XLIV DOCTRINE DE HÂHNEH ANN
nitive leur destination est la guérison des maladies. Les choses ne se passent pas ainsi. Il n'est pas dans la matière médicale, on le sait, une seule substance agissant exclusivement sur un organe ou sur un appareil; mais toutes modifient rhomme dans son ensemble, déploient leur action sur tout son être, tout en agissant chacune
à sa manière.
Ainsi, Torganicisme qui eut la prétention de parler à la raison et de dissiper les obscurités du vitalisme , a substitué au mystère insondable de la vie considérée comme cause, autant de mystères qu'il y a dans l'homme d'organes fonctionnants; en y ajoutant, par sur* croît, le mystère de la vie de l'ensemble, plus impénétrable cent fois dans cette hypothèse, que dans le système qui lui est opposé. En pathologie, obligé, pour être conséquent, de se créer des affections organiques, il en est venu à méconnaître les symptômes généraux, à ne leur accorder aucune importance thérapeutique et à rompre toutes les concordances établies par la nature entre la maladie et le médicament. En thérapeutique, il concentre toute son action sur l'organe et sur l'appareil dont les lésions sont prédominantes, et à force de fatiguer l'organisme d'efforts mal dirigés, ou il échoue dans ses traitements, ou, si le malade guérit, c'est souvent au prix d'un abaissement irrémédiable dans sa puissance vitale.
Hahnemann s'est élevé avec force contre ce qu'il appelle cette médecine homicide. Essentiellement vita- Uste, lui aussi a su être conséquent dans les déductions de son principe ; il l'a été jusqu'à la dernière rigueur.
« L'organisme matériel , a-t-il dit , su{^sé sans