‹ Exposition anatomique de l'organisation du centre nerveux dans les quatre classes d'animaux vertébrésChapitre 33 sur 66 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

DE l’appareil tertiaire DES ANIMAUX MAMMIFÈRES ET DE l’hOMME.

284. Sous le nom d’appareil tertiaire je désigne plusieurs portions Mammifères. — Apiiareil qui complètent l’ensemble le plus parfait du centre nerveux; elles sont connues généralement sous le nom de voûte à trois piliers; leur présence est remarquable surtout dans les animaux mammifères et sur l’espèce humaine. Aucune trace de l’existence de cet appareil ne saurait être ailleurs reconnue (pl. 11,^^. 147 v' y v" , v"'; p\. Vlyp,g. 177 ü', v" y v'"; pl. 14, fig. 194 v’, v”, v'"; pl. 16, fig. 207 v', v" y v”').

Cette manière de voir est en opposition avec l’opinion de Treviranus [Arch. de médecine y tom. III®, 1823, p. 230) , qui croit avoir trouvé des vestiges de l’hippocampe dans les poissons et dans les oiseaux, sans donner aucune preuve de cette assertion.

Sur la bécassine {Scolopax gallinago) , indiquée par lui comme servant d’appui à ce qu’il avance à cet égard, j’affirme n’avoir rien

Mammifères. — Appareil pu voir qui donnât la moindre et la plus vague idée de l’hippocampe

tertiaire. ,

des mammifères.

La disposition générale de cet appareil est fort peu semblable à celle des parties qui ont été jusqu’à présent l’objet des études entreprises dans cet ouvrage.

On pourrait penser, en abordant l’examen de ce nouvel ensemble, que par le seul fait de sa présence dans le cerveau des mammifères et de l’homme, tout le reste de l’organisation du centre nerveux doit se trouver changé et se présenter avec obscurité. Il n’en est point cependant ainsi : malgré l’existence de cet appareil, et quel que soit le degré de son développement, l’arrangement des autres appareils précédemment examinés n’en est point pour cela bouleversé.

Cet ensemble d’organes existe au milieu de la masse cérébrale, il est formé de deux ordres de parties similaires, opposées dans l’un et l’autre des hémisphères du cerveau.

Cet appareil est composé d’abord , de stratifications de substance blanche, placées au-dessous de la grande commissure (corps calleux), au-dessus du second et du troisième organe cérébral de matière grise. Elles sont étendues depuis la région inférieure et postérieure, jusqu’à la région inférieure et antérieure de chaque hémisphère.

Dans le trajet que parcourent à droite et à gauche ces stratifications, elles commencent en avant par converger l’une vers l’autre, s’accollent ensemble au-dessous du corps calleux, puis divergent, en s’écartant sur les côtés , à mesure qu’elles se rapprochent des régions postérieures du cerveau.

En suivant cette marche, chaque segment latéral de l’appareil tertiaire se présente comme une sorte d’arc antéro-postérieur, ayant plusieurs courbures dirigées obliquement au-dessus des stratifications de l’appareil fondamental. Cet arc semble réunir tous les organes cérébraux de matière grise développés dans chaque hémisphère, de même que les segments divers de l’appareil secondaire joignent ces organes à ceux qui sont leurs congénères dans l’autre moitié de l’encéphale.

On observe ensuite sur le trajet de cette espèce d’arc, formé dans cha-

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que partie latérale du cerveau par chacun des segments de l’appareil Mammifères. — Appareil tertiaire, des amas isolés de matière grise disposés d’une manière générale, comme celles qui entrent dans la composition de l’appareil fondamental , c’est-à-dire placées sur le trajet on aux extrémités des stratifications blanches.

Ces masses isolées de matière grise paraissent être constamment en nombre déterminé, toujours le même dans la série des mammifères et dans l’espèce humaine.

De ces masses organiques, les unes sont placées à l’extrémité des arcs que forment de chaque côté du corps les stratifications blanches de chaque segment de l’appareil, les autres se remarquent sur différents points du trajet que parcourent ces arcs.

