‹ Exposition anatomique de l'organisation du centre nerveux dans les quatre classes d'animaux vertébrésChapitre 17 sur 66 · DES APPAREILS QUI CONCOURENT A FORMER LE CENTRE NERVEUX DES OISEAUX · texte numérisé non relu

DES APPAREILS QUI CONCOURENT A FORMER LE CENTRE NERVEUX DES OISEAUX

127. Dans la classe des oiseaux, dont l’organisation nerveuse doit être actuellement l’objet de notre examen, on rencontre, dans les diverses parties constituées par les matières grise et blanche, des changements aussi curieux que ceux qui ont du être appréciés dans les deux classes des poissons et des reptiles. Ces changements ont des rapports avec ceux qui ont été déjà soumis au lecteur, parce qu’ils s’opèrent également dans les formes et dans les positions particulières des parties, mais ces formes ne sont plus les mêmes que celles qui ont été décrites dans les animaux précédemment étudiés. Des modifications nouvelles donnent à l’ensemble du centre nerveux un aspect général

DK L’ORGAMSATION DU CEATRE AERYEUX.

caractéristique, et cliaciiiie des portions organiques du centre nerveux Oiseaux. — Appareil ollre ici une physionomie particulière.

Les slraliücations de substance blanche de l’appareil fondamental des oiseaux, commencent à l’extrémité la plus reculée du canal vertébral; elles sont aussi prolongées que le canal lui-méme.

Gîlles qui appartiennent à la partie antérieure du centre nerveux concourent avec celles qui dépendent de la région postérieure, à former une sorte d’étui de substance blanche , dans lequel est renfermé le long amas de matière grise de la moelle épinière (pl. 7, fig. 100; pl.8, /tj/. 118, 119, 120, 121).

Ces stratifications se séparent dès qu’elles arrivent au crâne, pour entrer dans la composition du cervelet et du cerveau. Je les examinerai collectivement dans l’intérieur de la cavité vertébrale, et séparément dans l’intérieur du crâne, pour ne pas rendre confuse la description que je veux en faire.

128. Tant qu’elles sont réunies dans le canal rachidien , et qu’elles concourent alors à la formation delà moelle épinière, elles présentent à considérer d’abord un sillon antérieur et un sillon postérieur, visibles dans tous les oiseaux sur toute l’étendue de l’organe ( pl. l,fig. 99,

100, 101, 102, 103,«/î. 5a.;pl. 8,/i^. 118, 119, 120, 121, 122, sa,

sp).

Le premier de ces sillons ne subit aucune espèce de changement dans les diflérentes régions qu’il parcourt; il n’en est pas de même du sillon postérieur.

Lorsqu’on examine le centre nerveux dans la région des vertèbres du sacrum, on voit ce sillon s’élargir assez rapidement, jusqu’à ce qu’il ait acquis le diamètre de trois ou quatre millimètres, et il se rétrécit ensuite après cet élargissement jusqu'à ce qu’il ait repris la disposition qu'il présente dans les différents points du trajet qu’il parcourt au delà et en deçà de l’endroit où il subit cette modification ( pl. 8, jig. 122).

Cette particularité, propre seulement au sillon postérieur de la^ moelle épinière des oiseaux, a été nommée sinus rhomboïdal, et remar-

Oiseaux. — Appareil quée depuis longtemps ; néanmoins, elle ne parait pas avoir été suffi-

fondamenlal. , ^

samment examinée.

Tiedemann {Anat. du cervtau , trad. par Jourdan , pag. 130) dit que cette excavation est la même que le canal qui règne le long de la moelle épinière des poissons et des reptiles, et qu’elle est également analogue au canal que l’on observe dans la moelle épinière des embryons humains. Il affirme aussi que ce sinus rhomboïdal est au milieu de la substance grise, et que cette substance n’est appliquée nulle part en plus grande abondance qu’à la superficie de ses parois (/. c., p. 130, 1. 10).

L’observation est loin de répondre à ces deux manières de voir, qui du reste se soutiennent assez bien lorsqu’on ne cherche pas à les rapprocher de la nature.

