DOCTRINE DB HAHNEHÀNN. XLV
« force vitale, ne peut ni sentir, ni agir , ni rien faire « pour sa propre conservation. C'est à l'être immatériel « seul qui T anime dans l'état de santé et de maladie, « qu'il doit le sentiment et l'accompli^ement de ses « fonctions vitales (1). »
Deux faits ressortent de cette citation : pour Hahnemann, l'organisme sans force vitale est inerte. La vie lui est communiquée par une force soi generis, qu'il nomme la force vitale. Cette force est un être, et cet être est immatériel. Voilà toute sa pensée , voilà tout son système. Mieux on les comprend, plus on est maître de sa doctrine, et mieux on l'applique.
Hahnemann dit la force vitale, et non les forces vitales. Cette force est unique; et c'est pourquoi, la multiplicité de nos actions organiques se développe dans une harmonie si merveilleuse, qu'elle a frappé d'admiration les plus grands esprits et les plus beaux génies. En cela, il échappe aux erreurs de Vanhelmont, qui, sorti de l'école de Paracelse , inclinait manifestement vers le matérialisme moderne , et compliquait l'action de son archée de celle d'une foule de ferments qui rompaient l'unité du système. Il échappe également à l'erreur de Stahl qui ftiit honneur à l'âme raisonnable de tous les phénomènes qu'accomplissent les êtres vivants. La force vitale de Hahnemann préside à toutes nos fonctions et nous donne le sentiment de leur accomplissement. Elle est une, je le répète, elle est spécifique. On ne saurait donc la confondre avec la force psychologique
{i ) Organun de l'art de guMr, pag. 1 08. #