A l’extrémité postérieure peuvent être observés les amas de matière grise nommés corps fimbriés, à l’extrémité antérieure les masses grises connues sous le nom de corps ou éminences mamillaires. Au-dessus et au devant des corps fimbriés se voient les accumulations de matière grise qui constituent les hippocampes ; au-dessus et en avant des éminences mamillaires on peut apercevoir l’espèce de cloison grisâtre qui reçoit le nom de cloison transparente.

Ce sont toutes ces parties dont je vais présenter les caractères anatomiques, en commençant par les particularités appartenant aux stratifications blanches; après cet examen, j’entrerai dans les détails des divers amas de matière grise qui concourent également à la formation de ce troisième appareil.

285. La disposition des stratifications de substance blanche qui en- Stratifications de l'appatrent dans la composition de l’appareil tertiaire, est, dans sa généralité, toujours la même, quel que puisse être le volume de l’encéphale de chacun’des animaux mammifères examinés. Antérieurement et inférieurement elles commencent de chaque côté, à la base du cerveau, dans chacun des tubercules mamillaires, tantôt par des filaments blanchâtres, d’autrefois par un véritable cordon appréciable dès l’origine.

Quoi qu’il en soit, la partie antérieure des stratifications de l’appareil naît de ces éminences de matière grise, sous la forme d’un

Mammifères. — Appareil cordon cylindroïde, dirigé légèrement en avant et en haut, caché d’abord dans l’épaisseur des parois de Vinfundibulum , qu’il traverse obliquement.

Ce cordon apparaît ensuite à découvert dans la région antérieure du ventricule médian, vers la limite antérieure de la couche optique, et concourt, en se rapprochant du cordon opposé et congénère, à former l’un des deux reliefs nommés colonnes ou piliers , plus apparents que partout ailleurs dans les mammifères dont l’encéphale est volumineux. Ce sont ces piliers antérieurs de la voûte entre lesquels se rencontre un pertuis, par lequel on pénètre entre les deux lames de la cloison transparente ou interventriculaire.

Ces colonnes offrent , sur leur coté postérieur, une surface lisse et libre dans la cavité ventriculaire; sur leur côté antérieur s’élève successivement une série de prolongements blanchâtres, très-déliés en général, qui s’irradient dans la matière grise de la cloison transparente et se terminent dans son épaisseur.

Plus ces expansions légères s’éloignent de leur point de départ, plus elles deviennent délicates et imperceptibles : lorsqu’on vient à les chercher dans les points les plus élevés de la cloison , dans ceux qui sont le plus rapprochés du bord postérieur du corps calleux, on ne les aperçoit plus qu’avec difficulté.

Ces irradiations de matière blanche s’éteignent en s’approchant de la face inférieure de la grande commissure cérébrale; avant d’arriver à cette' limite, elles se sont pour la plupart effacées, elles se perdent dans la matière grise accumulée autour d’elles depuis leur origine jusqu’à leur terminaison.

Après s’être ainsi rapprochées l’une de l’autre au niveau de l’ouverture de communication située entre les cavités ventriculaires médianes et latérales, les stratifications droite et gauche de l’appareil tertiaire, quoique cependant toujours séparées par un intervalle appréciable, commencent à s’éloigner l’une de l’autre en s’élevant, et elles offrent dans l’un et l’autre hémisphère les caractères suivants.

Elles se recourbent de haut en bas au-dessus du troisième organe

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cérébral, elles le contournent, en continuant toujours d’envoyer des Mammifères. — Appareil prolongements délicats dans la cloison transparente, jusqu’à ce que, parvenues au niveau du bord postérieur de la grande commissure, elles s’éloignent davantage encore l’une de l’autre ; elles s’infléchissent alors de manière à former un arc dont la concavité est en avant. En se recourbant ainsi elles changent de forme , et cessent, en se portant de plus en plus en arrière , de ressembler à un cordon : elles prennent la configuration d’un ruban plus ou moins contourné, parce que les masses de matière grise placées alors sur leur trajet, modifient considérablement leurs rapports.

Ce ruban porte d’abord dans ces régions postérieures la masse grise de l’hippocampe , autour de laquelle il s’étale, il la sépare de la cavité du ventricule latéral, puis il se prolonge encore en bas et de dehors en dedans, en se recourbant encore sur lui-méme. II rencontre alors l’amas de matière grise nommé corps fimbrié, et se termine dans l’épaisseur du troisième organe cérébral de matière grise, que traversent les stratifications antérieures de l’appareil fondamental.

