‹ Exposition coloniale de Marseille: La Tunisie et l'œuvre du protectoratChapitre 8 sur 38 · ti'.l · texte numérisé non relu

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A peine si quelques écoles, tenues par des coiigréganistes, existaient en Tunisie quand fut créée la Direction de l'Enseignement en 1883. C'est à cette dernière que revient l'iionneur de l'oi^nisation acUieJle, Pour bien marquer l'esprit dans lequel il entendait procéder aux réformes dont il avait la cluirye, le Gouvernement du Pi'otectorat commença par créer une école normale de garçons qui devint, avec son annexe le Collège Alaoui, la pépinière des institutions scolaires de la Régence.* C'est un établissement scolaire d'un type particulier, qui ne fait double emploi ni avec le Collège Sadiki.collège exclusivement indigène, ni avec le Lycée, établissement plus parliciUièremeut européen. Placé îï ciHé de la Direction de l'Enseignement public et pourainsi dire constamment sous les yeux et la tutelle immédiate du Directeur de l'Enseignement, il devait être une sorte de cliamp d'essai des meilleures méthodes pédagogiques en vue du rapprochement et tie la coédiication, si l'on peut s'exprimer ainsi, de la jeunesse indigène et de la jeunesse européenne. Il devait être aussi, comme l'indique son nom, une école normale, unepépinière destinée àassiirerle recru lementdesmaiti't's français et indigènes pour les écoles que l'Etat se proposait de crééi' dans les principales ville de la Régence. Il était indispensable de donner à ce personnel le savoir et l'expérience nécessaires pour faireprospérercesécoles.w Aussi tôt après.commencèrent les créa-

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