II. — Surface minima contenant trois droites non parallèles
39. Soient Â, B, G les plus courtes distances respectives de ces droites, et «tt, jStt, y7r les angles qu'elles font entre elles deux à deux.
I^ous choisirons pour les valeurs de t correspondant aux secteurs infinis o, oo , i, et nous poserons
dt t[t — i)
Le polynôme t{t — i) sera regardé comme un polynôme du troisième degré ayant une racine infinie; on a donc v = 6^ et, par suite, (f[t) doit être du degré v — 4 = 2.
EXPOSITION DE LA BIÉTHODE DE RIEMANN, ETC. !ï>
Les coefficients de f{t) doivent être déterminés de telle sorte que :
D . du /Ai
Pour/ = o.. .. -j-. — , = \/ — ï
aiog/ V 17:
t y it:
» t =:CC
d\og rfU
é/logtr — ij
r — Il V 271
Posons
on aura
9(/) — L/2-f.M/-hN;
dV __ /V/L/2+M/-+-N
dio^t * /(/ — i)
Pour / =0, cette expression se réduit à y^N. Donc on doit avoir
Pour t = î,
dl]
on posera
Tv
Enfin, pour / —
QO ,
rfU -
r^log/-^'^'
donc
de sorte que
(55) • ç(/)^^(,-.,) + ?^ /(/,) 4. ÇZ/.
11 s'affit maintenant de trouver une fonction V telle que r -
n'admette pas de discontinuité autrement que pour /:= o, 00 , 1. On
56 NIEWENGLOWSKI.
peut prendre la fonction V déterminée par l'équation
rfV
dt
Calculons les valeurs de ^, pour t = o,<xi , i. On a
fdW
Pour ^ = oet/=i,la quantité y -rr est finie et différente de o ; il n'y
a à considérer que y -j-' Or le point t=o est un point anguleux du
contour; les tangentes y font un angle égal a an\ donc, dans le voisinage de ce point, on a
jut — Lto=/*(A-+-e),
£ s'annulant avec t. La dérivée -^ contient /*~* en facteur, et, par suite, i/-^ t '^^ est fini pour / = o, ce qui revient à dire que le produit
i/y- 1^ * est fini et différent de zéro pour f = o; donc
/ * '/fi est fini el différent de zéro pour / = o; de même,
(i — /) * '/fj est fini et différent de zéro pour / = i.
Considérons maintenant le point / = x). Il faut remarquer que, pour / = Qo , \/ -jj est infini d'ordre -• Le raisonnement est le même
que le précédent, et, en tenant compte du facteur l/^» on voit que
t * '/ti est fini et différent de zéro pour / — 00 . On voit en outre queA^a étant égal à jx^f, comme jul est un infiniment
EXPOSITION DE LA MÉTHODE DE RIEMATiN, ETC. 5'J
petit (l*ordre a pour r = o,
/ * «/fa est fini et différent de zéro pour ^ — o,
et» de même,
-i ï (i — /) • */c2 est Uni et différent de zéro pour ^:rî:u,
Cela posé» ^i et ^a sont deux intégrales particulières de l'équation différentielle linéaire du second ordre (5i) que nous savons former. L'intégrale générale est de la forme c, ki + c^^^ ; mais kt et ^2 ont trois points singuliers / = o» c» » i; il en est de même de l'intégrale générale» et, d'après ce qui précède» en se conformant aux notations employées dans le Mémoire de Riemann sur les fonctions P (*), on voit que l'intégrale générale k de l'équation du second ordre peut être représentée par la formule
la 3 û I y
La somme
tandis que» dans une fonction P» cette somme d'exposants est égale à -hi. En outre> les différences ocy |3» 7 sont toutes inférieures a i et» par suite» ne peuvent être des nombres entiers; il en est de même pour les fonctions P.
^1 correspond aux exposants de la ligne supérieure» ^2 ^ ceux de Tautre ligne.
(*) Beitràge zur Tlieorie dcr durch die Gaitss*c/ie Reihe F(a, p, 7, x) darstellbaren Functionen,
58 NIEWENGLOWSKI.
On peut mettre k sous la forme suivante :
(57) fr=/^ '\i-tf 'Q
Considérons la fonction P correspondante, savoir
On peut exprimer Q en fonction de cr et de ;7^- Pour cela, on pose
dt
a, 6, c étant des coefficients indéterminés.
