XII PRÉFACE
lions rarement remplies , restent interdites au plus grand nombre, à qui manquent , tout au moins^ des loisirs suffisants. J'ai pu moi-même fréquemment observer un extrême désir de connaître la doctrine positive et un regret sincère et profond de ne le pouvoir, au moins autant qu'on le désirait , par les publications actuellement existantes. D'autre part, convaincu de Textrême importance , de Turgence même, qu'il y a à ce qu'elle se répande, j'ai été ainsi conduit à me mettre à l'œuvre, et à entreprendre dç l'exposer le plus succinctement et le plus clairement qu'il m*était possible.
Je me suis donc efforcé, en restant dans les limites naturellement imposées, d'après le but à atteindre, à un ouvrage tel que celui-ci , de mettre dans ce livre tout ce que ceux de M. Comte m'ont paru contenir de plus important. J'ai cherché à présenter les points qui m'ont semblé les plus essentiels de la manière la plus propre à les faire convenablement ressortir ; et je n'ai pas craint de m'appesantir sur eux , de les développer, quitte à passer plus rapidement sur ce qui me paraissait secondaire, au moins comparativement. Enfin, j'ai été constamment préoccupé de ne rien retrancher qui pût empêcher de suivre l'enchaînement des conceptions , et d'abréger de manière à le rendre plus saisissant , plutôt que moins sensible.
Telles ont été les circonstances qui ont préparé, puis déterminé mon travail , les préoccupations qui l'ont dominé, enfin son but. L'atteint-il? Est-il un abrégé tel qu'il convenait de le faire, de la doctrine positive ? Je le crois : les autres décideront. La pensée de ce livre est en effet
bîea plutôt enoare d'appeler TaitoatieD sur odu de M.^mte^ deftféparer à leur lectureide l'aider, de la faeititer^ que d'en tenir lieu.
D'ailleurs je suis moi-même persuadé que^ dans des circonstances plus favorables , moins pressé d'acheveri j'aurais pu apporter encore à ce livre quelques améliorations secondaires. Mais je crois aussi que^ tel qu'il est^ il peut être utile ^ que j'ai mis assez de soin à le faire pour qu'il ne m'ait échappé aucune erreur de quelque importance; enfin qu'il peut réellement répondre aux besoins qui Tout fait naître. Je l'ai su , en l'écrivant ^ impatiemment attendu au moins de quelques-uns^ et j'ai cru, moi aussi, qu'il pouvait y avoir un grand intérêt à ce qu'il parût le plus tôt possible.
De cet ensemble de considérations et de circonstances m'est donc venue la force nécessaire pour entreprendre mon œuvre 5 pour la poursuivre sans relâche, sans repos, sans interruption dépendante de ma volonté ^ et pour Tachever sans que m'aient découragé les obstacles qu'y apportait ma position, sans que m'aient rebuté les difScultés du travail en lui-même, et sans que sa longueur ait lassé ma patience.
Et je suis enfin arrivé à son terme I En luttes douloureuses, combien de temps, de courage et de forces peutêtre ont été perdus^ quelques-uns s'en doutent : nul jamais ne le saura. Mais^ ma vic^ dût-elle se réduire à quelques années de travail et d'efibrts , serait belle encore; car cette estime que je me suis efforcé de mériter^ elle m'a été donnée^ et par ceux-là surtout que moi-même
XfV PRÉFACE.
j'estimais; car du dévouement j'ai connu les plaisirs; ear j'ai su, des premiers ! j'ai su la bonne nouvelle. La bonne nouvelle ! Heureux qui la sait, mille fois heureux qui ki ^t!
Douai, 23 H«mère«9 K — 20 février 1857.
> Voir te calendrier posUiviate à la fin de l'ourrage. L^ère positiviste commence le 1*' Janvier 47S9.
VAXJTES ESSENTIELLES A CORRIGER»
^age 21, ligne' 14 en remontant» au lieu de : influente, UteM : infloenee.
