‹ Exposition de la méthode de Riemann pour la détermination des surfacesChapitre 3 sur 21 · PRINCIPES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

PRINCIPES GÉNÉRAUX

1. Considérons sur une surface donnée un point M ayant pour coordonnées rectangulaires ^, ij, Ç. Par l'origine des axes de coordonnées menons une parallèle à l'une des deux directions, bien déterminée,

4 NIEWENGLOWSKÎ.

de la normale en M à la surface, et soit m le point où cette parallèle rencontre la sphère qui a pour centre l'origine et dont le rayon est égal à l'unité de longueur. La position du point m est déterminée par sa longitude 9 et sa colatitude Q. Les cosinus directeurs de la normale

sont

cosa = sin9cos9, cosj3 = sindsinf» cosy = cos0,

et, par suite, l'équation différentielle de la surface est (i) sindcosf e/^ 4-sin0sin<prf7î -i-cosOrfÇ^iio.

Si l'on pose, comme le fait M. 0. Bonnet (*), (^) ^r= langes, x = <fy

on trouve facilement

sinô = 7-t cos6 — iiangir,

cosiy ° •^

(3) ' puis

cos^ ^ smj: i smrr

COSa= -y COSp= r-ï cosy=r r^»

cosij ^ cosiy ' cosiy

de sorte que l'équation diflérentiellc de la surface devient

cosxdï^-i-sinxd'n + isiniydl^ = o,

et l'équation du plan tangent à la surface au point M est

Çcosx -h n sinx ■+■ Çisîniy = — z,

z étant une fonction des deux variables indépendantes x et y. Ainsi, toute surface sera caractérisée parla forme de la fonction z.

Les coordonnées |, ^, Ç du point de contact de la surface avec le plan tangent correspondant à des valeurs données de a?, jr, z sont déter-

(«) Voir les Mémoires de M. 0. Bonnet Sur la tftéorie générale des surfaces (Journal de Liouville, t. V, i85o, i^ série; Journal de l'École Polytechnique, XLIV* Cahier).

minées par les équations suivantes :

^cosx -h'n sinor-- — 2 — i tang/j.^j

COSIJ

petq représentant ^ et j- suivant Tusage.

Soient P et P' les points où Taxe OÇ et son prolongement OÇ' percent la sphère de rayon unité; soit encore /x la projection stéréographique du point niy le point de vue étant placé en P'. On a

angle ^0|ùt = :r, angle OP'fJt = ^0 ei 0/x=: lang^Ô =:er.

Si l'on regarde le point [i comme représentant une quantité complexe que Ton désigne par la même lettre |x, on aura

(5) fjLzzzer^'-^.

Nous désignerons en outre par /x' la quantité conjuguée

(5') ix'=er

2. Supposons que Ton rapporte une surface au plan tangent en un point» Taxe des Ç étant la normale et ceux des ^ etri les tangentes aux lignes de courbure. L'équation de la surface sera

p, q^r^ . .. désignant les dérivées partielles de Ç.

A partir de l'origine des coordonnées, traçons sur la surface une courbe quelconque. Soit a l'angle que sa projection sur le plan OÇvj fait avec OÇ. Le point jjl décrit une courbe correspondante passant par l'origine; l'angle j3 que fait à l'origine la tangente à cette courbe avec Taie OÇ est donné par la formule

lang(3= lim tangj:.

b NIEWENGLOWSKI..

Mais tanga:— ^; donc on a, en général,

dq dq dm

,. q ,. d^ dm dl

lim- = lim -j -, — T^>

p dp dp dm

c'est-à-dire

dl " dm dl

langj3=: -langa.

En tout point d'une surface développable on aura donc /S == o ou |3 = 9o% c'est-à-dire que la courbe décrite par le point p. est tangente en ce point à l'une des lignes de courbure ; en tout point d'une surface à courbure moyenne nulle on a

tangp -h iang« = o.

Supposons que le développement de Ç commence aux termes de degré /t en Ç et en k?» et chercbons quelle est, dans ce cas, la limite du

rapport -•

Désignons par q^'^'^ et p^^^ les valeurs que prennent, à l'origine, les dérivées d'ordre A de jd et y par rapport à Ç, regardé comme étant la variable indépendante. On a symboliquement

un terme de la forme Af^l) (-/) (j^l devant être remplacé. par

En effet, les termes contenant -^^ ^> ••• sont multipliés par les

dérivées partielles de Ç d'ordre inférieur à /i, qui sont toutes nulles à l'origine; donc, à une valeur donnée de tanga correspond, dans le cas considéré, une seule valeur de tang^, mais à une valeur de tangP

EXPOSITION DE LA BIÉTHODE DE RIEMANN, ETC. r

correspondent /i — i valeurs de tanga, fournies par l'équation

Il résulte de ce qui précède que, si en un point M d'une surface^ en choisissant les axes convenablement, on a

alors, en prenant fi pour variable indépendante, la projection d'un point de la surface sur le plan tangent en M définit une variable imaginaire pour laquelle le point M est un point multiple d'ordre n^i.

3. Formules de transformation des coordonnées x ^ y y [l, — Soient M un point pris sur la surface d'une sphère de rayon f , â? et sa longitude et sa colatitude, le pian §0Ç étant le plan du méridien origine des longitudes, comptées positivement dans le sens direct. Rapportons maintenant le point M a un autre pôle P,, en conservant le même méridien origine ainsi que le sens des longitudes positives, de sorte que la nouvelle longitude soit ÇP,M = iP, et la nouvelle colatitude PiOM — ^i. Soit encore ôo la colatitude de P, .

En posant, pour abréger,

lang^ô — m, lang^o = wîo,

on trouve facilement

Supposons maintenant que l'on fasse tourner 0?^ autour de OP d'un angle égal à Xq et que le méridien origine des x^ tourne d'un angle égal a a autour de la nouvelle position de 0P|, les rotations ayant lieu dans le sens direct; on aura, en vertu des raisonnements précédents,

d'où

/ne''^//ioe~'-^«

8 NIEWENGLOWSKI.

OU bien

OÙ

Si l'on prend a — — k — iCo, on aura

C=~i, et par suite

Cas particuliers . — Prenons fXo=i> a7p=o, a = — tt; on aura

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