XL DOCTRINE DE HAHNEMANN
importe, si un sujet atteint de ce qu'il nomme une inflammation, est ou n'est pas débilité par la maladie et les traitements antérieurs ; tant que les oi^anes malades sont frappés de congestion il s'acharne après eux , les dégorge et les désemplit sans fin et sans relâche , jusqu'au moment oùTéquilibi^e se rétablit, ou jusqu'à l'instant où une prostration évidente l'oblige à s'arrêter, et le laisse en face du danger, sans autre ressource que son impuissance.
Jusque-là, le matérialisme est conséquent. Mais suffit-il d'être rigoureux dans ses déductions, pour atteindre jusqu'à la vérité? Là est la question.
Pour juger le nmtérialisme médical, il faut l'examiner en lui-même, et dans ses conséquences. Sous le premier point de vue, il se réduit à une affirmation sans preuve, et sous le second rapport , on peut dire que les fiiiits qu'il a portés sont des plus stériles.
Dire que la vie résulte du jeu des organes et que l'organe lui-même ne soit qu'une modification de la matière , sans spécifier cette modification , sans justifier l'hypothèse avancée, c'est évidemment partir d'une supposition gratuite et construire sur cette base chancelante un fragile édifice.
Eh quoi! c'est au nom de la raison qu'on est venu jeter dans la physiologie et dans la médecine cette pensée ténébreuse? Est-ce qu'au delà de tous ces oi^anes fonctionnants, conspirant tous vers un but unique, la consensation de l'individu, il n'est pas quelque chose qui produit, entretientet conserve l'harmonie des fonctions? Ce quelque chose, cet inconnu, qui échappe au scalpel