Comment IVtablit-on par l'enself^nement de rÉglise
Par les d(^(;i8ions de plusieurs papes et de plusieurs conciles.
]j}. concile d'Orangre s'exprime ainai * : « Si quelqu'un dit que le commenroment de la foi aussi bien que son accroissement... sont en nous naturellenumt, ot non par lo don de la ((race, c'est-à-dire par l'inspiration du Saint- KHprit, qui corriffo notre volonté et la tourne de l'infidélité à la foi...: il 8^ tnontro contruiro aux doifmcs apostolic^ues ; le bienheureux Pai|l disant : JTai uno ferme confiance que celui qui a cofnmencë le bien en vous ne cessera (le le perfrciionner, jusqu'au Jour de Jésus-Christ^ ; et ailleurs : Il vous a M doHUt^f à Vhonneur de Jdsus-Christ , non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui*; et encore : C'est la grâce qui vous a sauv(fHpar la foi, et cela ne vient pas de vous, car c'est un don de Dieu^, »
Le concile do Trente a porté ce canon : « Si quelqu'un dit que sans l'in- ■plralion prévenante et sans l'aide du Saint-Esprit, l'homme peut croire, ospéror, aimer ou m repentir, comme il le faut, pour que la grâce de la justitloation lui soit accordée : tju'il soit anatbème^. a
M, Conum'ut l'établit- on par la sainte Écriture?
Outre les passîiges dt^jà cités, la sainte feriture offre un grand nombrt^ irautin^ textes qui confirment la nécessité de la- grâce po\ir lt> conunoncon^ent et le perfectionnement de la foi.
Tout ce que mon Ph^e me donne viendra à moi'', dit Notre -Seigneur. Mais, dit saint Au^^ustiu : <t Que signifient ces mots : Viendra à moi ? sinon : Il c»^ùr« on moi. » — Personne ne peut venir à moi, dit encore Notre- Soij:noiu\ si num P^re qui m\i etivoye ne Vattire,,,, s'il ne lui est donné pitr mon /Vir ^. - - Loi^quo saint Pioire eut proclamé sa foi, Jésus lui dit : Tu es heureux^ Simon ^ fils de Jean^ car ni la chair ni le sang ne fant rih'èle coc»\ mais mon P^re qui est dans les cieux^, — Il est dit, dans les Acto*» que les lientils, ayant entendu Paul et Barnabe, glorifiaient ta />*»is}le de l>ît»M: et tous ceu.v qui étaient prt\>rdonnés à la rie éternelte ♦*m^l^^s<^ït^»v»*r ta foi •^'. - Kt ailleurs, d'une femme nommée Lydie: Le Sei'ineur hn oun^t le aeur pour entendra ce que disait PtoM/**.
La foi est donc uno gn\oe de Dieu : cette grâce nous prévient ix^ur que nou$ commencions à croire ; elle nous accompagne et nous suit, alln que nous porsèvènons dan? la foi.