Page 86 , titre du paragraphe 4 j au lieu de s la philosophie naturellct lUex : la philosophie positive.
Page 113, ligne 8 en remontant, au lieu de : celle, lises : celles.
Page 131 , lignes 4 et 5, au lieu de : quelle « dans cette dernier» saison, nous, de l'atmosphère boréal, soyons, lisex : quoique, dans cette dernière saison de lliémisphère boréal , nous soyons.
Page 185, ligne 8 , au lieu de : les explications , liées r TeiplicatioiK
Page 223 , ligne 4 , au Ueu de s du composé, Hees : des composés.
Page 253, ligne 8 en remontant, au lieu de: et végétative, en dé^ terminer, lises : et en végétative f déterminer.
>age 273, ligne 15, au lieu de : ainsi du nombre, lois, lises • ainsi lois du nombre.
Page 285 , ligne 13, mettes au commencement de la ligne U fnot pour qui la termine.
Page 289, ligne 12 en remontant, au lieu de : et tant les sciences , lises : et tant que les sciences.
Page 389, ligne 4, ati lieu de : consistant, lises : consistait.
Page 388, ligne 8 en remontant , au lieu de : temporels et spirituels, lises : temporel et spirituel.
Page 494, ligne 6 en remontant, au Heu de .'aussi déleminée, lises ainsi déterminée.
DE L'EXISTEXCB, DANS TOTJTE SOCIÉTÉ, DE DEUX PODVOIBft DfiSTIKCTS , L'UN TEMPOREL , L'âUTRE SPIErtlTEL. DE LEUR SÉPARATION SYSTÉMATIQUE ESSAYÉE DANS LE PASSÉ, NÉCESSAIRE DANS LE PRÉSENT, CERTAINE DANS L*A VENIR.
(Exposition , servant d'introduction» du principe fondamental
de la politique positive.)
Ne faut-il pas laisser aox bommas que la TériU ginele temps de s'y aceontumer; aiix jeunes gens qui la reeoiTent aTidement le temps de dererfr quelque cliose, et aux Tieillards eelni de n'èli« plus rien T
SiEfts [Qu'est-ce fue U Tiers-État f)
CHAPHRE PREMIEB.
COHSIOiHATIORS PKÉUHIMIBES.
Inlroduclion , objet et ptan de celte première partie.
Toute société suppose et entraîne Texistence de deux pouvoirs distincts, Fun temporel, Tautre spirituel : qu*lls soient d'ailleurs officiellement réunis ou séparés par une organisation politique plus ou moins parfaite, ces deux pouvoirs sont toujours de nature essentiellement différente; et leur diversité, leur opposition même, se prononçant davantage à mesure que la société se développe et que la civilisation avance, la séparation en devient algrs de plus en plus nécessaire. Tel est
â PREMIÈRE PARTIE.
le sublime théorème, découvert il y a plus de trente ans par M. Comte, encore inconnu ou incompris hors de son école, que cette première partie a pour but d^expliquer et de démontrer. Mais quoi que je puisse mettre dans ces pages, jamais, jamais elles ne diront toute ma foi en cette découverte, Tenthousiasme qu'elle m'inspire ^ et mon désir ardent de la faire comprendre , de la répandre, d'en faire sentir à tous la réalité , la profondeur, la portée infinie , enfin de montrer son opportunité et l'application immédiate dont elle est susceptible.
Je dis donc que Ut division du poavoir en temporel et en spirituel, non plus motivée par l'opposition entre les intérêts terrestres et de chimériques intérêts célestes, mais comprise et reconnue, en conséquence de l'organisation humaine, comme la condition nécessaire d*un véritable ordre social , doit être le principe fondamental de la société ; je dis que cette admirable division peut seule concilier la soumission et la dignité, le concours et l'indépendance. Portant la lumière dans toutes les relations, tant privées que publiques, aujourd'hui si tendues, et y sachant faire la part et poser les limites de l'obéissance et du commandement, c'est elle qui peut et doit , autant que possible, mettre un terme à toutes les perturbations profondes. Et en même temps, comme aussi j'espère le prouva, elle est la réponse « la seule possible, complète et satisfaisante, à la grande question qui maintenant préoccupe tout le monde.
