‹ Exposition de la morale catholique (volume 2)Chapitre 4 sur 68 · JÉRÉMIE, II · texte numérisé non relu

JÉRÉMIE, II

(2) Ps. cxv, 16. Cf. Append., N. 4, p. 296.

22 LA JUSTICE EN\p\S DIEU

aussi parfait que possible entre l'étendue de son pouvoir et l'étendue de notre obéissance, de sorte que lui seul soit pleinement maître de nous et pleinement servi par nous. Vivre dans cette dépendance, c'est subordonner notre intelligence à la sienne, notre volonté à sa volonté, c'est régler les vibrations de notre cœur et l'exercice de notre activité d'après ses ordres, c'est disposer de nousmême comme d'un fief relevant moins de nous qui sommes ses vassaux que de lui qui est notre suzerain. « Vous adorerez le Seigneur votre Dieu, vous le servirez de tout votre cœur, de toute votre âme, et vous ne servirez que lui » : tel est le premier article de la loi, tel est le précepte que Jésus, sur la montagne de la Tentation, rappelait pour le confondre, à Satan, père de l'impiété, du mensonge et de la rébellion (1).

0 misère ! Souvent l'idée de servir Dieu répugne à l'homme, lui déplaît et l'irrite. 11 lui semble qu'en servant Dieu l'on s'abaisse et l'on perde sa dignité.

Sans rougir nous servons des dieux qui ne sont point dieux par nature (2) ou qui même ont été faits parnos mains (3), nous portons le joug que nous imposent d'indignes créatures, nous subissons la tyrannie de puissances ténébreuses, dures, malfaisantes, implacables comme la haine, idole de l'en-

(1) Deuter., vr, 13; x, 12; S. Matth., iv, 10.

(2) Deuter , iv, 28; Guîates, iv, 8.

(3) Romains, i, 23.

fer, comme l'orgueil, la volupté, la cupidité, idoles de la terre; mais nous avons honte de courber le front devant celui qui n'a point de cause, et qui est cause de tout, devant le créateur, qui, par une légis lation où la lumière et la force le disputent au désintéressement et à la bonté, ne commande à ses sujets que pour alléger leurs fardeaux, et ne les presse d'obéir que pour les affranchir à jamais.

Chrétiens, vous comprenez autrement l'idéal. Régénérés dans le sang le plus royal du monde, le sang de Jésus, Fils du Très-Haut, vous êtes fiers, et vous restez debout quand satrapes, intendants, gouverneurs, magistrats, juges, trésoriers, légistes baisent les pieds des idoles. Mais vous servez Dieu, sachant bien qu'en le servant vous ne sacrifiez ni votre liberté, ni votre dignité. Vous ne sacrifiez pas votre liberté; car, est libre, quiconque agit par soi, en vertu d'une détermination personnelle et non sous le coup d'une contrainte ou d'une nécessité; est esclave, au contraire, quiconque perd la disposition de soi et reste à la merci d'une force extérieure qui le meut sans le consulter. Il y a une servitude qui tue la liberté parce qu'elle nous est imposée du dehors ; il y en a une autre qui la laisse intacte, car elle a son principe dans notre choix et qu'en la choisissant, loin d'immoler notre liberté, nous l'exerçons. Or c'est volontairement, c'est en vertu d'une décision venue de nous que nous trai-

tons Dieu en Maître et que nous nous comportons vis-à-vis de lui en serviteurs. Dieu d'ailleurs ne veut pas que nous exécutions ses préceptes à la manière des êtres sans intelligence, il ne reçoit pas l'encens des esclaves, il entend que notre obéissance soit spontanée. « Taies enim servos suos meliores esse Deiis judicavit^ si ei servirent liberaliter, quod nullo modo fieri posset^ si non voluntate sed necessitate servirent (1). »

Nous pouvons servir Dieu et garder notre liberté; pouvons-nous le servir et garder notre dignité?