Sinus rhomboïdal. 129. Si l’on coupe transversalement le prolongement rachidien des oiseaux, de manière à pouvoir examiner avec un verre légèrement grossissant la superficie de plusieurs fragments retranchés dans la région du sinus rhomboïdal : après avoir recouvert les parties destinées à l’étude par une légère couche d’eau , on pourra s’assurer d’abord , que les parois du sinus rhomboïdal ne sont en aucune manière tapissées de matière grise. Loin de là, elles sont au contraire séparées de la matière grise par toute l’épaisseur, diminuée il est vrai, mais très-apparente, des stratifications de substance blanche ; et il ne sera pas non plus difficile de reconnaître que cette dilatation du sillon postérieur n’a aucun rapport de continuité avec le canal de l’intérieur de la moelle épinière, et par conséquent aucune analogie avec le canal qui a été l’objet de nos études dans les poissons et les reptiles (pl. 7, fig. 101 , 102, 103, s. p.', pl. S,fig. 120, 121 , s,p).

La disposition de ce sinus rhomboïdal se présente de la manière suivante :

Les stratifications de substance blanche qui forment la partie postérieure du prolongement rachidien, s’écartent l’une de l’autre; de cet ^écartement résultent l’accroissement en largeur du sillon qui règne en arrière, et la formation d’une cavité dont les parois latérales et la

DE L’ORGANISATION DU CENTRE NERVEUX

paroi antérieure sont constituées par les mêmes stratifications , qui , Oiseaux. — Appareil

^ ^ ^ ^ ^ fondamcDlaE

partout ailleurs, sont intimement rapprochées. On en constate toujours la présence depuis le point où elles s’éloignent à droite et à gauche rune de l’autre, jusqu’au lieu où elles reprennent les caractères qui appartiennent aux autres régions de la moelle.

Dans tous les endroits de cet écartement, quels que soient le niveau sur lequel on dirige l’observation et la profondeur du sinus que l’on clierche à examiner, il n’est pas possible de perdre de vue l’existence des stratifications blanches qui séparent la cavité du sinus de la matière grise : celle-ci est toujours située dans cette partie de la moelle épinière, comme partout ailleurs, mais elle n’a aucun rapport avec la cavité rbomboïdale. Là, comme dans le reste de l’organe, elle est recouverte par la substance blanche et cachée derrière elle.

Ce sinus rhomboïdal n’a donc aucune sorte d’analogie avec le canal médullaire des reptiles et des poissons, comme le veut Tiedemann, puisqu’il est le résultat de l’élargissement du sillon postérieur, puisque ses parois sont formées par les stratifications de matière blanche; tandis que les parois du canal médullaire des animaux des deux classes désignées sont constituées , au centre même du prolongement rachidien , par la longue colonne de matière grise qui s’y rencontre, et alors, par conséquent, les stratifications blanches n’ont aucun rapport avec sa cavité (pl. 7, fig. 101, 10*2, 103; pl, 8, fig. 120, 121 ).

130. La moelle épinière des oiseaux contient bien , dans le centre de la matière grise qu’environnent les stratifications blanches, un canal semblable à celui des poissons et des reptiles , mais sans aucune communication avec le sinus rhomboïdal , et c’est mal à propos que l’on a pensé que ces deux cavités avaient une continuité mutuelle.

La pie-mère, en passant de l’un des bords du sinus rhomboïdal à l’autre, limite une cavité élargie à sa partie moyenne, elfilée à ses extrémités supérieures et intérieures, et dans l’intérieur de laquelle on trouve une sorte de matière gélatineuse , transparente , qui , trèsprobablement, a été regardée comme étant de la matière nerveuse grise, par plusieurs anatomistes, et principalement par celui que

Oiseaux.

fondu

Cette matière n’est pas de la substance nerveuse ; on peut acquérir une certitude à cet égard en la plaçant sous les foyers différents d’un miscroscope.

Elle présente d’abord un grand nombre de vaisseaux sanguins ramifiés dans l’épaisseur du sinus, et reconnaissables aux caractères des globules sanguins qui remplissent les artères et les veines.

On remarque ensuite dans la masse au milieu de laquelle se divisent ces vaisseaux, une énorme quantité de globules beaucoup plus volumineux que les globules sanguins, d’une transparence extraordinaire et d’un contour parfaitement régulier.