On sait que
'*■* dv ~ *■* rfV " ' ' c'est-à-dire
Pour abréger l'écriture, nous poserons
dv du , .
de sorte que
Nous désignerons encore par G^ et a^ les valeurs de 0- qui correspondent aux valeurs particulières ^,, k^ de l'intégrale générale. Cela posé, la fonction
EXPOSITION DE LA MÉTHODE DE RIEMANN, ETC. 5g
satisfait à l'équatioa Or,
dz ___,dz d^z d^ dz
rflog/"" rf/' (dlogO'" dt^'^ di'
en substituant dans Téquation précédente, elle devient Pour appliquer ce résultat à la fonction
il suflBt de remplacer a 4- a' par a, aa' par o, jS + /3' par i —a — 7 et PP' par ''~^~^^ "^ \ alors / est en facteur, et, après Tavoir supprimé, on trouve
On voit ainsi que ^(^ — ^) ^ s'exprime linéairement en fonction de
d(T 1 -j7 et de c.
Pour simplifier les calculs, faisons de sorte que
En prenant la dérivée par rapport à t, en ayant soin de remplacer /(i - /) ^j|- par son expression en c et ^r» et en faisant le même cal-
6o NIEWENGLOWSKI.
cul pourÂTî, on pourra former (^^, *2) = ?(0; ^^ trouve ainsi
OU
F(/) = /(i-/)|-fec4-^[P^~(i->a-yHJ -+■ [a -h bt)^ -h [a -h bt) c[(x(t — t) — yt]y
OU bien, par une Iransformalion facile,
F(/) = a(a-l-ca)(i — /)-+- [a -h b][a'^b — cy]t
Or on sait [voirie Mémoire sur les fonctions P) que l'expression
est une constante différente de zéro; on peut évidemment s'arranger de manière qu'elle soit égale à i; alors on aura
En identifiant 9 (/) et F(^), on a, pour déterminer a, 6, c, les condi-
tions suivantes :
/ . Aa
rt(« -f-ca) = — y
(^•4- 6)(a-t-6 — cy)i= -^»
Le premier membre de chacune de ces équations est un produit de deux facteurs, les différences de ces facteurs étant respectivement ca, 07, c^ ; prenons leurs demi-sommes pour inconnues auxiliaires et posons
a-\-b — y^r=L'^ry
EXPOSITION DE LA MÉTHODE DE RIEHANN, ETC. 6l
d'où
Les équations de condition précédentes prennent alors une forme très symétrique:
Si Ton prend - pour inconnue auxiliaire 5, on peut écrire
d'où
et 5 satisfait à Téquation
40. On peut exprimer plus simplement l'intégrale générale i à l'aide delà fonction
La formate
62 NIEWENGLOWSKI.
donne, en supposant les constantes convenablement choisies,
OD eo tire
Le coefficient de X peut se mettre sous la forme
ca r, c(a-4-y — 1)~| ^
de sorte que Ton a
k = (^^{p^qt)l-,^ct{i-t)^']^.
Les valeurs des constantes qui entrent dans l'expression de X doivent être choisies de telle sorte que l'on ait
Or.
par suite, on doit avoir c'est-à-dire
//; \ ^ dXj ^ /ft|
(011 A| -Tl ^2-71 ='•
^ ' rflog/ dlogt
41. Application. — Supposons les droites données parallèles aux axes de coordonnées; elles font alors entre elles des angles égaux k
90®, et, par suite, a = ^ = y == - •
Cherchons, dans cette hypothèse, la valeur de X|.
On a, dans ce cas»
>=' r fi' =(^N.
c'est-à-dire
La fonction
satisfait à l'équation différentielle suivante :
Cherchons une solution particulière qui» pour / = qo, soit infinie d'ordre 4 et resle finie pour r = o, f = i, qui sont des points de ramification. La fonction
(7< = HV/«-r-(/ — l)S
OÙ H est une constante, satisfait à ces conditions, car on a
^ = ^(,.,pH+i(,.-,)-H,
de sorte qu'elle vérifie l'équation différentielle. On a donc
i, = (lz:i)V'^-('-.)=H=H(i=i)V,;
on en tire
dt
==(^yî'-'('-r'-H'.è(^y
64 NIEWENGLOWSKI.
On voit ensuite que la fonction
satisfait aussi à l'équation différentielle en a; or, en posant
on peut déterminer K et H de manière à satisfaire à l'équation En effet, on trouve
di \ ^ / 4(7| ^ ^ (Ti dt\ i J
Donc on a identiquement
^V'dl^i'^^dî^t)-^
Si donc on fait = 1 ou H = \/2, K = — y/z, on peut poser
On en déduit
Cela fait, on a trouvé (33)
Or
donc
et ensuite
dV v^9(<) dV .
