‹ Exposition de la doctrine chrétienne (volume 2)Chapitre 954 sur 961 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

a créé ces temples magnifiques, où l'architecture, la sculpture et la peinture, ont rivalisé d'efforts pour reproduire, sous les formes les plus lumineuses et les plus touchantes, tout ce qu'il y a de majestueux et de ravissant dans cet auguste mystère. C'est pour célébrer le Dieu de l'eucharistie qu'ont été composés tant de chefs-d'œuvre de poésie et d'éloquence, et ces belles mélodies du plain- chant, tour à tour joyeuses ou tristes, suivant que l'Église a sous les yeux les gloires et les triomphes , ou les souffrances et la mort de son divin Époux. Les autels et leurs ornements, les vêtements et les vases sacrés, les cérémonies du saint sacrifice avec leurs significations symboliques , l'office divin , les processions et les pèlerinages, l'année liturgique entière, avec ses fêtes de chaque jour, tout dans le culte a pour objet Jésus -Christ régnant au ciel et résidant au milieu de nous, et par Jésus -Christ, la très sainte et très adorable Trinité.

Une autre perfection du culte catholique est d'être parfai* tement adapté à la nature humaine, à ses besoins, à ses aspirations; de s'accommoder, autant qu'il est nécessaire, aux coutumes reçues; de se plier, sans rien perdre de son essence, aux circonstances de temps et de lieux. Si dans son essence le culte est divin, surnaturel et immuable, il est humain , naturel et variable dans ses accidents. C'est là une marque de profonde sagesse, un signe de l'assistance d'en haut, dont l'Église n'a jamais manqué d'être fortifiée.

Pour montrer par quelques exemples cette perfection , nous nous rappellerons que l'Église a emprunté au culte mosaïque tout ce qui pouvait convenir au culte de la loi nouvelle; qu'elle a fait figurer dans sa liturgie presque tout l'Ancien Testament, en mettant en harmonie avec l'office du Temps les passages les plus expressifs, les plus beaux de ces livres inspirés; que, mêlée au monde païen, elle adopta ordinairement pour la construction de ses temples, pour les vêtements sacerdotaux, les vases et ornements sacrés, la célébration des fêtes et autres pratiques de dévotion , un certain nombre d'usages qui pouvaient se concilier avec le culte du vrai Dieu, mais en les purifiant, en les sanctifiant^ en leur imprimant un caractère chrétien ; que , dans la suite des siècles, elle a apporté des changements, tantôt dans sa liturgie >

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