Ces globules constituent la matière d’apparence gélatiniforme qui remplit tout le sinus rhomboïdal ; la circonférence de chacun d’eux est parfaitement sphérique , et leur centre ne présente rien qui puisse faire soupçonner l’existence d’un noyau intérieur.

Aucun moyen d’investigation ne m’a pu faire distinguer dans ces globules le moindre caractère capable de les rapprocher de la substance nerveuse.

131. La superficie des stratifications rachidiennes de l’appareil fondamental des oiseaux laisse apercevoir des renflements plus larges transversalement que dans leur diamètre antéro-postérieur, situés au niveau des nerfs qui se distribuent aux membres thoraciques et abdominaux; sur le dernier de ces renflements se rencontre précisément, dans toutes les espèces, le sinus rhomboïdal tout à l’heure décrit.

L’examen de l’ensemble de ces stratifications blanches rachidiennes fait reconnaître en elles des caractères généraux semblables à ceux qui ont été déjà remarqués dans les poissons et dans les reptiles; elles s’appliquent sur la matière grise et l’enveloppent.

Les sillons antérieur et postérieur, qui semblent les séparer en deux parties, l’une droite, l’autre gauche, ne les divisent pas aussi complètement qu’on peut le supposer au premier coup d’œil.

1 32. Au fond de chaque sillon se trouve une portion de matière

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blanche qui sépare l’extrémité du sillon d’avec la colonne de matière grise (pl. ljfig.99, 100, 101, 102,. so, sp; pl. 8, fig. 118, 119, 120, 121 , sa, sp ).

Cette portion est fort importante à considérer, car son existence prouve qu’il n’est pas aussi facile qu’on l’affirme de séparer absolument , dans la moelle épinière , la partie droite de la partie gauche.'

Cette portion , ou plutôt ces deux portions de substance blanche , complètent en réalité l’espèce de tube que forment les stratifications rachidiennes de l’appareil fondamental autour de la matière grise qu’elles enveloppent; elles existent dans toute l’étendue du prolongement rachidien, et on les aperçoit fort bien , quoique plus minces que partout ailleurs , dans le fond du sinus rhomboïdal.

Chacune d’elles constitue, dans la classe des oiseaux, les mêmes parties que j’ai déjà désignées dans les poissons et les reptiles sous le nom d’axes médians antérieurs et postérieurs des stratifications de l’appareil fondamental.

133. Ici aucune de ces deux portions médianes, transversalement situées au fond de chacun des sillons médians, ne subit encore plus de changements que dans les animaux des deux classes précédentes; la postérieure disparait au niveau de la fin du ventricule cérébelleux, au moment où les prolongements restiforrnes se dirigent de chaque côté en dehors vers la substance grise du cervelet.

La portion médiane antérieure s’élève plus haut que dans les poissons et les reptiles; il m’a semblé qu’il était possible de la suivre jusqu’en arrière du niveau postérieur de la troisième masse cérébrale de matière grise; mais je n’oserais l’affirmer, car l’exiguité des parties s’oppose, chez les oiseaux, à des remarques bien précises.

Quoi qu’il en soit, ce que l’on peut assurer c’est que cet axe médian antérieur n’augmente pas de volume et ne subit, avant de disparaître , aucun de ces changements singuliers constituant l’un des caractères les plus remarquables de l’encéphale des animaux mammifères; changements que nous ne rencontrerons nulle part aussi étendus et aussi manifestes que dans l’organisation nerveuse de Uhomme.

Oiseaux. — Appareil fondamental.

Axes des stratidcations rachidiennes.

Oiseaux. — Appareil 1 34. Autant il est facile, par un simple aperçu de Pesprit, de recon-

fontlamenlal. .p . 1 I » 1 ^

naître, dans les longues stratifications de la substance blanche de l’appareil fondamental des oiseaux, des cordons postérieurs et des cordons antérieurs (pour me servir de l’expression commune), autant il est difficile de les démontrer sur la nature. Cependant le prolongement rachidien des oiseaux, examiné sur des sections transversales pratiquées à des hauteurs diverses , offre une apparence capable , au premier aperçu, de faire croire à la séparation des stratifications blanches de la moelle épinière , en faisceaux isolés et distincts.