Sans doute. Il y a des servitudes pleinement voulues et ardemment aimées qui nous avilissent ; l'homme se dégrade en forgeant, en portant, en baisant les chaînes qui lient son âme et son nom à l'iniquité ; mais au service de Dieu nous ne saurions que grandir. Nous ne saurions que grandir, car tout être s'élève dès qu'iF se voue et se soumet à une cause ou à une personne supérieure. « Qiiaelibet res perficitur per hoc quod suhditur superiori (2). » Pourquoi, Messieurs, ces 1.500.000 jeunes hommes que nous pleurerons toujours sont ils montés si haut dans notre estime? Pourquoi cherchons-nous les moyens de perpétuer à jamais leur souvenir? Parce qu'ils ont servi, servi jusqu'à la mort les sublimes intérêts de la justice de et la patrie, A plus forte rai-

(i) s. AuGusT. De vera religione, 21.

(•2) 11*11*6, q. Lxxi, art, 1. Cf. Append., N. 5, p. 296.

^on devenons-nous nobles lorsque nous servons Dieu, Créateur du monde, Maître de toutcequi est, de tout ce qui vit et de tout ce qui respire. « Révérer Dieu et l'honorer, écrit saint Thomas, c'est lui être soumis de cœur; en cela consiste notre perfection (1). » Aussi TApôtre enseigne aux habitants de Philippes que notre gloire est de servir Dieu : « Servimiis Deo,et gloriamur in Christo Jesu (2) » ; aussi les vieillards mystérieux de l'Apocalypse se prosternent devant Jéhovah pour affirmer qu'ils sont ses serviteurs, mais en même temps, assis sur des trônes et la tête ornée de couronnes, ils affirment qu'en servant le Créateur ils sont rois de la création. Servir e Deo^ regnare est.

Enfin, Messieurs, nous devons un culte à Dieu comme au Principe de tous les biens.

Nous avons reçu de Dieu non seulement l'être, mais ce que Bossuet appelle « toutes les suites de l'être )) (3), j'entends les dons qui entretiennent, élargissent, charment notre vie et deviennent pour nous le moyen de parvenir à la Béatitude.

Ces dons sont innombrables. Biens matériels que

(1) IP Ilae, ibid.

(2) Philip., m, 3.

(3) Sermon sur le culte dû à Dieu.

Tious empruntons au sol, aux animaux, aux eaux, aux cieux pour nourrir notre corps, étancher notre soif, remplir d'air nos poumons, nous assurer le vêtement ou l'abri, l'ombre ou le soleil dont nous ne pouvons nous passer. Biens de la sensibilité : lumières, spectacles, harmonies, suavités, parfums destinés à servir de pâtures à nos yeux, à nos oreilles, à nos lèvres, à notre odorat et en même temps à nous révéler déjà la nature des choses et le parti qu'il en faut tirer. Biens de l'esprit : vérité, beauté, science, sagesse ; biens du cœur : joies de la famille, rapports de courtoisie, d'amitié, d'intérêt : tout cela, nous le tenons de Dieu qui a pourvu à chacun de nos besoins, préparé un objet à chacun de nos désirs, un aliment à chacune de nos légitimes aspirations, et disposé autour de nous un monde oii nous sommes usufruitiers.

Dieu s'était montré plus magnifique : il avait enraciné dans la personne humaine une vie surhumaine : la vie de la grâce.

La grâce changeait la face de l'âme, débordait dans les puissances intellectuelles et affectives, y répandait une énergie, une beauté d'ordre divin, nous rendait capables de tendre légitimement et efficacement à la béatitude exclusivement propre au Père, au Fils, à l'Esprit. A peine avions-nous joui de cet état plein de bonheur et plein d'espérance, que nous y renoncions par un acte criminel et insensé. Nous tombions de haut, la chute fut lamentable et,

