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monlant de l'intérêt à 4, 60 pour cent du capital de premier ôtablissement. Ces prélèvements faits, s'il reste encore un excédent, celuici doit être partagé en parts égales entre le Gouvernement Tunisien et la Compagnie. Les conditions de rachat de toutes les lignes sont prévues et réglées, m
C'est également la Compagnie Bône-Guelma qui exploite le tronçon de 34 kilomètres reliant Tunis à La Gouletle et à La Marsa. Elle l'a acquis de la Compagnie italienne Rubattino, après entente avec le Gouvernement Tunisien, au prix de 7.500 000 francs, et devait en assurer l'exploitation jusqu'au 7 mai 1970, en vertu d'un décret beyiical du 16 octobre 1898; mais une convention, passée cette année même, lui substitue la Compagnie Française des Tramways de Tunis, l^s lignes actuelles vont être remplacées par une voie courant le long de la bei^e Nord du canal reliant Tunis à La Goulette.
Dans le sud de la Régence, il n'y a que la voie ferrée de Sfax à Gafsa et aux gisements de phosphates de Metlaoui. D'une longueur totale de 250 kilomètres, cette ligne a été construite sans subvention ni garantie parla Compagnie concessionnaire, qui en assume l'exploitation pour une période de soixante années.
Au total, 1.166 kilomètres de chemins de 1er, dont 310 à voie normale et 850 à voie d'un mètre, sontexploités par deux compagnies. Les études nécessaires à la jonction du réseau Nord et du réseau Sud sont achevées et vont permettre le très prochain accroissement de ces voies ferrées par la construction des lignes Sousse-Sfax et Sfax-Gabès.
Deux budgets sont intéressés dans l'exploitation des chemins de fer tunisiens : celui de la France et celui de la Tunisie. Le premier
m La carte au 1/200,000' eiposne montre l'tffort qui a été fait pour doter la Tanisie d'un réseaa complet dont toutes les lignes prÎDci pales sont aujourd'hui exploitées ou en voie d'achèvement.
L.es chemins de fer de la Régence, représentes sur la carte, sont divisés en trois catégories :
l" Chemins de fer en exploitation,
a° Gtiemios de fer en coDstructioo,
3* Cbemius de fer projetés.
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a dû verser, en -1898, 1.712.793 francs pour parer à l'insuffisance (les recettes sur le réseau garanti, et on ne peut prévoir avant longtemps lin allégement à cette contribution annuelle. Le second n'a aucun versement à faire à la Compagnie Bdne^Guelma, qui a été autorisée à prélever sur ses réserves les insuffisances de recettes. Mais, dès maintenant,le réseau tunisien donne des excédents de recettes. En 1904, le Gouvernement Tunisien a pu commencer à loucher une partie de l'intérêt du capital qu'il a consacré à l'établissement de ses voies ferrées et la part du Trésor dans les bénéfices (le l'exploitation n'a pas été moindre de 189.000 francs. Tels sont, en résumé, les résultats financiers, au point de vue de l'Ëtat, de l'exploitation des chemins de fer tunisiens, garantis ou non. Quant à la ligne Sfax-Gafsa, bien que de construction tr^ récente, on peut déjà en apprécier le rendement économique en constatant que la Compagnie couvre ses frais d'exploitation par le transport des voyageurs et marchandises diverses autres que les phosphates.
L'Administration chaînée de la conduite des travaux publics a dans son ressort, outre le Service des Ponts et Chaussées, celui des Mines, le Service Topographique et celui de la Navigation et des Pèches maritimes. Elle a été organisée par un décret du 13 septembre 1882, et elle a pour chef un directeur général assisté d'une administration centrale dont l'organisation tient à la fois de celle d'un ministère et de celle d'un bureau d'ingénieuren chef. Le personnel, emprunté aux cadres de la métropole ou recruté sur place, compte un nombre d'agents relativement restreint, par cette raison qu'un même agent réunit le plus d'attributions possible toutes les l'ois que les nécessités du service le permettent.
En ce qui concerne les Ponts et Chaussées, le territoire tunisien a été divisé par décret du 30 avril 1900 en quati'e arrondissements confiés à des ingénieurs dont deux résident à Tunis et les deux autres à Sousse et à Sfax. Les travaux sont exécutés par payement direct sur les fonds du Budget, par prestation et par concession. Ce dernier mode a été employé pour les ports de Bizerte, Tunis, Sousse, Sfax, pour la voie ferrée de Sfax-Gafsa, l'adduction d'eau et l'éclaii-age à Tunis et à La Goulette,la construction des tramways de Tunis. C'est au contraire avec les seules ressources four-
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