L'histoire aous montre toutes les formes imagiaabtef de gouvem^nent: théocratie, monareiUe^ démocratie, aristo* cratie, se saccétiant tour à tour sans qu^aucuoe ait jamais pu être (fêfinitfrei Toujours les inconvénients de celle qu'on a adoptée ont fini psir remporta sur ses avantages ^ et ^ à on moment donné, ont forcé d*y renoncer. Tout pouvoir fortem^t ooiistitné et ayant surtout Tordre en vue , avec le tomps se laisse aller à l'abus, et les peuples sont exploités plutôt que
biV. bu PODVOm B!f TBHHniEL ET SPiftltUBL. i
gouvernés. Toute instf tation imaginée pour modérer le pou* voir, lui rappeler ses devoirs , sa mission , les Intérêts généraux qui lui sont confiés, ou avorte on conduit à ranarehfe. Tout ce qu*on a pu imaginer a été essayé, et, n^ayant Jamais réussi que momentanément, a dû, après avoir produit des résultats plus ou moins brIUuits et durables, toujours suivis d*une période de décadence et de trouble, être remplacé par un autre régime* Que faire donc? quMmaginer de nou* veau? y a-t-ii quelque cbose qui puisse toujours eonvenir? Gomment concilier, à la satisfaction de tous et d'une m»» nière permanente et durable, le pouvoir et la Uberté ; le pou* voir nécessaire à Tordre , et la liberté nécessaire au prop^ ? Gomment concilier une autorité forte et respectée, qui prévienne toute anarchie , en éloigne même toute crainte, avee de justes garanties assurant à cbacun la Jouissance de ses droits ; c'estF4-dire le libre accomplissement de ses devoirs , tant privés que publics; car, diaprés le positivisme, nul n*a d'autre droit que celui de connaître et de remplir ses devoirs. On le voit maintenant, la question est bien plut oompll» quée et diftciie à résoudre qu'on ne s'en doutait II y a quelques années. Il ne s'agit pas seulement de diviser le pouvoir de telle et telie manière : en exécutif et en législatif par exemple, etde prétendre que tout le monde doive se contenter des résultats, quels qu'ils soient , decettedivision,et nerien demander de plus. Sur cette conc^tion Je reviendrai plus tard. Ne voyant pas qu'ils s'etbrçaient ainsi de diviser ce qui psu* sa nature est essentiellemeut un , de séparer ce qui n^est pas <Hstlnct et par conséquent ne peut être séparable, ceux qui dans ces deniers temps , en France et ailleurs , se sont trouvés les maîtres ont prétendu appliquer leur système. Ils avaient toute facilité pour en démontra ainsi la valeur : mais, rien ne s*étant fait , et les choses allant mal, non de leur avis sêoa doute, mais, à part le leur, de l'avis de presque tous, une touit antre démonstratton en ei4 résultée. Par suite, le jrîus
graad nombre s'est éloigné d'eux : maintenant ils sont mi0 à récart, leur idée est rejetée» et Ton cherche autre chose. Heureusement la politique est un art commode , qui laisse la ressource de s'en prendre aux autres. A trois reprises différentes essayé en France , le gouvernement parlementaire a trois fois disparu dans la guerre civile, après avoir vécu par la corruption et amené Tanarcbie. Dans les autres pays du continent où Ton a également voulu l'appliquer, il fait peine à voir. Cependant l'on y tient encore. S'il n'a pas duré c'est par suite d'accident ; ou bien c'est parce que le pays n'était pas mûr et digne de la conception. Telles sont les ressources de la politique. L'architecte dont la construction ne tient pas ne peut accuser les pierres; l'industriel qui n^arrive pas aux produits qu'il a en vue, ne peut s*en prendre aux matières qu'il emploie : et l'un et l'autre sont bien forcés de ccmvenlr que la science leur manque. Mais les politiques malheureux, les hommes d'État en disponibilité n'en conviennent jamais. Révolutions sur révolutions démentent leurs prévisions; prouvent, je le