‹ Exposition anatomique de l'organisation du centre nerveux dans les quatre classes d'animaux vertébrésChapitre 27 sur 66 · L. c., p. 346, lig · texte numérisé non relu

L. c., p. 346, lig

1831, Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratique , art. Encéphale, tom. VII, pp. 195, 196 et suiv.

mois par une section verticale pratiquée au niveau de la suture Mammifères. — Appareil

^ ^ ^ fondamental.

fronto-pariétale. Ces divisions étaient séparées à cet âge par une membrane de tissu cellulaire très-fin et très-vasculaire

Le même observateur parvint à démontrer, en 1840 des faits d’une tout autre nature : les divisions si précises et si bien délimitées quelques années auparavant même sur la nature , disparaissent pour faire place à d’autres arrangements dont le doigt trace les limites.

En 1844^ apparaissent des changements nouveaux dans l’étude de l’encéphale humain : les doigts de l’anatomiste les découvrent encore et démontrent avec une évidence incontestable , que les prolongements des faisceaux antérieurs de la moelle peuvent approcher des surfaces encéphaliques par leurs ramifications, mais que jamais ils ne s’épanouissent dans ces surfaces, et qu’ils occupent dans le cerveau la place qu’occupe dans le corps le système musculaire.

Il ne me vient certes point à l’idée de vouloir diminuer le mérite de travaux pour l’accomplissement desquels le temps et la fatigue n’ont point été épargnés. C’est surtout dans les régions les plus ardues et les plus difficiles de la science que se rencontrent des routes obscures à parcourir, et des obstacles qui ne sauraient être franchis même avec de grands efforts.

Aussi quoique plusieurs des remarques précédentes puissent être de nature à faire envisager avec réserve le résultat des investigations d’un observateur très-habile, elles ne doivent en aucune manière nuire à la considération que les travaux de cet anatomiste inspirent, tant par la patience avec laquelle ils ont été dirigés, que par la grandeur du résultat auquel ils tendent.

204. Je ne crois point qu’il ait encore été démontré par personne, à moins de séparations artificielles pratiquées par la pression des

* Art. Encéphale, p. 199, lig. Id et suiv,

^ .Vrt. Encéphale, p. 199, lig. 25 et suiv.

^ 18i0, Comptes rendus de (académie des sciences de Paris, 11 mai; M. Milne Edwards rapporteur. 1840, Expérience, tom. V’^, rapport sur un mémoire de M. Foville; M. Blandin rapporteur.

* Foville, Traité complet de (anatomie du système nerveux, 1844.

Maniniifères -Appareii ïîiains OU clcs cloigts , ouc Id substancc blanche du cerveau , continua-

l'ondamental.

tion des stratifications antérieures de l’appareil fondamental, présente nettement, au delà de la terminaison de l’axe médian , des séparations distinctes dans l’intérieur de chaque hémisphère. Ï1 est bien clair ici que je ne parle point de ce qui appartient à l’appareil secondaire ou à l’appareil tertiaire des animaux mammifères et de l’homme.

La substance blanche qui provient des stratifications antérieures de “ l’appareil fondamental, forme un tout continu dans le cerveau, au milieu duquel une délimitation quelconque de faisceaux, de fibres, de couches , est un artifice produit d’un travail grossier. Des procédés pareils devraient être bannis de la science. Pourquoi ne point voir la substance blanche du cerveau telle qu’elle est, partout continue et s’étendant à l’intérieur du crâne en une masse énorme, au milieu de laquelle s’élèvent deux amas de matière grise , et dont la surface est entièrement recouverte, de dehors en dedans, et de tous les côtés, par l’immense couche corticale qui constitue le premier organe cérébral de matière grise ?

Je n’abandonne donc point l’idée de Varoli, de Willis, de Tiedemann, de Reil et de tant d’autres, et je crois comme tous ces anatomistes, que les pédoncules cérébraux sont épanouis dans les hémisphères au delà des couches optiques et des corps cannelés jusqu’aux circonvolutions. Mais je pense en même temps que ces expansions forment dans le cerveau un ensemble parfaitement continu, et sans aucune division exactement appréciable.

Il est cependant permis de reconnaître dans cet ensemble, que, si la substance blanche qui sert de support aux masses cérébrales de substance grise, provient en entier des stratifications antérieures de la moelle épinière, cependant elle paraît dériver plutôt, dans certaines régions, des parties latérales de ces stratifications, et dans d’autres de l’axe médian qui réunit longtemps ces parties latérales.

Les portions latérales des stratifications antérieures de l’appareil fondamental, augmentent de plus en plus de volume, à mesure qu’elles se rapprochent du terme où la portion médiane cesse d’être évidente.