Le long cordon diversement modifié, dont nous venons de suivre la marche dans le trajet qu’il parcourt au travers de chaque hémisphère cérébral , se confond intimement dans presque toute sa longueur avec la substance blanche, qui tapisse l’intérieur des cavités ventriculaires.

286. M. Tiedemann reconnaît avec beaucoup de justesse que l’on ne rencontre ni voûte, ni cloison transparente dans les animaux de la classe des poissons, des reptiles et des oiseaux. L’existence des portions organiques désignées sous ce nom n’est en effet point possible chez ces animaux. Les organes cérébraux de matière grise que possèdent ces espèces sont autrement disposés, à l’extrémité supérieure de l’appareil fondamental, qu’ils ne le sont dans les mammifères.

Mais quand ce savant anatomiste assure que, dans l’embryon de trois mois [Anat. du cerveau trad. par Jourdan, p. 282, 1. 12 et suivantes), on ne rencontre aucune trace de l’appareil que je désigne, il énonce une manière de voir que je ne saurais partager, parce qu’elle est à mon avis faiblement appuyée par l’observation.

Mammifères -Appareil Egs stfatifications (Ic lïiatière blanche qui viennent d’étre décrites peuvent être observées dans les embryons de trois mois; je ne pense pas m’être trompé à cet égard. Je les ai cherchées et ai cru les reconnaitre sur des embryons encore frais et nouvellement sortis de l’utérus de la mère : j’arrosai seulement les parties d’alcool après les avoir examinées d’abord , afin de conserver plus longtemps la forme des objets dont l’existence ne me paraissait plus être douteuse.

Toutefois, il est remarquable que des faits anatomiques semblables à ceux qui m’ont frappé, n’aient que faiblement attiré l’attention de l’auteur illustre de V Anatomie du cerveau; car, il reconnaît ' que dans un fœtus de trois mois , ayant macéré depuis longtemps dans l’alcool : (( on voit, au-devant des couches optiques et derrière le commencement » du corps calleux, une bandelette étroite qui naît de la base du cer- )) veau, notamment des éminences mamillaires, se porte de bas en )) haut, se recourbe d’avant en arrière au devant des couches optiques » et derrière le corps calleux, alors fort étroit et presque perpendi- )) ciliaire, et va s’unir avec la membrane des hémisphères \ «

Il est évident, d’après cette citation textuelle, que les détails de l’encéphale qui nous occupent maintenant, jugés même d’après l’ouvrage duquel je les emprunte, sont loin de s’accorder avec la théorie de l’anatomiste dont les opinions ont eu tant de retentissement dans les diverses écoles savantes de l’Europe.

Organes de matière grise 287. Les amas organiques de matière grise placés sur les extrémités <ie 1 appareil tertiaire. surletrujct des stratificatious blanches de l’appareil tertiaire sont,

en les comptant d’avant en arrière, premièrement les tubercules mamillaires, secondement les deux lames de la cloison transparente, troisièmement les hippocampes , quatrièmement les corps fimbriés. Je vais examiner successivement ces parties.

Tubercules mamillaires. Depuis Santorini tous les anatomistes ont remarqué que des tuber-

cules de matière grise, situés à la base du crâne, derrière l’appendice ou

^ Loco citato , pag. 39, ligne 6.

- Loco citato, pag. 28, ligne 10 (5® mois). « La voûte, les cornes d’Anunon, les commissures, n’existaient point encore. »

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corps pituitaire, se trouvaient à l’origine des piliers antérieurs de la Mammifères. — Appareil

, ^ tertiaire.

voûte. Ces masses de matière se rencontrent dans tous les animaux mammifères.

La disposition des éminences qui les font reconnaître n’est pas absolument la même dans toutes les espèces, et l’on a parfaitement fait observer ' que dans les animaux ruminants ces organes forment presque une seule masse, au milieu de laquelle on distingue avec peine une division médiane aussi nette que partout ailleurs, tandis que dans plusieurs animaux carnassiers et dans l’espèce humaine les deux tubercules latéraux sont parfaitement bien isolés à droite et à gauche.