dis, car c'est le mot que je pense, l'absurdité de leurs combinaisons ou des conséquences qu'elles entraînent, comme par exemple un roi qui règne et ne gouverne pas : s'ils n*ont pas réussi , ce n'est jamais leur faute, c'est toujours celle des autres. Croient>-ils vraiment, comme ils ont l'air de le faire, que la postérité, en tant du moins qu'elle s'oceup^a d'eux , les jugera comme ils se jugent eux-mêmes? Qu'elle hésitera à dire que la science et l'intelligence leur ont manqué ; qu'ils n'ont rien compris à leur époque ; qu'ils ont voulu gouverner sans connaître ni riiomme en société, ni l'homme individuel? Et quand ils viennent dire que leur mauvais succès est la faute des hommes , qui ne se sont pas trouvés telsqu'ils auraient dû être» croient-ils que cela puisse être autrement jugé que le délire d'une suffisance ridicule? Ils n'ont su résoudre le problème, voilà tout; le problème qui est : gouverner les hommes tels
DIV. DU POUTOIR BN TBMPOIIBL £T SPIHITUBL. 5
qu'Us sont, et non tels quMl peut sembler à Tun ou à Tautre qu'ils devraient être.
Dite en quelques mots, Tidée générale de la solution positiviste, de la découverte politique que toute cette première partie a pour but d*expliquer et de développer, c'est que BOUS devons arriver à une organisation sociale à peu près analogue à celle qui fut réalisée au moyen âge, d*ilildebrand à Boniface VIH. Le pouvoir est alors conçu comme devant être divisé en temporel et en spirituel, chacun d'eux ayant une existence et une oiiganisation propres, pleinement assurées et' indépendantes de Tautre. Sans doute , la réalisation de l'avenir comportera bien des différences avec Tessai du passé. A vrai dire , la division du pouvoir, imposée k l'origine par une situation qui forçait le monothéisme à surgir sous la domination du polythéisme romain, y était en contradiction directe avec la nature fondamentale de la doctrine dominante : car, parlant au nom de Dieu , on ne conseille qu'autant que Ton ne peut commander. Mais le même principe, bien compris de tous, rationnellement établi, et en parfaite harmonie avec toutes les croyances reçues , deviendra suscepiMe d'une étemelle application. Ce ne serait certainement qu'une 4)ien superficielle et vicieuse appréciation qui pourrait disposer à rejeter de l'organisation sociale l'admirable pensée qui a été le caractère distinctif du régime du moyen âge, d'après les luttes, qu'à tort ou à raison , on lui attribue. Car, outre qu'elle en a prévenu bien autrement qu'elle n'en a fait naître, une étude approfondie de l'histoire démontre irréfutablement que c'est exclusivement à elle que nous devons la civilisation moderne de TEurope occidentale, si supérieure à tout ce qui existe ailleurs et a jamais existé. Quels maux secondaires, que d ailleurs l'avenir ne reproduira pas, ne compense, et de reste, un pareil bienfait?
Quelque imparfaite idée que l'on puisse encore s'en faire d'après le peu que j'en ai dit, on voit cependant déjà, je
pense, l*originalité et la profondeur de la solutlcm potiti^ viste du problème de Torganisation du pouvoir. Et» du moment qu'on la trouve réelle r rien n^est plus {M^pre h faire comprendre le génie extraordinaire qu'il a fallu pour la dé«couvrir, que de la voir si éloignée de toutes les idées reçues , et si différente de ce qui maintenant a cours et de Tordre didées et de conceptions dans lequel est cherchée, par tous ceux qui s'en occupent en dehors du positivisme, la réponse à la même question , la solution du même problème. Et c'est aussi un grand enseignement pour ceux qui la sentent si claire, si lumineuse et si sûre, que de voir la peine qu'ont à la comprendre, à comprendre même ce qu'elle veut dire, les plus instruits et les plus intelligents.