après avoirconnu la surabondance, nous connaissions l'extrémité de la misère. Dieu ne nous abandonna pas. Obéissant à je ne sais quel transport d'amour, il nous donna son Fils unique en qui nous retrouvâmes tout ce que nous avions perdu et même davantage. En devenant notre Compagnon par sa vie, notre Rédempteur par sa mort, L Christ nous valait les biens immenses et précieux qu'avaient annoncés les prophètes, « maxima et pretiosa nobis promissa donavit » (1). Ces biens étaient à notre portée, car à la parole, à nos actes, aux éléments, le Sauveur avait communiqué une vertu merveilleuse. L'eau, l'huile, le pain, le vin, les regrets, les larmes, les aveux enrichis par les formules saintes engendrent, augmentent, ressuscitent dans l'âme la vie divine. Un fleuve plus large, plus profond que les fleuves du paradis primitif coule au milieu de l'humanité, le fleuve des sacrements. Il suffit d'aller y boire avec les dispositions voulues pour devenir les enfants de Dieu, pour acquérir le droit d'entrer dans sa maison, de le voir, de le saisir dans la plénitude de la perfection et de la félicité. Dieu, après nous avoir donné son Fils, couronne ses bienfaits en se donnant lui-même et en nous associant pour toujours et en pleine lumière à son ineffable gloire. Ainsi, dirait-on. Dieu et son Fils luttent de générosité à notre égard : Dieu nous

(1) II s. PlËRRB, I, 4.

ivre son Fils et son Fils répond en nous jetant ardents, purs, sanctifiés dans les bras de Dieu et en nous mettant en possession de Dieu. Mais quand Dieu se donne, se donne lui-même en personne avec tout ce qu'il est, il donne l'Infini!

Quid retribuam Domino pro omnibus quœ retribuit mihi (1) ?

Quand on a reçu, il faut rendre. Messieurs, et plus on a reçu, plus l'obligation de rendre est rigoureuse. Nos biens viennent de Dieu, il faut que, d'une manière ou d'une autre, ils fassent retour à Dieu. Sans doute, à son égard, nous serons toujours insolvables ; sans doute, il n'y aura jamais d'égalité entre ce qu'il a fait pour nous et ce que nous ferons pour lui. « Non potest esse œquale^ ut scilicet tantum homo ei reddat quantum débet (2). » C'est un nouveau motif de nous acquitter de notre dette avec plus dljempressement et dans la mesure où nous le pouvons.

Nous sommes obligés de rendre à Dieu les biens extérieurs. Les rendre, c'est en user suivant ses instructions, les administrer d'après ses volontés, non d'après nos caprices, nous conduire dans notre gestion comme des intendants, non comme des propriétaires. En user suivant ses instructions, c'est d'abord y puiser pour nous-mêmes, selon nos

(1) Ps. cxv, V. 3.

(2) S. Thomas, II» Il^e, q. lxxx, art. 1. Cf. Append. N. 6, p. 297.

PREMIÈRE CONFÉRENCB 29

besoins ; c'est ensuite les employer à la construction de ses temples, à l'ornement de ses autels, à la splendeur de son culte, à l'entretien de ses ministres, au soulagement de ses pauvres.

Un tel emploi de nos richesses honore Dieu, car, en les consacrant aux personnes ou aux objets de son choix, nous les lui consacrons ; nous affirmons son domaine absolu sur ce que nous possédons ; et, en réalité, c'est lui qui en dispose puisque nous ne touchons aux choses qu'en nous conformant scrupuleusement à ses ordres. Aussi les auteurs inspirés nous enseignent-ils que nous glorifions Dieu, lorsque pénétrés d'une pieuse reconnaissance nous mangeons le pain et nous buvons le vin dus à sa libéralité (1) ; lorsque nous fournissons les pierres, les bois précieux, l'or, l'argent, l'airain destinés à sa maison (2); lorsque nous apportons les prémices de nos fruits et la dîme de notre fortune à ses autels et à ses prêtres (3); lorsque, enfin, nous considérant comme tributaires des indigents, nous les arrachons à la faim, à la soif, au froid, à toutes les infortunes (4).

Nous sommes obligés de rendre à Dieu les biens de l'esprit et les biens du cœur. Nous appuyer sur la vérité, sur la science, sur la sagesse pour faire éclater, la gloire de Dieu, profiter de nos rapports

(1) I Cerinth., x, 31.

(2) I Paralip., xxix, 6-20.

(3) DeuL, XXVI, iO.