Cette disposition est due à certaines irradiations de matière grise , dont les plus apparentes s’étendent jusqu’aux insertions des racines nerveuses antérieures et postérieures, et par conséquent semblent diviser les stratifications de matière blanche en colonnes que l’on apercevrait de champ sur la superficie de chaque section : les unes plus grêles, postérieures , les autres d’un diamètre plus large, placées antérieurement.

Chacune d’elles serait réunie sur la ligne médiane à la colonne congénère placée de l’autre côté du corps, par les axes de substance blanche signalés au fond des sillons , et serait séparée de celle qui est située sur le même côté du corps par la substance grise prolongée jusqu’aux racines nerveuses (pl. 99, 100, 101, 102, oa, op ;

pl. 8, fig. 118, 119, 120, 121, oa, op).

Il en résulterait que l’on pourrait considérer, comme l’ont fait plusieurs anatomistes, les stratifications de matière blanche de la moelle épinière des oiseaux comme étant constituées latéralement par trois parties distinctes ; l’une antérieure, placée en avant et en dedans de l’insertion des racines antérieures; l’autre postérieure, ayant son siège en arrière et en dedans de l’insertion des racines nerveuses postérieures; la troisième latérale , limitée en avant par les insertions des racines antérieures des nerfs spinaux , et en arrière bornée par l’insertion des racines postérieures des mêmes nerfs.

Cette séparation des stratifications de substance blanche est plus évidente dans les régions supérieures. Cependant elle ne l’est pas en-

DE L’ORGANISATION DU CENTRE NERVEUX

core assez pour que je puisse accepter sans réserve l’opinion commune Oiseaux. — Appareil à cet égard. Cette manière de voir ne repose en effet que sur la considération d’une apparence, et non point sur la certitude d’une séparation manifeste.

135. La séparation des stratifications de substance blanche de la moelle épinière des oiseaux est encore plus manifeste dans le voisinage du crâne. Celles qui sont postérieures s’écartent de celles qui sont antérieures vers la partie supérieure du cou , et laissent à découvert entre elles les côtés de la colonne de matière grise sur lesquels s’implantent alors manifestement les origines nerveuses.

Celte séparation peut être aussi considérée comme le commencement de la scission profonde qui s’opère plus haut dans l’intérieur du crâne , entre les parties antérieures et les parties postérieures de l’appareil fondamental.

Les parties blanches intracrâniennes sont la continuation de ce qui vient d’être examiné; les unes font suite aux stratifications postérieures du prolongement rachidien, elles constituent la substance blanche du cervelet; les autres continuent les stratifications rachidiennes antérieures, elles forment la substance blanche du cerveau (pl. 7, a, a', a” a'" , b, b' ; pl. 8, o, o', a" , a'", b, b' ; pl. 9, a , a' a", a’" , b, b').

Les premières sont grêles et menues dansles régions supérieures de la moelle épinière : on distingue de chaque côté, en dehors d’elles, à la superficie du cordon rachidien , le bord postérieur de chacun des segments latéraux de la colonne de matière grise renfermée au centre de la moelle.

Au niveau de la fin du ventricule cérébelleux, près du calamus scriptorius, elles se séparent et s’écartent l’une de l’autre sur la ligne médiane, en laissant entre elles un espace à l’extrémité duquel est l’orifice du canal central du prolongement rachidien. Cet écartement permet d’apercevoir à nu l’extrémité supérieure de la longue colonne de matière grise rachidienne, qui se montre sur le plancher du ventriculô cérébelleux (pl. 7, /?</. 94, 95, 96, 106, 107, 109, o; pl. 8, fig. 1 16, o; pl. 9, fig. 130, 131 , o).

Oiseaux. - Appareil Lcs stratîfications cérébelleuses se renflent aussitôt qu’un intervalle

jondameotal. 1

notable les a séparées ; elles deviennent plus considérables à mesure qu’elles s’élèvent, et ne tardent pas à présenter un volume remarquablement supérieur à celui que l’on peut observer au même endroit dans l’encéphale des reptiles et des poissons.