Un des caractères propres à cette découverte c*est, ma^ré rétroite connexité de toutes celles d*où est résulté le positivisme, de pouvoir plus qu'une autre être détachée de Tensemble, et de comporter une appréciation isolée et distincte. Sans doute toutes les découvertes de la science » positive s'éclairent et se fortifient mutuellement, et, par des liens plus ou moins cachés, s'enchaînent les unes aux autres. Mais quoiqu'elle n'ait pas alors, il est vrai, la certitude et la portée qu'elle acquiert en s'appuyant sur toutes les données qui réellement concourent à l'établir, la nécessité de la division du pouvoir en temporel et en spirituel peut au moins très-bien se comprendre et même se démontrer par la seule étude, suffisamment approfondie, de ce que tout le monde sait ou a directement sous les yeux. La base de ce principe , sa cause, est dans ce qu*ofnre de fondamental et d'immuable l'organisation humaine, où ont leurs racines tous les phénomènes sociaux. Et le moyen de le reconnaître est l'observation de soi , plus encore l'observation des autres, non-seulement dans l'espace mais surtout dans le temps. 11 en est et il en sera pour ce principe comme pour tous les pointsfondamentaux des sciences, pour les grandes clarté»
DIV. DU PODVOTR Klf TAMPORBL ET 8P11IITDEL. 7
ôoDcernant les Idées mères. Dans les premlera tempi de la découverte on éprouve une extrême difficulté à les faire corn» prendre, & en faire saisir le sens, et elles ne se répandent que lentement. Puis, quelquefois bien peu de temps après, une fois que le voile s^est déchiré, que la clarté est venue, la difficulté devient presque aussi grande à concevoir comment on h*a pas toujours eu une idée aussi simple et comment il a fallu du génie pour la découvrir. Ainsi , par exemple, maintenant que la pesanteur et les lois du mouvement sont parfaitement connues, il parait à tout le monde que la chose la plus simple et la plus naturelle, c*est que une pierre lancée en Tair retombe : la pesanteur, agissant sans cesse contrairement à la force communiquée, doit, évidenunent, la détruire avec le temps. Eh bien I il n*y apas longtemps, un philosophe très-iin et même profond, (alors que les philosophes étaient aussi des savants), Fontenelle disait un siècle après Galilée : « On ne sait pas, du moins bien cer- » tainement, pourquoi une pierre jetée en Tair retombe. » 11 en sera pour la division du pouvoir en spirituel et en temporel comme pour la chute des pierres. Cette idée semble maintenant extraordinaire, étrange et difficile à comprendre ; dans quelque temps, ce qui le sera, c*est qu*une idée si simple n'ait pas toujours été admise et reconnue, et quMl ait fallu du génie pour la découvrir.
Afin de Texposer, j*ai d^abord à définir exactement chacun des deux pouvoirs, l'un temporel, l'autre spirituel; à montrer leur existence propre et indépendante, et leur nature essentiellement différente. Ensuite je ferai voir la nécessité de leur séparation , et les plus importantes et meilleures conséquences qui en dérivent; puis, comment elle peut et doit s'établir. Enfin, passant rapidement en revue le passé au point de vue de cette séparation des deux pouvoirs, je montrerai comment les progrès de la société ont fait surgir séparément chacun d'eux, et comment, le développement de
8 PREMIÈRK PARTIE.
la civilisation rendant leur séparation systématique de plus en plus nécessaire, elle a été essayée et réalisée imparfaitement sans doute, mais jusqu'à un certain point cependant, avant mémo que pût être comprise la véritable cause qui la rendait nécessaire , cause seulement mise en lumière par les admirables conséquences d'un tel essai. J'achèverai en indiquant en quelques mots comment cette distinction et cette séparation des pouvoirs, appliquées à la situation présente, peuvent seules résoudre les difDcultés du moment Mous verrons ainsi ce lumineux principe, cette admirable découverte, expliquer le passé , faire comprendre le présent et découvrir Tavenir.