‹ Exposition de la doctrine médicale homeopathiqueChapitre 26 sur 73 · LU DOCTRINE DE HAHNEMANN · texte numérisé non relu

LU DOCTRINE DE HAHNEMANN

thie expérimentent sur eux-mêmes, et ils seront convaincus.

Mais Texpérimentation pure suffit-elle à tout? Est-il permis, est-il légitime de la pousser jusqu'au point où la vie du sujet pourrait être compromise ? C'est la seule question qu'en ce moment, je veuille examiner. Je ne puis, en effet, mettre en doute la valeur de l'expérimentation pure, ce serait s'occuper de ce que tout le monde accorde, prouver ce qui n'a pas besoin de l'être, justifier une pensée qui porte avec elle sa justification. Que l'expérimentation pure doive être utilisée en matière médicale, personne ne le conteste non plus. Qu'elle doive être la base principale, sinoi:\ exclusive de la matière médicale, ainsi que le voulait Hahnemann, voilà le point controversé ; et, cependant, c'«st un des points essentiels et fondamentaux de la doctrine homœopathique.

S'il est vrai, comme je le dirai bientôt, que toutes les maladies qui ne sont pas du domaine exclusif de la chirurgie doivent être traitées et guéries par voie d'oppropriation ou de similitude, l'expérimentation pure est la conséquence obligée de cette loi. Traiter les maladies par les semblables, ne peut vouloir dire autre chose que mettre en rapport deux termes homogènes , la maladie et le médicament : la maladie qui s'exprime parles symptômes qu'elle développe, le médicament qui dénote ses propriétés par les symptômes qu'il fait nattre dans l'organisme sain. Autrement, il n'y aurait plus de similitude possible, puisque vous établiriez le rapport indiqué entre de!ix termes dont un seul serait connu.

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