Avant d'entreprendre la cure d'une maladie
bien quMl débarrasse localemenl le corps de l'ulcère cancéreux , ne diminue pas le moins du monde la maladie fondamentale, de sorte que la force conservalncoi^le la Tie est obligée de reporterie foyer du grand mal qui existe à Tintérieur sur une partie plus essentielle (comme il arrive dans toutes les métastases) , et de provoquer ainsi la cécité, la surdité, la démence, Tasthme suffocant , Thydropisie , Tapoplexie, etc. Mais la pommade arsenicale ne parvient même à détruire l'ulcération locale que quand celte dernière n^est point très-étendue et que la force Titale conserve une grande énergie : or, dans un tel état de choses, il est encore possible de guérir le mal primitif tout entier. L'extirpation du cancer , soit h la face , soit au sein , et celle des tumeurs enkystées, donnent absolument le même résultat. L'opération est suivie d'un état un peu plus fâcheux encore, ou du moins Tépoque de la mort se trouve avancée. Ces effets ont eu lieu dans une quantité innombrable de cas; mais l'ancienne écolo n'en persiste pas moins toujours dans son aveuglement. Voyez Bulletin de l'Académie royale de médecine^ t. IX, pag. 350 et suiv.
(i) Éruption psori que , chancres (bubons), fies.'
chronique, il est nécessaire de rechei'cher avec le plus grand soin (1) si le malade a été infecté de la syphilis ou de la gonorrhée ; car s'il en était ainsi, le traitement devrait recevoir une impulsion spéciale en ce sens, et . même ne point avoir d'autre but, s'il n'existait que des signes de syphilis ou de sycose, ce qui est fort l'are aujourd'hui. Mais dans le cas même où l'on aurait à guérir la psore, il faut également chercher à savoir si une infection de ce genre a eu lieu, parce qu'alors il y aurait complication des deux maladies, ce qui a lieu quand les signes ne sont pas purs ; car toujours, ou presque toujours, lorsque le médecin croit avoir sous les yeux une ancienne maladie vénérienne, c'est principalement une complication de syphilis et de psore qui s'offre à lui, le miasme psoritpie interne étant la cause fondamentale la plus fréquente 'des maladies chroniques, que trop souvent les aventureuses manœuvres de l'allopathie viennent encore délîgurer et monstrueusement exaspérer.