‹ Exposition d'œuvres de RembrandtChapitre 26 sur 206 · Jésus-Christ prêchant, pièce dite « la Petite Tombe · texte numérisé non relu

Jésus-Christ prêchant, pièce dite « la Petite Tombe

B. 67; G. 66; Cl. 71 ; W. 71 ; Bl. 39; M. 229; Dut. 71 .

a. — 1er Etat : avec beaucoup de barbes ; la manche de l'homme au turban à gauche est noire.

b. — 2e État : la planche a été ébarbée.

c. d . — Dans le catalogue d’Amadée de Burgy (1755), n° 361, cette pièce est ainsi désignée: Christ prêchant au peuple, nommé petite estampe de la Tombe. Pieterde la Tombe était un amateur, ami de Rembrandt, qui posséda quelques-unes de ses planches. Ce nom propre a été pris dans la suite pour le titre de la composition et Bartsch a catalogué la pièce en l’appelant : la petite Tombe, désignation qui lui est restée.

Bartsch, d’ailleurs, jouait de malechance avec cette estampe; il a décrit comme un état spécial une épreuve, que nous exposons à titre de curiosité, et que le peintre Peters avait transformée à peu de frais en épreuve unique, en grattant la toupie de l'enfant couché à plat ventre. Si bien fait que soit ce truquage, on le constate facilement en regardant l’estampe à jour frisant. C’est Charles Blanc qui l’a signalé.

Cette pièce paraît avoir tenté spécialement les falsificateurs : le British Muséum possède une épreuve dans laquelle on a introduit une tête et un chien qui se trouvent dans les musiciens ambulants (B. 119); à Cambridge, une autre épreuve a, en surcharge, la tête de l’homme portant la main à son bonnet (B. 259).

Charles Blanc cite un 3e état de la planche retouchée par Norblin ; il en a vu, dit-il, une épreuve portant ces mots : Épreuve de la planche originale de Rembrandt que moi, indigne, j’ai os.é retoucher. La quatrième épreuve exposée porte des retouches à la pointe sèche qui sont peut-être celles de Norblin. Les barbes dont elle est chargée l’avaient fait prendre par son ancien propriétaire M. Wasset, pour un tout premier état. On peut voir que ces barbes sont superposées aux anciens travaux.

NOUVEAU TESTAMENT

— Jésus-Christ chassant les vendeurs du temple.

B. 69; G. 69; CL 73; W. 73; Bl. 44 ; M. 198 ; Dut 80.

L’abbé Zani a fait remarquer que la figure du Christ est copiée en contre-partie d’après une pièce de la petite Passion de Dürer gravée sur bois (B. 23).

La figure du grand-prêtre tenant une masse, que l’on aperçoit dans le fond, est assez proche d’une figure qui se trouve dans une feuille de croquis à la plume par Rembrandt, conservée au Cabinet des Estampes de Berlin.

— Le denier de César.

B. 68 ; G. 67 ; Cl. 72; W. 72; B1.42; M. 196; Dut. 81.

Vers 1635.

— Jésus-Christ dans le jardin des Oliviers.

B. 75; G. 72; Cl. 79; W. .72 ; Bl. 50; M. 251 ; Dut. 82.

Signé : Rembrandt f. 1651.

Épreuve et contre-épreuve. — M. Ileseltine possède un dessin à la plume et au lavis de la même composition (Catalogue Hofstede de Groot, n° 991). . 1

— L’Ecce homo en hauteur.

B. 77 ; G. 83 ; Cl. 82 ; W. 82 ; Bl. 52 ; M. 200 ; Dut. 84.

Signé : Rembrandt f. 1636.

(Le 1er État est daté de 1635. Tout le groupe du milieu est en blanc; on n’en connaît que deux épreuves, à Amsterdam et au British Muséum).

3e État. Avant les contre-tailles sur le visage du juif qui se trouve en face la main gauche de Pilate, et au-dessus de la tête de l’homme qui tient un roseau.

Cette planche, gravée pour faire pendant à la descente de Croix (Bartsch 81), paraît avoir été éditée par Rembrandt dans un but commercial. Bien que Charles Blanc y voie « une belle planche, la plus considérable de l’œuvre de Rembrandt », il est difficile de n’y pas reconnaître une large part de collaboration.

M. Seymour Haden pense quela gravureestde Lievens, retouchée par Rembrandt, Middleton penche pour Bol, Rovinski et M. von Seidlitz pour van Vliet, M. de Vries pour Salomon Koninck.

Cette estampe a été gravée en contre-partie d’après une grisaille peinte à l'huile, qui a appartenu à Lady Eastlake et se trouve maintenant à la National Gallery.

— Le Christ présenté au peuple. Pièce dite : LEcce Homo en largeur.

B. 76; G. 79; Cl. 80; W. 80; Bl. 51 ; M. 248; Dut. 83.

Signé : Rembrandt f. 1655.

a. — 2e État. Avant la balustrade qui, dans les états suivants, couronne le corps de bâtiment à droite de l’estampe ; l’homme qui est debout à l’extrémité gauche

EAUX-FORTES

de l'estrade et qui tient une cruche et un plateau, a la cuisse couverte de contretailles qu’on ne voyait pas dans le 1er État.

b. — 3e État : Avec la balustrade.

c. — 4e État : Le groupe des figures du premier plan est effacé; avec la signature.

Page 1