toujours « sont si mimmes. qu'il n'est pas possible ^e leur attribuer un efiet aussi considérables En second lieu , il ne se développe pas pkis de cUaleur lorsque le frottement de deux surfaces piroduit une désagrégation , un déchirement' despasties, que qiiand' il laisse cellesK^i intactes. D y a ici encore relation de cause & effet' entre le travaii* dépensé^ et la chaleur produite; et il n'y a que cela.

m. Compression et eœpa/nsion des corps.

Tous les corps, sans aucune exception, sont compressibles, c'est-àdire que leur volume peut être diminué par une pression externe, normale, à tous les points de la surface qui les limite dans l'espace et qui constitue ainsi leur volume. Cette propriété ne varie , de l'un à l'autre, que du plus au moins ; c'est dans les gaz qu'elle existe au plus haut degré , c'est-à-dire que c'est pour ces corps qu'un môme effort détermine la plus grande diminution de volume , mais elle n'est nuUe dans aucun corps ; c'est ce que prouve la propagation des ondes sonores à travers les corps les plus durs.

Teusleseorp&bonaogènessontélastiques, pourvu que par élasticité nous entradions l'aptitude qu^ils ont de reprendra, non l&wr forme, mais leur velume primitif, dès que l'effort qui l'avait diminué cesse. ' En ce sens- le plomb, l'or^ la cire, etc., qui sont trèanu>us,.très {aeiles à déformer, sont en réalité aussi élastiques que tout autre : ' la densité de l'(y foaihi est de i9,2&4 celle de l'or battu est 19,36 et reste à cette valeur, quels que soient les martelages subséquents. Dans des expériences que J'ai faites sur l'écrasement du plomb , il ne m'a pas été possible de constater une difEërence de densité entre ter plomb fondu et le mâne plomb battu.

Tbut corps qu'on comprime s'échauflfe : c'est dans les gaz que tette propriété' se manifeste 'au plus< haut degré. 'Réciproquement

tout corps, qu'on a comprimé et auquel on laisse reprendre son volume primitif, se refroidit. Mais comprimer un corps, ou diminuer son volume par im effort externe , c'est dépenser du travaU ; réciproquement laisser un corps reprendre son volume en exerçant un effort, c'est recueillinidu travail. La production de la chaleur est donc parallèle à la dépense d'un travail, et réciproquement.

Les expériences de M. Regnault ont prouvé, contrairement i tout ce qu'on supposait, que la capacité calorifique des gaz varie fort peu avec la pression; il y a doue réellement j^roduo^ion de chaleur dans un gaz qu'on comprime, et disparition de chaleur dans un gaz qui se détend, et non pas simplement manifestation de ce qui y existait déjà. D'un autre cété , une expérience de M. Joule dont j*ai déjà parlé, et sur laquelle je reviendrai , prouve qu'on peut laisser un gaz augmenter de volume, sans qu'il disparaisse de chaleur, pourvu qu'on ne produise pas de travail externe.

On est donc aussi forcé de reconnaître une relation de cause à effet entre la chaleur et le travail, dans l'acte de la compression et de l'expansion des corps en général.

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