COUP D-OEIL
du mal comme la cause de là maladie, et, d'après cela, dirigeaient leurs prétendues cures radicales, contre Iq spasme, l'inflanamation (pléthore), la fièvre/ la faiblesse générale et partielle, la pituite,, la putiîdité, les obstructions^ etc., qu'ils^ s'imaginaient écarter à î aide de leurs antispasmodiques, aniiphlogistiques, fortifiants, excitants, antiseptiques, fondants, résolutifs, dérivatifs, évacuants, et autres moyens antagonistes^ qui ne leur étaient eux-mêmes connus que d'une ma-nière superficielle. . * . .
Mais des indications si vagues ne suffisent pas pour trouver, des remèdes' qui soient d'un véritable secours; et moins que partout ailleurs dans la matière médicale de Fançienne école, qui, comme je l'ai fait voir ailleurs (1), ne reposait la plupart du temps que sur de simples conjectures et sur des conclusions tirées des effets obtenus dans les maladies.
On* procédait d'une manière tout aussi hasardeuse, quarid, se laissant guider par des indications bien plus hypothétiques encore, on agissait coqtre le manque ou . la surabondance d'oxygène, d'azote, de carbone ou d'hydirogène dans les humeurs, contre l'exaltation ou là diminution dé l'irritabilité, de la sensibilité-, ' de la nutritioo,* de l'ârtérialité, de la vénosité ou de la' capillarité, contre l'asthénie, etc., sans connaître aucun moyen d'atteindre à des buts si fantastiques. C'était là de rôstehtation. C'étaient des cures, mais qui pe tournaient point à 1 avantage des malades.
Mais toute apparence même de traitement rationnel
' (i ) Voye:^ , dans les PrôUgomèneide mon TrcsUé de matière médica^;n<r6^ le chapitre sur les' Source^ delà matière médicale ordi-^ nQire( l. I,p..i). ' ' * .
SUR LA ])IÉDEGINÈ ÂLLOPÀTHIQUÉ* 51
des oialaâicSs disparaît dans F usage consacré par Iç ' " temps, et même érigé en loi, d'associer ensemble des substances médicaipenteuses diflTérentes, pour consti-tuer ce qu'on appelle une recette ou une formule. On place en tété de cette formule, isous le nom de bcise, un médicament qui n'est cependant point connu par rapport à l'étendue de ses effets médicinaux, mais«qu'on croH devoir vaincre le caractère principal attribué à la maladie par le médecin ; on y joint, comme adju-^ * vants, une 6u deux substances non moins inconnues sous le point de vue dé la manière dont elles affectent l'organisme, et qu'on destine, soit à remplir quelque indication accessoire, soit à corroborer l'action de la base ; puis on ajoute un prétendu correctif, dont on ne connaît pas davantage la vertu médicinale proprement dite ; on mêle le tout ensemble, en y faisant encore eii* trer parfois un sirop ou une eau distillée possédant également des propriétés médicamenteuses à part, et l'on . s'inîagihé que chacun des ingrédients de ce mélange jouera, dans le corps 'malade, le rôle qui lui est assigné par la. pensée du médecin, sans se laisser ni troubler ni' induire en erreur par les autres choses dont il est accoinpagné, 'ce àquoi on ne peut raisonnablement . pas s'attendre. L'un dé ces Ingrédients détruit l'autre^ en totalité ou en partie, dans sa manière d'agir, ou lui donne, ainsi qu'au restant, un nouveau mode d'action . auquel on n'avait pas songé,^ de sorte que l'effet sur lequel on comptait ne peut point avoir Heu.' Souvent l'inexplicable • énigme dés mélanges produit, ce qu'on n'attendait ni ne pouvait attendre, une nouvelle modification de la maladie, qui ne s'aperçoit point au milieu du tumuke des Bymptôknes, mais devient perma-