‹ Exposition de la morale catholique (volume 2)Chapitre 23 sur 68 · Raisons de Tiramolation · texte numérisé non relu

Raisons de Tiramolation

ai Par l'immolation, on reconnaît la souveraine royauté de Dieu et l'on proteste qu'il a sur toute créature droit de vie et de mort, p. 163-164.

b) L'attitude extérieure de la victime figure les sentiments intérieurs qui doivent être les nôtres. Cette victime tient notre place et nous apprend à pousser l'adoration jusqu'à la mort p. 1G4.

3 On entoure la victime d'honneur.

a) On lui impose longuenaent les mains, on l'investit d'une sorte de délégation. On la couronne, on lui confère une espérée de royauté. Du moins il en est ainsi pour Jésus Christ qui est acclamé comme roi et qui accepte le titre de roi au moment où il va être crucifié, p. 16i-166.

b] Pourquoi? Parce que le sacrifice étant un acte public, il faut que la victime représente le monde. Il faut, pour que le domaine absolu de Dieu sur la création soit affirmé, ([ue la création soit tout entière iraraolie en quelque manière. Devenu par son état chef de la création, celui qui remplit le rôle de victime représente tous les êtres dont il est le chef. Comment tout le peuple est blessé ou honoré quand la personne de son roi est lilessée ou honorée. Relief que saint Paul donne à cette pensée. Conséquence : quand la victime élevée à la dignité royale souffre et meurt pour honorer Dieu, en elle souffre et maurt le monde entier. Tout se correspond : le terme du sacrifice, c'est le créateur du monde entier; le sacrificateur, c'est le monde entier représenté dans le prêtre; l'être immolé c'est le monde entier représenté dans la victime, p. 166-167.

Placer Dieu çn dehors et au-dessus de tout, l.ii offrir des hommages réservés à lui seul, employer toutes les formes de la piété pour affirmer notre dépendance dans l'ordre physique, intellectuel, moral, domestique, national, international : voilà toute la religion. S'affranc^iir de Dieu sur ces divers terrains: voilà toute l'irréligion. Effets de celte irréligion. Les événements où nous avons vu passer Dieu nous imposent de traiter l'Eternel en Maître et en Père, p. 167-169.

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