‹ Exposition de la doctrine médicale homeopathiqueChapitre 58 sur 73 · Les organes mêmes qui ont perdu le sens auquel · texte numérisé non relu

Les organes mêmes qui ont perdu le sens auquel

réter, comme d'ordinaire , k X, qui est presque toujours suffisant, on vajusqu'kXX^L, G, et au delà : il n'y a que la durée de Taction qui semble alors diminuer de plus en plus.

(i) Nous omettons la note que l'auteur place ici , et qui se trouve déjk dans les Prolégomènes du premier volume de notre traduction du Traité de matière médicale pure, p. 93. Cest surtout sous forme vaporeuse, etc. , jusqu'à la fin du paragraphe. {Note du Traducteur,)

(2) L'absence de l'odorat chez un malade n'empêche pas les médicaments qu'il flaire d'exercer complètement sur lui leur action médicinale etcurative.

ik -étaient spécialement destinés, par exemple, la langue et le palais privés du goût , le nez privé de Todorat^ communiquent à toutes le^. autres parties du corps l'effet 4es remèdes ^qui n'agissent immédiatement que sUreux, d'une manière aussi paifaite. que s'ils étaient en possession, de leur faculté propre.

292. La surface du corps, quoique couverte de peau et d'ëpiderme, n'est point non plus inhabile à recevoir l'action des médicaments, surtout de ceux qui sont liquides. Cependant les portions les plus sensibles de cette enveloppe sont aussi celles qui ont le plus d'aptitude à la ressentir (1).

293. Je crois nécessaire de parler encore ici du magnétisme animal, dont la nature diffère tant de celle des autres rçmèdes. Cette force curative, qu'on devrait appeler ifesmémme du nom de son inventeur, sur la réalité de laquelle desinsensés seuls peuvent élever desdoutes, et que la volonté ferme d'un homme bienveillant fait affluer dans le corps d'un malade , au moyen d'attouchements, agit d'une manière homœopathique en exci-

(1) Le frollement parait ne favoriser ractîon des médicaments qu'en ce qu'il rend la peau plus sensible et la fibre vivante plus apte non-seulement à sentir en quelque sorte la.verlu médicinale , mais encore à communiquer au restant de l'organisme celte sensation modificatrice de Félalgénéraloùilse trouve. Quand on commence par frotter le dedansdes cuisses, il suffit ensuite d'y appliquer simplement la pommade mercurîelle pour obtenir le même résultai médical que si on avait frictionné directement avec Tonguent. Car on ignore encore si cette dernière opération a ou non pour effet spit défaire pénétrer le métal dans le corps, soit de le faire admettre par les lympliatiques. Cependant l'homœopa- Ihie n'a presque jamais besoin , pour guérir , d'avoir recours à l'emploi d'aucun médicament en frictions.

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tant des symptômes semblables à ceux de la maladie, but auquel on parvient à Faide d'une seule passe exécutée, la volonté médiocrement tendue, en glissant lentement le plat des mains sur le corps, depuis le sommet de la tête jusqu'au delà du bout des pieds (1). Sous cette forme, le mesmérisme convient, par exemple, dans les hémorrhagies utérines, même à leur dernière période, quand elles sont sur le point de causer la mort, n agit aussi en répartissant la force vitale avec unifor^ mité dans l'organisme, quand elle se trouve en excès sur un point et en défaut sur un autre, comme lorsque le sang se porte à la tête, quand un sujet affaibli éprouve une insomnie accompagnée d'agitation et de malaise, etc. Dans ce cas, on pratique une seule passe semblable à la précédente , mais un peu plus forte. Ei>fin, il agit en communiquant immédiatement de la force vitale à une partie affaiblie ou à l'organisme entier, effet que nul autre moyen ne produit d'une manière si certaine et moins propre à troubler le reste du traitement médical. On remplit cette troisième indica-

(1) La dose homœopathique la plus minime, qui néanmoins opère souvenl des miracles lorsqu'elle est convenablement placée. Il n'est pas rare que les médecins incomplètement homœopalhistes s'imaginent redoubler de sagesse en prescrivant aux malades atteints d'affections graves des doses très- peu distantes de médicaments divers , ^d'ailleurs choisis homœopathiquement et employés à des degrés élevés de dilution. Ils les plongent ainsi dans un tel état de surexcitation, que la vie et la mort se trouvent aux prises ensemble, et qu'il suffît ensuite du moindre médicament pour amener une mort inévitable. En pareil cas, il suffit d'une passe magnétique douce, ou de l'application, mais peu prolongée , de la main d'un homme bien intentionné , sur la partie qui souffre plus spécialement , pour rétablir l'harmonie dans la répartition delà force vitale, et procurer ainsi repos , sommeil et guCrison.

lion en prenant une volonté fixe et bien prononcée, et appliquant les mains ou le bout des doigts sur la partie affaiblie dont une affection clironique|interne a fait le siège de son principal symptôme local, comme, par exemple, dans les ulcères anciens, la goutte sereine, la paralysie d'un membre, etc. (1).] Ici se rangent certaines cures apparentes qu'ont opérées dans tous les temps les magnétiseurs doués d'une grande force naturelle. Mais le résultat le plus brillant de la communication du magnétisme à l'organisme entier est le rappel à la vie de personnes plongées depuis longtemps dans un état de mort apparente, par la volonté ferme et bien tendue d'un homme plein de force vitale (2), sorte de résurrection dont l'histoire rapporte plusieurs exemples incontestables (3).

