‹ Exposition de la doctrine médicale homeopathiqueChapitre 22 sur 73 · DOCTRINE DE HAHNEMANN. XLIII · texte numérisé non relu

DOCTRINE DE HAHNEMANN. XLIII

monde matériel. Enlever à la madère les forces qui la sollicitent, et à l'organisme la vie qui l'anime et le pé* nètre, c'est se condamner à ne rien comprendre à la vie physiologique elle-même, non plus qu'à la vie pathologique et à la théi^apeutique.

Le matérialisme, disant de la vie un résultat, a dû placer le point initial de toute maladie, dans les organes et les appareils : je le répète , il était conséquent. La maladie doit atteindre la source des actions vitsdes, et là où Ton veut que leur cause soit organique, il faut nécessairement que la maladie se développe conformément aux lois de la vie.

Mais je voudrais bien savoir le nom d'une maladie interne n' offrant pas à son début une série de précurseurs, de trouUes généraux, qui n'attaque pas l'organisme dans son ensemble, sauf à laisser plus tard les prédominances se dessiner. Évidemment, ni les phlegmasies y ni les fièvres essentielles, ni les fièvres éruptives, ne sont dans ce cas ; les maladies qu'on nomme diathésiques et cachectiques n'y sont pas davantage, il en est de même ded deui^grandes familles appelées scrofules et affections herpétiques. Que reste-t-il donc ? les affections spasmodiques? Oh! n'arguez pas de cette exception, qui, dans l'état actuel des connaissances, est simplement le rendez-vous de toutes les inconnues de la pathologie, le gouffre où viennent se perdre des espèces d'ordre très-différent.

S'il était vrai, d'ailleurs, que les maladies fussent organiques , ainsi qu'on l'a prétendu , Icte ihédicaments devraient avoir une action toute locale, puisqu'en défi-

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