D’après les dissections pratiquées sur des animaux, il paraît qu’au delà de l’espèce humaine, la confusion des tubercules mamillaires sur la ligne médiane est un fait constamment appréciable. Yoici ce que dit M. Tiedemann ^ sur ce sujet : Eminentia candicans encephali simiarum, non duplex, uti in honiine , sed simplex conspicitur. In caelet'is mammalibus , saltem in iis, quorum cerebrum perlustravimus , pari modo eminentiam candicantem simplicem videmus.

Ces organes, simples ou confondus en une seule masse, n’existent pas dans les classes d’animaux inférieurs aux mammifères; et quoique Tiedemann en admette l’existence dans les oiseaux, cependant je ne saurais partager cette opinion. Aucun fait ne peut la confirmer, rien ne la rend probable.

Il en est de même des prétendus tubercules mamillaires des poissons et des reptiles, situés dans tous ces animaux au devant de Vinfundibidum, en arrière du cliiasma des nerfs optiques. Ces tubercules ne sont autre chose que les troisièmes organes cérébraux de ces poissons , situés chez eux à la base de l’encéphale.

288. La portion de l’encéphale désignée sous le nom de cloison Cloison transparente, transparente, ne peut exister que dans les animaux vertébrés chez lesquels les arcs de l’appareil tertiaire sont développés; on ne l’observe par conséquent que dans les mammifères.

' Tiedemann , loc. cit., pag. 276, lig. 1. ^ Icônes cerebri, etc., pag. 51 , § XXIII.

Appareil résuItc (Ib l’accollement plus ou moins intime de deux minces

accumulations de matière grise, étendues l’une auprès de l’autre, de manière à constituer, dans la région antérieure de l’encéphale, une sorte de double cloison dirigée d’avant en arrière sur la ligne médiane, plus étendue en avant, et dont le décroissement est de plus en plus manifeste , à mesure que cette partie se rapproche des limites postérieures du corps calleux.

Sans l’existence de cette double cloison, les extrémités antérieures des ventricules latéraux seraient confondues sur la ligne médiane.

Entre chacune des parois par lesquelles est formée la cloison transparente, on rencontre constamment, si je ne me trompe, une cavité dont l’entrée fort étroite s’ouvre dans le ventricule cérébral médian, entre les deux piliers antérieurs. On peut en démontrer l’existence par l’insufllation, par l’injection d’un liquide, ou seulement en coupant transversalement la cloison , en plaçant sous l’eau les parties divisées , afin d’éloigner plus facilement les deux parois rapprochées.

Ce rapprochement des deux parois est tel, que partout d’abord elles paraissent confondues en une seule. L’espace qui les sépare, très-faible du reste, ne saurait être vu au premier examen, et il est toujours nécessaire de mettre en usage , en les variant, les procédés qui viennent d’être indiqués.

Chacune de ces deux portions de matière grise est disposée verticalement au-dessous de la grande commissure. Dans leur épaisseur, très-variable suivant les espèces de mammifères et quelquefois assez mince chez l’homme pour mériter le nom de transparente, se divisent en divergeant de très-petits prolongements de substance blanche qui viennent de la convexité antérieure des stratifications blanches de l’appareil tertiaire. Ces prolongements prouvent manifestement qu’il faut rattacher à cet appareil l’existence de cette masse légère de matière grise.

Malgré l’apparence que présente la cloison transparente, il ne faut pas penser que cette accumulation de matière grise forme absolument la surface des cavités ventriculaires aux endroits dans lesquels on

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l’observe. Une investigation attentive doit faire écarter cette opinion J Mammifères. — Appareil et démontre qu’une très-mince et légère couche de substance blanche sépare la matière grise de la cavité des ventricules. Ce fait se confirme par l’observation des autres régions des cavités intérieures de l’encéphale : nulle part leurs parois ne sont constituées par la matière cendrée, elles ne le sont que par la substance blanche, reconnaissable à son défaut de vascularité. Nulle part aussi on ne rencontre dans les animaux mammifères un nombre considérable de ramifications artérielles sur les parois ventriculaires; au contraire, sur ces parois les divisions artérielles sont très-rares, et souvent même à peine appréciables.