Calcul de Z. — On a
par suite
On trouve sans difficulté
Mais, à cause de la relation - =p \-q-\-r, on peut mettre l'expression précédente sous la forme
-t- r (a» -+- 3g + r) (;» - î + r) log i^ yTr=.
lY.
66 NÎEWENGLOWSKl .
Calcul de X. — On trouve et, en substituant dans l'expression de rfX,
dt c» fit
En intégraDt, on obtient
i^^-{p-q-i-r)^ft-{~p-i-q + r)^J
(64) . >rt
Calcul de Y. — On a
d'où, substituant et intégrant,
i iY .■= {p ~ q -y. ,.)J ^\Zri 4 [p+q- ,.)ï J- (65) . V'»-'
f +^(-/' + ?4-r)(3;» + ^ + r)Iogi:^-^!^4^
i -\Ji- t
III. — Surface minima passant par trois droites dont deux se coupent, la troisième étant parallèle au plan des deux premières.
42. Prenons le plan des droites concourantes pour plan des ^^y Taxe des Ç élant dirigé suivant le rayon passant par le point |x = go . Les trois droites sont représentées par des arcs de grand cercle dont les plans se coupent suivant Taxe des Ç. Désignons par ocn Tangle des deux grands cercles qui représentent les droites concourantes et par — jStt, 771 les angles que fait le troisième avec les deux premiers, de telle sorte que |3 -+ 7 — a. Il s'agit de choisir une variable indépendante / qui prenne des valeurs réelles quand on se déplace sur le contour. Si Ton désigne par b et c deux nombres réels, b étant par exemple plus petit que c, on peut s'arranger de manière qu'à toutes les valeurs réelles de / inférieures à b correspondent des points de la première droite, que pour t = b ou passe sur la troisième, c'est-à-dire celle qui est parallèle au plan des deux autres, et que de t = b k t = c on se déplace sur cette droite, enfin que de / = cà / = -i-oo on se trouve sur la deuxième. Il suffit de poser
/x sera infini pour t infini. Soient / — 6 = pe^^ i ^ c= p'e^'; on aura
de sorte qu'à toutes les valeurs de t inférieures à b correspondent des points /x situés sur la droite >?==§ tanga?:. Soient maintenant t — b = p^ t — c = p'é^^; on aura
et le point |x décrira la droite Y3=|tang7;r; enfin, si /— è=/j, /— c=p', le point [i décrira la droite 17 = 0; il suffit donc d'ajouter aux conditions précédemment imposées aux axes de coordonnées que l'axe des ^ correspond à l'une des droites et que l'autre fait avec 0^ un angle égal à an.
On a ensuite
68 NIEWENGLOWSKI.
on voit que -^ s'annule pour la valeur de t donnée par Téquation
cQ-hby
Or cette valeur de t est conaprise entre b et c, et par conséquent correspond k un point de la troisième droite. Le point ^ = a est, pour la variable jx, un point de rebroussement. Il résulte de là (30) que
dt [t^b][t — c)
Or, pour ^ := 6 et ^ :- c, ^^^^^^^^^ et d[o^[t-c) ^^^^'^^* prendre res-
pectivement les valeurs l/-; — -^ \/~' ^ étant la plus courte distance de la troisième droite à chacune des deux premières. Par suite, on doit avoir
Cs/b — a __ / —A (3 C s/c — a __ / A y ù — c V ^'^ ^ — b \ 2.1:
ce qui donne
^/6 Or
a V 27: Je -a\ ^-^
donc ces deux équations s'accordent à donner
et, en prenant c — 6 = -^ ?
On a ainsi
rfU ,~ (t-aY
Jlogfz (^-f-y)(/~fl) dl ~ {/-6](/-/7)'
par suite
et
d[] \a . dt
Par conséquent, on trouve immédiatement