Par cette augmentation progressive d u volume de la matière blanche, les stratifications postérieures concourent, en se mêlant les unes avec les autres, à la formation de la substance blanche du cervelet : leur union représente , comme dans tous les autres animaux , une sorte de pont ou d’arc étendu par dessus les parties supérieures du prolongement rachidien, en arrière des stratifications blanches antérieures ( pl. 7 , ^5^.91,93,94, 95,96, 104, 105,107, 109, ô, ô'; pl. 8, 110,

112, 113, 114, 115, 116, 124, 125, 126, h,b' ,fig. 128, 129, 130, 131, 132, 135, 136, ô, ô').

136. De cet arc naissent perpendiculairement, dans la classe desoiseaux, une série plus ou moins grande de lamelles de substance blanche, dirigées transversalement , dont l’une se prolonge plus loin que les autres en dehors, jusqu’à un appendice du cervelet qui est renfermé dans une cavité de l’os temporal (lobule auditif) (pl. 7, Jig. 91, 104, 105, b’ ; pl. 8, fig. 110, 112, 124, 125, A'; pl. 9, fig. 128, 129, 135, b').

Parmi ces lamelles, les unes sont inclinées d’avant en arrière,, elles sont postérieures ; les autres sont verticalement situées de bas en haut , elles sont supérieures ; d’autres se prolongent d’arrière eu avant , ce sont les plus antérieures; toutes sont recouvertes à l’extérieur par une enveloppe de matière grise (substance grise du cervelet).

137. Les extrémités supérieures et antérieures intracrâniennes des stratifications de substance blanche de l’appareil fondamental des oiseaux, s’écartent des parties qui se rendent au cervelet en se dirigeant en avant; elles passent au-dessous des stratifications cérébelleuses, séparées d’elles par un intervalle qui est le quatrième ventricule , et se prolongent en avant pour aller servir à la constitution des diverses parties du cerveau.

DE L’ORGANISATION DU CENTRE NERVEUX

Dans ce trajet, ces stralilications cérébrales considérées au-dessous du cervelet et en avant de lui , jusqu’à leur terminaison, peuvent être regardées comme constituant trois divisions que l’on reconnaît, si je ne me trompe , assez distinctement dans l’intérieur du cerveau , parce que l’endroit où s’arrête l’extrémité de chacune de ces divisions est un organe de matière grise.

U18. La plus inférieure de toutes ces trois divisions (pl; 7 , fi(j. 96, 97, 108ao'; pl.8,^5r. 1 14, 1 15, 1 16, 117 aa' ; pl. 9, fig. 133 aa'), celle qui paraît être la continuation des parties les plus antérieures du prolongement rachidien, se dirige en haut et en avant, en reposant sur la base du crâne; elle arrive jusqu’au chiasma des nerfs optiques, audessus duquel elle passe. Jusqu’à cet endroit, les stratifications du coté droit et celles du côté gauche , ne sont séparées que par le sillon longitudinal antérieur qui existe tout le long de la partie antérieure du prolongement rachidien; mais en avant du chiasma des nerfs optiques, les deux parties congénères sont éloignées et distinctes l’une de l’autre par la grande scissure médiane, située éntre les deux hémisphères du cerveau dans les oiseaux, comme partout ailleurs (pl. 7, fig. 95,96, 97, 98, 106, 107, 108, 109 aa’).

De chaque côté, la portion des stratifications cérébrales dont il est question , monte dès lors en se dirigeant de manière à constituer une sorte d’éventail vertical (pl. 7, fig. 95, 96, 97, 98, 106, 107, 108, 109 aa'; pl. 8, /ïÿ. 1 13, 1 14, 1 15, 1 16, 117,125 aa' ; pl. ^,fig. 130, 131, 132, 133, 136 , 137 aa.'), jusqu’à ce qu’elle ait atteint la partie supérieure de chaque hémisphère ; elle se recourbe à cet endroit en dehors, d’une part, et en arrière , de l’autre , et contribue, en se mettant en contact avec le premier organe cérébral de substance grise, à recouvrir la cavité des ventricules cérébelleux d’une sorte de large voile composé , profondément, de substance blanche , et, superficiellement, de substance grise.

