ÉPILOGUE
Une autre perfection du culte catholique, c'est d'être étroitement Hé au dogme et à la morale. 11 n'est pas une cérémonie, pas une parole, pas un signe extérieur, qui ne renferme l'idée d'un mystère, d'un précepte de notre religion. De là cet ensemble admirable, ce tout harmonieux qui est le cachet des œuvres divines.
Ainsi, par exemple, la prière suppose le dogme de l'existence de Dieu, celui de la Providence, celui de la grâce et du libre arbitre, et en même temps le précepte de l'adoration et toutes les règles de la morale.
La célébration des fêtes élève nos cœurs au-dessus des choses périssables et les attache aux biens éternels. Ici la foi nous enseigne que Dieu nous a créés pour une vie qui ne doit point finir, et la morale nous défend de mettre notre fin dernière dans les misérables convoitises de ce monde.
Le saint sacrifice de la messe, représentation et renouvellement de celui de la croix , a sa raison d'être dans le dogme de la rédemption et dans la loi de l'expiation.
Le sacrement de baptême est inséparable du dogme du péché originel et du précepte de gagner son pain à la sueur de son front, que Dieu imposa au premier homme après sa chute.
Le sacrement de pénitence suppose une infraction à la loi morale , et, par suite, le dogme de la réparation.
On trouverait dans tous les sacrements, dans tous les rites sacrés du culte catholique, sans exception, ce même rapport avec le dogme et la morale; il n'en est aucun qui ne nous rappelle quelque vérité à croire, quelque devoir à remplir.
Une troisième perfection du culte, c'est son admirable unité. Tout y converge vers un centre unique : l'adorable sacrement de l'autel. L'eucharistie contient l'auteur même de cette grâce divine qui nous est communiquée par la prière et les sacrements. Elle est la fin de tous les autres sacrements, la raison d'être de tous les ordres sacrés, l'objet principal de toutes les fêtes, le moyen le plus excellent de rendre à Dieu tous nos devoirs et d'obtenir de lui ses grâces et ses bénédictions.
C'est en vue de l'eucharistie, et pour lui donner un témoignage sensible d'adoration et de reconnaissance, que le génie chrétien