289. En arrière de ces deux masses de matière grise , mais plus en Hippocampe, dehors de la ligne médiane , à cause de l’écartement plus grand des parties droites et gauches de l’appareil tertiaire, se rencontrent également de chaque côté deux amas de matière grise : ils entrent dans la composition d’un ensemble que l’on nomme hippocampe. Dans cet endroit, la matière grise est encore séparée de la cavité ventriculaire par la substance blanche : cette substance forme, à la surface de l’hippocampe, une sorte de ruban aplati, faisant dans le ventricule un relief proportionnel au volume de l’éminence sur laquelle il est étendu.

Quelques anatomistes veulent voir, dans la réunion des deux matières nerveuses de la corne d’Ammon, une circonvolution rentrée ou intérieure ; ils considèrent alors cette portion de l’appareil tertiaire comme une dépendance des stratifications du prolongement rachidien.

Cette opinion, déjà combattue par d’autres observateurs, ne me paraît pas admissible.

Si cette portion de l’appareil que nous examinons est une circonvolution (Treviranus, Arch. de méd., 1823), elle doit être , comme toutes les circonvolutions, très-variée dans la forme qu’elle présente sur chaque encéphale de mammifère. Or, le contraire existe : l’examen des cerveaux des rongeurs, des carnassiers, et des animaux les plus voisins de l’espèce humaine elle-même, prouve que cette forme ne subit que de très-légers changements.

On a pu remarquer, par ce que j’ai dit précédemment, le rapport

Mammifères. — Appareil du nombre des circonvolutions et de la profondeur des sillons qui les

tertiaire. i i • • ^

séparent, avec la masse de matière blanche des hémisphères formée à la fois par les stratifications pédonculaires et les stratifications de l’appareil secondaire confondues ensemble. Un rapport analogue ne peut être saisi entre les formes de la superficie du cerveau et la forme du relief ventriculaire de l’hippocampe. Le cabiai , le lièvre, l’écureuil , parmi les rongeurs; la taupe, la chauve-souris, le hérisson, parmi les carnassiers, n’ont que très-peu ou point de circonvolutions cérébrales; tout l’appareil tertiaire, et en particulier l’hippocampe de ces animaux, est au contraire très-bien développé. Il présente une quantité de matière grise fort considérable, il fait une saillie aussi remarquable dans chaque ventricule, toute proportion gardée, que l’hippocampe des chats, des chiens et des autres mammifères carnassiers, dont le premier organe cérébral est divisé par des sillons et des reliefs apparents et multipliés.

Corps fimbrié. 290. Lu demière masse de matière grise qui complète l’ensemble de l’appareil tertiaire est située en avant de l’extrémité postérieure des stratifications blanches de cet appareil. Cette partie grise est apparente à l’endroit où la couche de ces stratifications contourne la couche optique , avant de se perdre dans l’épaisseur de cet organe. Elle est désignée généralement sous le nom de corps dentelé ou fimbrié.

Cette masse de matière grise n’est certainement point très-remarquable par son volume , mais elle devient fort intéressante à considérer, parce qu’elle ne paraît pas aussi intimement liée à l’existence de l’appareil tertiaire, que les tubercules mamillaires, que la matière grise de la cloison transparente et de l’hippocampe.

Dans tous les animaux mammifères ces trois dernières masses grises sont toujours très- appréciables , tandis que l’amas de matière grise connu sous le nom de corps fimbrié, ne peut être démontré que dans certaines familles.

Il n’en existe aucune trace dans les rongeurs : les animaux carnassiers paraissent également en être dépourvus. Les ruminants et les solipèdes me semblent être les premiers mammifères dans l’appareil

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tertiaire desquels apparaît pour la première fois le corps fimbrié. Mais Mammifères. — Appareil nulle part le volume de cette masse de matière grise n’est aussi appréciable que dans l’espèce humaine. Cet organe, remarquable par les découpures légères qui le distinguent , est pénétré par un fort grand nombre d’artères, ce qui semble annoncer en lui une importance qu’il serait intéressant de découvrir.

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