Quelles seraient ces causes
La principale, c'est l'esprit révolutionnaire, que caractérise le mépris de l'autorité : mépris de l'autorité divine , mépris de l'autorité politique, mépris de l'autorité paternelle.
Les nations où domine l'hérésie ou le schisme, l'Angleterre, la Hollande, l'Allemagne, l'Amérique du Nord, la Russie, ont conservé du catholicisme, dans leurs institutions et leurs moeurs, le repos du dimanche, la prière publique, le respect du saint Nom de Dieu, le respect de l'autorité, ce qui les rend stables et prospères**. Sous ce rapport elles sont catholiques, au lieu que les gouvernements de la plupart des pays catholiques sont devenus protestants ou francs -maçons.
124. Pourquoi TÉglise condamne- 1- elle la société des francs -maçons, qui s^est fondée soi-disant pour le bonheur des peuples?
Parce que, sous un masque hypocrite de philanthropie, celle secte ténébreuse est le rendez- vous de toutes les impiétés, de toutes les scélératesses et de toutes les infamies des sectes antérieures^; parce qu'elle est la synagogue de Satan^; parce que son dessein est de substituer au christianisme le naturalisme; à la
^ « Chose admirable I la religion chrétienne, qui ne semble avoir d'autre objet que la félicité de l'autre vie, fait encore notre bonheur dans celle-ci. » (Montesquieu.)
^ Toutefois, si les nations protestantes ou schismatiques possèdent cette prospérité qui découle de la stabilité des institutions politiques, elles sont, sous d'autres rapports, inférieures aux nations catholiques, où la masse du peuple est généralement plus heureuse, grâce à l'action bienfaisante qu*y exerce encore l'Église, malgré les entraves dont on l'enserre.
* Voir radmirable En<?ycllqne do S. B. Léon XUI, 8ur la Chfiditlon deê Ouvrier». - • Grégoire XVT. — • -Pie IX.
morale catholique, la prétendue morale indépendante; au progrès de Tespril, le progrès de la matière; à Técole, à la science et aux arts chrétiens, un enseignement athée et un réalisme abject*; parce que les sectaires de la franc -maçonnerie sont ces hommes pervers contre lesquels les Apôtres ont mis en garde les fidèles. Ils nous signalent :
Leurs chefs. — Ce sont les Juifs, les circoncis*.
Leur impiété. — Ils renieront le Seigneur qui les a rachetés'^, — 11$ blasphèment ce qu'ils ignorent, et dans tout ce qu'ils connaissent naturellement, ils se corrompent*.
Leur hypocrisie. — Ils ont une apparence de piété \ mais en repous^ sant la réalité^.
Leur aYarice. — Ils sont avides ®. — Dans leur avarice, ils trafiqueront de vous au moyen de paroles artificieuses '. Ils enseignent en vue d'un gain sordide tout autre chose qu'il ne faut^.
Leur orgueil. — Ils sont arrogants..., insolents, enflés d'orgueil^. — Ils méprisent les puissances , sont audacieux, épris d'eux-mêmes^^.
Leur corruption. — Ils aiment les voluptés plus que Dieu*^, — Ils i^egardent comme jouissance les plaisirs d'un jour, souillures et saletés..,; ils s'abandonnent à toutes sortes d'excès dans les festins *'. — Ce sont des hommes de vie animale ".
liCur défaut de cœur. — Ils sont ingrats, couverts de crimes, sans affection, implacables, calomniateurs, durs, sans bonté, traîtres^*.
Leur grand moyen de séduction. — Ils promettent la liberté, quoiqu'ils soient eux-mêmes esclaves de la corruption ^^,
Leur ruine. — Vagues furieuses de la mer, jetant l'écume de leurs infamies; astres errants, auxquels une tempête de ténèbres est réservée pour l'éternité ^^,
125. L'hostilité dont TÉ^lise catholique a été perpétuellement Tobjct n'est -elle pas une preuve que son enseignement répugne à la nature ?
Non, car si son enseignement et ses lois ne répondaient pas aux besoins et aux aspirations de notre nature, elle n'aurait pas rencontré partout et toujours, dans la meilleure partie de l'humanité, cet amour ardent et dévoué dont elle a été Tobjet.
126. Pourquoi donc TÉgUse est -elle poursuivie avec tant d'acharnement?
L'Église n'est haïe et persécutée que parce qu'elle condamne l'orgueil , les passions sensuelles et toutes les injustices.
*■ Lorsque la religion a été discréditée par eux, les sectaires jettent le masque de la piété et prennent celui de rsrastérité , de rincorruptibilité.
^ S. 8. Léon XIII. Lettre an i)eaple italien snr la franc - maçonnerie. — ' Tlte» i, 10. — ' II Pierre, u, i. — * Jnde, 10. — "^ II Tlm., ni, 5. — • II Tim., m, 8. — ' II Pierre, n, 8.
- • TIte, 1, 11. — » II Tlm., ra, 2-4. — *<> II Pierre, n, 10. — " II Tlm., ra, 4. — " II Pierre, ii, l», — " Jodo, 19. — " II Tlm., m, », 3, 4. — » II Pierre, xi, 1».
— " Jude, 13.
374 CONSTITUTION DE l'é(:;lise
Elle n'est haïe et persécutée que parce qu'elle est la véritable Église de Jésus -Christ, qui, l'ayant faite à son image et à sa ressemblance, est haï et persécuté en elle, comme il le fut pendant sa vie terrestre.
jS'i7s in*oni jiersécuté, Us vous pei^sécuteront aussi^.
127. Qu'y a-t-il à considérer dans la constitution de FÉglise?
L'Église étant une société, il y a à considérer en elle : 1<> le corps social; 2» le principe de vie qui anime le corps, c'est-à-dire l'autorité.
Le corps social dans TÉglise.
Les pasteurs de l'Église.