‹ Exposition de la doctrine médicale homeopathiqueChapitre 19 sur 73 · DOCTRINE DE HAHNBUANN. XXXIX · texte numérisé non relu

DOCTRINE DE HAHNBUANN. XXXIX

nés. En d'autres termes^ pour lo physiolo^ste oomme pour le métaphysicien, il n'est pas de milieu entre le spiritualisme et le matérialisme. Tout homme dont Fesprit est assez vaste pour ne pas s'arrêter à moitié chemin d'un problème, se trouve forcément conduit jusqu'à cette redoutable question. Loin de reculer devant les difficultés qui l'obscurcissent, il s'y attache obstinément jusqu'à ce qu'il en ait fait jaillir la lumière. C'est pourquoi, malgré leur dédain pour les questions philosophiques, il n'est pas un médecin ayant laissé . quelques traces de son nom dans la science, qui n'ait incliné ouvertement vers l'une ou l'autre des solutions in^quées. Brown, Rasori, Broussais^i^e savaient bien; aussi n'hésitèrent-ils pas à se prononcer. Je ne sais même si leur éducation philosophique ne Ait pas pour beaucoup dans leurs différents systèmes, et si ces trois fils du dix-huitième siècle ne pourraient renvoyer à leur mère la responsabilité des doctrines qu'ils préconisèrent. Barthez et l'école de Montpellier connaissaient aussi l'importance d'une semblable question : ils la résolurent en sens opposé, mais ilsjoe la tinrent pas dans l'ombre.

De profonds mystères, il feut en convenir, couvrent l'une et l'autre de «ces solutions , mais selon celle à laquelle on s'arrête, toutchange de face. Le matérialisme médical, ne voyant que des organes qui fonctionnent, place en eux l'origine et le point de départ de la maladie ; s'il étudie l'action des agents de guérison , il ne s'occupe que des modifications organiques qu'ils produisent , et lorsqu'il arrive à tracer ses indications thérapeutiques, il les emprunte à ces deux sources. Peu lui

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