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d'après l'image qu'on s'en formerait, du remède qui homceopathiquement conviendrait alors le mieux à. son nouvel état.
170. Ici, comme toutes les fois qu'un changement a eu lieu dans l'état de la maladie, il faut donc rechercher ce qui reste encore actuellement des symptômes, et choisir un remède aussi convenable que possible au nouvel étal présent du mal, sans avoir nul égard au médicament qui, dans l'origine, avait paru être le meilleur après celui dont on s'est réellement sen'i. H n'arrivera pas souvent que le second des deui remèdes qu'on avait d'abord jugés convenables, le soit encore à ce moment. Mais si, après un nouvel examen de l'état du jnalade, on trouvait qu'alors encore il lui convint, ce sérail un motif de plus pour lui accorder la préférence.
171. Dans les maladies chroniques non vénériennes, celles qui par conséquent proviennent de la psore, on a souvent besoin, pour guérir, d'employer l'un api'ès l'autre plusieurs remèdes, dont chacun, soitqu'on n'en donne qu'une seule dose, soit qu'on le répète plusieurs fois de suite, doit être choisi homœopathique au groupe de symptômes qui subsiste encore après que le précédent a épuisé son action.
difficulté semblable natt du trop petit 'mptômes de la maladie, circonstanoe lement de fixer l'attention, puisqu'en icarter, on lève presque toutes les diffît la pénurie de remèdes homœopathîques connus, peut présenter cette plus parfaite de toutes les méthodes curatives.
175. Les seules nnaladies qui paraissent avoir peu de symptômes, et par là se prêter plus difficilement à la guérison, sont celles qu'on pourrait appeler partielles, parce qu'elles n'ont qu'un ou deux symptômes principaux et saillants, qui masquent presque tous les autres. Ces maladies sont la plupart chroniques.
1 74. Leur symptôme principal peut être ou un mal interne, par exemple une céphalalgie datant de plusieurs années, une diarrhée invétérée, une ancienne cardial* gie, etc., ou une lésion externe. Ces dernières affections sont celles qu'on appelle plus particulièrement maladies locales.
175. Pour ce qui est des maladies partielles delà première espèce, le défaut d'attention de la part du médecin est souvent la seule cause qui l'empêche d'apercevoir les autres symptômes à l'aide desquels il pourrait compléter le tableau de la maladie.
176. Il est cependant quelques maladies, en petit nombre, qui, msdgré tout le soin avec lequel on les examine dans le principe (§§ 84- 98), ne montrent qu'un ou deux symptômes forts et violents ; tous les autres n'existent qu'à un degré peu prononcé.
177. Pour traiter avec succès ce cas, qui d'ailleurs se présente fort rarement, on commence par choisir, d'après l'indication des symptômes peu nombreux jqu'on aperçoit, le médicament qui parait être le plus homœopathique .
178. Il pourra se feire que ce remède, choisi d'après toutes les exigences de la loi homœopathique.
offre la maladie artificielle que son analogie avec la ma-* ladie naturelle rend propre à opérer la destruction de cette dernière, et cela sera d'autant plus possible, que les symptômes- du mal naturel seront plus saillants, plus prononcés, plus caractéristiques.
i79. Mais ce qui arrive bien plus fréquemment, c'est qu'il ne conviendra qu'en partie à la maladie, et qu'il ne s'y adaptera pas d'une manière exacte, parce que le choix n'aura pu être fait d'après un nombre suffisant de symptômes,
i80. Or, opérant alors sur une maladie à laquelle il ne correspond qu'en partie, le médicament provoquera des maux accessoires, comme dans le cas (F, § 162 et suivants) où le choix est rendu imparfait par la pénurie de remèdes homœopathiques. Il fera donc naître plusieurs accidents appartenant à la série de ses propres symptômes. Mais ces accidents sont également des symptômes propres à la maladie elle-même, dont le malade ne s'était point aperçu jusqu'à ce moment, ou qu'il n'avait encore éprouvés que rarement, et qui ne font alors que se développer à un plus haut degré. Des accidents se manifesteront ou s'exaspéreront, que peu de temps auparavant le malade n'apercevait point, ou ne ressentait que d'une manière très-vague.
181. On objectera peut-être que les maux accessoires et les nouveaux symptômes de maladie qui paraissent alors, doivent être mis sur le compte du remède, qui vient d'être administré. Telle est leur source en effet (1). Sans doute ils proviennent de ce remède
(i) A moins qa'ils ne soient dus k un grand écaH de régime, à une
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(F. § 105); mais ils n'en sont pas moins des symptômes que la maladie était apte, par elle-même, à produire chez le sujet; et le médicament, en sa qualité de provocateur d'accidents semblables, les a seulement Mt éclore, les a déterminés à paraître. En un mot, la totalité des symptômes qui se montrent alors doit être considérée comme appartenant à la maladie même, comme étant son véritable état actuel, et c'est gous ce point de vue qu'il faut l'envisager aussi en la traitant.