Au devant de la commissure des nerfs optiques, cette portion de substance blanche , épanouie dans le premier organe cérébral de matière grise de l’appareil fondamental des oiseaux , est donc composée

Oiseaux. — Appareil fondamental.

d’une partie verticale située sur la ligne médiane (pl. 7, fig. 94, 97, 107, aa'; pl. %,fig. 113, 114, 115, 125, aa'; pl. d,fig. 130, 131, 132, 136, aa’) , et constituant chacune des parois opposées de la grande scissure médiane qui sépare les hémisphères, et d’une partierecourbée(pl. 7, 96,97, 98, 106, 108, 109, aa' ;pl. 8,^^. 114, 115, 116,

117,aa' ; pl.9,^^. 131, 132, 133, 137, aa') qui recouvre les ventricules cérébraux et reçoit surtout le contact du premier organe cérébral.

En dehors de cette première division des stratifications antérieures de l’appareil fondamental des oiseaux , on peut en observer une autre , dans le principe intimement confondue avec elle, mais qui paraît s’en séparer par les irradiations qui la terminent, et aboutissent au second organe cérébral de matière grise (pl. 7, fig. 96, 97, 98, 108, 109, aa"; pl.8,^^. 114, 115, 116, 117,aa"; pl. 9,^^. 131, 132, 133, 137, aa").

Elle se prolonge de chaque côté de l’encéphale, en commençant en dehors et au-dessus de la précédente , et l’on observe assez bien sa marche après avoir enlevé le chiasma des nerfs optiques, ablation qui permet également l’étude de la division précédemment décrite.

La division de matière blanche dont il est actuellement question, s’écarte assez de la ligne médiane, en s’avançant dans le crâne, pour se perdre bientôt d’une manière insensible, en formant quelques stries plus ou moins appréciables suivant les espèces, mais en général très-bien visibles dans le deuxième organe gris cérébral, situé audessous du premier et beaucoup plus apparent que lui à cause de son volume plus considérable. Elles se répandent dans ce second organe et le traversent en partie pour aller en dehors se terminer dans la substance grise du premier organe cérébral.

139. La troisième division desstratifications cérébrales antérieures de l’appareil fondamental , est supérieure aux deux premières ; on l’aperçoit d’abord au fond du ventricule cérébelleux , au moment où cesse la colonne de matière grise de la moelle épinière. Elle forme de chaque côté le plancher de ce ventricule (pl. 1 , fig 96, 97, 106, 109, aa'"; ^g\.^,fig. 1 14, 116, aa'” ; pl. 9, fig. 131, 132, aa”'), et suit la direction des divisions qui ont tout à l’heure été décrites, en les recouvrant.

DE L’ORGAMSATION DU CENTRE NERVEUX

Elle ne s’avance point aussi loin qu’elles: en effet, chaque partie, Oiseaux. — Appareil droite et gauche, de cette troisième division, se divise sur le côté externe pour se terminer dans le troisième organe cérébral de matière grise, qui est le plus reculé et le moins volumineux de ceux qui sont placés sur les stratifications cérébrales de l’appareil fondamental des oiseaux.

Cette triple division m’a paru constamment la même dans toutes les espèces soumises à mon examen.

140. On vient de comprendre, du moins je l’espère, comment se terminent antérieurement et postérieurement les extrémités intracrâniennes des stratifications de matière blanche de l’appareil fondamental des oiseaux; si l’on compare celles qui se portent au cerveau à celles qui se prolongent dans le cervelet, sous le rapport du volume qu’elles offrent, on trouvera que les parties blanches qui concourent à la constitution du cervelet, sont plus considérables que celles qui entrent dans la composition du cerveau.

Une simple section verticale de l’encéphale sur la ligne médiane sullit pour appuyer cette remarque : je la fais en passant sans m’y arrêter, parce que plus tard j’aurai l’occasion d’appeler l’attention sur l’accroissement continuel de la substance blanche intracrânienne dans les animaux mammifères; ici, il est déjà curieux de voir que cette augmentation s’opère d’abord sur les stratifications cérébelleuses de l’appareil, plutôt que sur les stratifications cérébrales.

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