DE L’ORGANISATION DU CENTRE NERVEUX

Elles prennent alors, comme on le sait fort bien, successivement le Mainmirères. — Appareil

fondamental.

nom de pyramides , de pédoncules cérébraux. Elles conservent encore ce dernier nom , lorsque la portion médiane a disparu complètement , et les pédoncules continuent à marcher en dehors et en haut, pour se perdre bientôt dans chacun des deux hémisphères dont ils concourent à produire de chaque côté l’énorme masse.

Les irradiations qui dépendent de la portion médiane des stratifications antérieures , que j’ai désignées sous le nom de prolongement lamelleux , s’élèvent incessamment au-dessus des précédentes. Au lieu de rencontrer la masse des hémisphères par sa base et de se répandre principalement, en apparence du moins, dans les régions antérieures et supérieures de ces hémisphères , elles se jettent de chaque côté dans l’amas de matière grise qui constitue les couches optiques. Ce n’est qu’après avoir traversé ces organes que ces prolongements lamelleux, se mêlant intimement avec la substance grise qui les sépare des expansions pyramidales , servent à constituer chacun des hémisphères. Alors commence un mélange impénétrable au milieu duquel l’œil et la main de l’homme devront s’égarer encore longtemps.

205. Si l’on compare les unes aux autres les stratifications antérieures et postérieures de l’appareil fondamental des mammifères dans les régions intracrâniennes, on remarquera que le rapport mutuel de ces deux ordres de stratifications n’est plus, quant au volume, celui que l’on peut constater dans la classe des oiseaux.

Dans les oiseaux, le volume de la substance blanche qui termine les stratifications postérieures est, toute proportion gardée, plus considérable que celui de l’extrémité cérébrale des stratifications antérieures; je l’ai déjà fait observer. Dans tous les mammifères , au contraire , la quantité de matière blanche contenue dans le cervelet ne dépasse jamais, ou même n’égale point la quantité de matière blanche contenue dans le cerveau. L’extrémité intracrânienne des stratifications antérieures de l’appareil fondamental , est alors constamment plus développée, et d’un volume bien plus considérable que l’extrémité intracrânienne des stratifications postérieures.

Mammifères. — Appareil Maintenant, après avoir terminé l’examen de ces deux ordres de

fondameDlal.

stratifications de l’appareil fondamental des animaux mammifères, il importe bien de faire comprendre que chacune d’elles forme un tout continu , depuis l’extrémité inférieure du prolongement rachidien , jusqu’à la courbe supérieure de la voûte du crâne. Toutes deux sont réunies sur la ligne médiane, soit en avant , soit en arrière, par deux portions médianes. L’une, postérieure, se termine, sans avoir subi aucune sorte de transformation , vers la fin du ventricule cérébelleux. L’autre, antérieure, se développe dans les régions supérieures, en donnant naissance à des prolongements lamelleux.

Ces prolongements viennent d’abord, en s’accroissant, former une partie des corps olivaires. Ils acquièrent ensuite une extension extraordinaire, pénètrent dans la constitution intime du cervelet, et donnent , par le fait de la protubérance annulaire, un caractère tout à fait nouveau à l’encéphale des mammifères. Ils s’irradient enfin dans les couches optiques, et après toutes ces modifications cette portion médiane antérieure se termine en arrière de Vinfundibulum.

Il en résulte donc que la substance blanche du cervelet de ces animaux ne procède pas uniquement des stratifications postérieures de la moelle, mais qu’elle dérive également des stratifications antérieures de ce prolongement.

Toutes les autres parties blanches , au delà des limites des portions médianes antérieures et postérieures, s’élèvent en augmentant constamment de volume dans l’intérieur des cavités du crâne , soit d’avant en arrière, soit d’arrière en avant. Elles continuent à se développer, jusqu’à ce qu’elles soient arrivées au contact de plusieurs accumulations de matière grise ; les unes, placées en avant, sur la matière blanche cérébrale ; les autres étendues en arrière à la superficie de la matière blanche du cervelet.

Dès que les stratifications de l’appareil sont parvenues à ces points de contact, elles ne peuvent plus être unies par les axes ou les portions médianes, qui n’existent plus à ces hauteurs. Elles ne communiquent plus alors les unes avec les autres , soit d’arrière en avant, soit

DE L’ORGANISATION DU CENTRE NERVEUX

de droite à gauche, qu’avec Laide de diverses portions de l’appareil Mammifères. — A pparcil

^ ••• fondamental.

secondaire J et que par 1 ensemble de l appareil tertiaire. Je rappelle seulement ou j’indique à l’avance ces faits généraux , afin de mieux faire comprendre les détails de l’organisation des autres parties du centre nerveux des mammifères, dans l’étude desquels nous allons entrer.

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