(1) Quoique Topération de compléter localement la force vitale, opéralion qu'il faul réitérer de temps en temps , ne puisse pas procurer de guérison durable lorsque raffection locale ,* étant ancienne, dépend, comme il arrive toujours, d'un miasme interne général , cependant celte corroboration positive, celte saturation immédiate de force vitale , qui TÎesi pas plus un palliatif que ie boire et le manger ne le sont dans la faim et la soif, n'est pas d'un faible secours dans le traitement réel de ralTeclion entière par les médicaments homœopalhiques.

(2) Principalemeot d*un de ces hommes comme il y en a peu, qui , arec une constitution robuste et une grande bonté d'àmc , ont peu de propension aux plaisirs de Tamour, peuvent môme, sans beaucoup de peine, imposer silence à leurs désirs, chez lesquels, par conséquent, tous les esprits vitaux , employés ailleurs u la sécrétion du sperme , sont disposés, et en grande abondance , à se communiquer aux autres hommes, par reffet d'attouchements fortifiés d'une volonté ferme. Quelques-uns des magnétiseurs doués du pouvoir de guérir, que j'ai eu occasion de connaître, se trouvaient placés dans cette catégorie.

(3) Voyez les ouvrages de M, A. Teste, Manuel pratique du Magnétîsme animal,^ édition, Paris, 1843, in-18. — Le Magnétisme animal expliqué, Paris, i845, in-8.

294. Toutes ces méthodes de pratiquer le mesmérisme reposent sur Fafflux d'une plus ou moins grande quantité de force vitale dans le corps du malade. Elles ont reçu d'après cela le nom de mesmérisme positif (1). Mais il en existe une autre qui mérite celui de mesmérisme négatif, parce qu'elle produit l'efiFet inverse. Ici se rapportent les passes usitées pour faire sortir un sujet de l'état de somnambulisme, et toutes les opérations manuelles dont se composent les actes de calmer et de ventiler. La manière la plus sûre et la plus simple de décharger, par le mesmérisme négatif, la force vilale accumulée en excès dans une partie du corps d'un sujet qui n'a point été affaibli, consiste à mouvoir rapidement la main droite étendue, à un pouce de distance du corps, depuis le sommet de la tête jus^ qu'au delà du bout des pieds (2). Plus cette passe se fait vile, et plus la décharge qu'elle opère est forte. Elle peut, par exemple, lorsqu'une femme auparavant bien portante (3) a été plongée dans un état de mort

(1) En traitant ici de la vertu curative , certaine et décidée , du mesmérisme positif, je ne parle pas de l'abus qu'on en fuit si souvent lorsque, répétant ces passes pendant des demi-lieurcs, des heures entières, ou même des journées, on amène, chez des personnes dent les nerfs sont faibles, cet énorme bouleversement de Téconomic humaine tout entière qui porte le nom de somnambulisme , état dans lequel riiommo, soustrait aii monde des sens, semble appartenir davantage à celui des esprits, élat contraire à la nature , et extrêmement dangereux, au moyen duquel on a plus d'une fois osé tenter de guérir des maladies chroniques.

(2) C^est une règle connue que la personne qu'on veut magnétiser, positivement ou négativement*, ne doit porter de soie sur aucune partie de son corps.

(3) Par conséquent, une passe négative, surtout très-rapide , serait extrêmement nuisible à Une personne atteinte de faiblesse chronique et chez laquelle la vie n'aurait guère d'énergie.

apparente par la suppression de ses règles due à une commotion violente, la rappeler à la vie en enlevant la force vitale probablement accumulée à la région précordiale et rétablissant l'équilibre dans tout l'organisme (1). De même une légère passe négative moins rapide apaise l'agitation souvent très-grande et l'insomnie fatigante qui résultent d'une passe positive trop forte pratiquée sur un sujet très-irritable, etc.

(i) Un jeune el robuste campagnard , âgé de dix ans, fut magnétisé, à cause d'une légère incommodité, par une femme qui lui ût plusieurs fortes passes, avec te bout des deux pouces, k la région précordîale , an-dessous desc6tes; sur-le-champ, il tomba, pâle comme un mort, dans une telle insensibilité et immobilité , que tous les moyens furent inutiles pour le rappeler à la vie et qu'on le crut mort. Je lui fis faire par son frère aîné une passe négative aussi rapide que possible depuis le sommet de la tète jusqu'au delk des pieds ; aussitôt il revint à lui , plein de santé et dispos , comme si rien ne lui fût arrivé.

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