182. C'est ainsi que le choix des médicaments, presque inévitablement imparfaits à cause du trop petit nombre de symptômes présents, rend cependant le ser\îce de compléter l'ensemble des symptômes de la maladie, et facilite de cette manière la recherche d'un second remède plus homœopathique.
185. A moins donc que la violence des accidents nouvellement développés n'exige de prompts secours, ce qui doit être rare, à cause de l'exiguïté des doses homœopathiques, et l'est surtout dans les maladies très-chroniques, il faut, quand le premier médicament n'opère plus rien d'avantageux, tracer un tableau nouveau de la maladie, d'après lequel on choisit un second remède homœopathique qui soit justement conforme à son état actuel. Ce choix sera d'autant plus facile que le groupe des symptômes est devenu plus nombreux et plus complet (1).
passion violente, ou à un mouvement tumultueux dans l'organisme, comme rétablissement ou la cessation des règles , la conception , Taccoucbement , etc.
(i) Un cas très-rare dans les maladies chroniques , mais qui se rencontre assez souvent dans les affections aiguës, est celui où, malgré Fexiguilé des symptômes , le malade se sent néanmoins fort mal , de
184. On continue de même, après Tefifet complet de chaque dose, à noter Fétat de ce qui reste de la maladie, en signalantles symptômes encore subsistants, et Fimage qui résulte de là sert à trouver un nouveau remède aussi homœopathique que possible. Cette marche est celle qu'il faut suivre jusqu'à la guérison.
185. Parmi les maladies partielles, celles qui sont appelées locales tiennent une place importante. On entend par là des changements et des souffrances qui surviennent aux parties extérieures du corps. L'école a enseigné jusqu'ici qu'il n'y avait que ces parties extérieures qui fussent affectées en pareil cas, et que le reste du corps ne prenait point part à la maladie, proposition absurde en théorie, et qui a conduit aux applications thérapeutiques les plus pernicieuses.
186. Celles des maladies dites locales dont l'origine est récente, et qui proviennent uniquement d'une cause extérieure, semblent être les seules qui aient des titres réels à ce nom. Mais il faut alors que la lésion soit fort peu grave : cai», quand elle a quelque importance, l'organisme vivant tout entier s'en ressent, la fièvre se déclare, etc. C'est à la chirurgie qu'il appartient de traiter ces maux, en tant qu'il faut porter des secours mécaniques aux parties souf&antes pour écarter et anéantir les obstacles également mécaniques àlaguérison, qu'ellemême on ne doit attendre que de la force vitale. Ici se
manière qu'on peut atlribuer cet état à rengourdissement de la sensibilité , qui ne permet pas au su^et de percevoir nettement les douleurs et les incommodités. En pareil cas, Topium fait cesser cet état de stupeur du système nerveux, et les symptômes de la maladie se dessinent clairement pendant la réaction de Torganisme.
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raagent, par exemple, les réductions^ la réunion des {daies, l'extraction des corps élrangei-s qui ont pénétré, dans les parties vivantes, l'ouverture des cavités splanchniques, soit pour enlever un corps qui est à charge à l'économie, soit pour procurer issue à des épanchementsou collections de liquides, la coaptation des bouts d'un os fi^cturé, la consolidation moyen d'un bandage approprié, ett casion de pareilles lésions, Torgai des secours, dynamiques actifs pi d'accomplir l'œuvre de la guérisor pie, on a besoin de recourir h des n pour mettre fin à une fièvre viol* grande meurtrissure, d'une dila molles, chairs, tendons et vaisseaux, quand il &ut' combattre la douleur causée par une brûlure ou par une cautérisation, alors commencent les fonctions du médecin dynamiste, et les secoui-s de l'homœopathie deviennent nécessaires.
187. Mais il en est tout autrement des maux, changements et souffi'ances qui surviennent à la surface du corps sans avoir pour cause une violence exercée du dehors, ou du moins à la suite d'une lésion extérieure presque insignifiante. Ces maladies ont leur source dans une afifection intérieure. 11 est donc aussi absurde que dangereux de les donner pour des symptômes purement locaux, et de les traiter exclusivement, ou à peu près, par des applications topiques, comme s'il s' agissait d'uncaschirurgical, ainsi que l'ont Élit jusqu'à présent les médecins de tous les siècles.