(4 S. Matth., XXV, 36,

avec nos semblables pour les associer à nos adorations et ainsi rapporter à Dieu comme à leur fin les lumières, les aiïections, les joies, les consolations dont Diôu est le principe et le dispensateur : voilà les moyens d'ajouter aux hommages que nous présentons à Dieu en lui offrant les biens extérieurs.

Ce n'est pas assez, Messieurs, il faut que Dieu obtienne de nous un culte proportionné aux dons surnaturels qu'il nous a ménagés. Les docteurs nous ont transmis deux manières de le contenter. La première consiste à recevoir avec empressement les choses de la grâce et à déployer tout notre zèle afin de les livrer aux autres. « Dlvinus cullus consista vel in recipiendo aliqua divina^ vel in tradendo aliis (1). » Après avoir honoré Dieu en lui offrant ce que nous avons reçu de sa main, nous l'honorons encore en nous hâtant de recevoir et de prendre pour nous et pour nos frères ce qu'il lui plaît de nous offrir, « vel exhibendo aliquid ei, vel etiani assuniendo aliquid divinum » (2). Aspirant à posséder les grâces que l'Esprit nous propose, heureux de compter parmi les convives du Père de famille, nous efforçant, comme les serviteurs fidèles, d'entraîner à son banquet les malheureux et les déshérités de ce monde, c'est-à-dire tous nos semblables,

(1) Illa, q. Lxiii, art. 2. Cf. art. 3, 4, 6.

(2) II» II", q. Lxxxi, art. 3, ad 2"™. Cf. Append., N. 7, p. 297.

nous prouvons à Dieu que nous attachons beaucoup de prix à ce qui vient de lui, et, l'estime du don remonte comme un hommage jusqu'au Donateur. Au contraire, l'on ne traite pas avec impiété, avec négligence les biens que Dieu nous a préparés, sans intliger à celui-ci une injure. Au désert, les Israélites méprisaient la manne que leur envoyait Jéhovah et disaient : « Notre âme a pris en dégoût cette fade nouTTiiure. Anima nostra nauseat super cibo isto levissimo (1). » Cette parole irrita le Seigneur qui la punit sévèrement. Il manifeste la même colère contre les invités dont parlent les Evangélistes et qui invoquent de vulgaires prétextes pour ne point assister au festin nuptial où ils sont conviés (2). Cette manne et ce festin sont le symbole eies grâces que Dieu destine à l'homme. Dieu aime qu'on ait la passion de recevoir de lui parce qu'il a la passion de donner ; }>iiit sitiri, il a soif qu'on ait soif de lui et de ses faveurs (3). Recourir à lui, puiser à pleines mains dans son trésor, se montrer impatient de manger à sa table, de boire à son calice, lui demander sans cesse, c'est l'obliger et lui faire honneur. C'est l'obliger, parce qu'il brûle de se communiquer, c'est l'obliger, car c'est étendre son règne. A mesure, en

(1) Nombres, xxi, 5.

(2) S. Mattu., XXII ; S. Luc, xiv.

(3) S. GiÉGOiRE DE Naz. Orat. 40. Cf. Bossuet, éd. Lebarq, t. V, p. 116, note.

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effet, que la grâce pénètre dans nos âmes et dans celle des autres, Dieu devient plus effectivement Maître du monde, et le triomphe définitif de la grâce affermit à jamais le pouvoir de Dieu sur Thumanité. Mais lorsque Thumanité obéit en tout à lagrâco, lorsqu'elle est en tout soumise à Dieu, sa vie est un culte continu, un acte de perpétuelle adoration (1).

L'autre façon de répondre à la magnificence de Dieu est d'employer ses dons surnaturels pour mettre plus d'élévation dans nos religieux hommages. Le cœur imprégné de grâce ne rend pas le même son que le cœur profane. Le premier homme vient de la terre, ses affections, ses paroles, ses gestes se ressentent de son origine : « Primus homo de terra^ terrenus. » Le second vient du ciel, toute sa vie respire quelque chose de céleste : « Secundus homo de cœlo^ cœlestis (2). » La grâce change nos adorations comme elle nous change nous-mêmes : les mélodies aimées à Jérusalem n'ont point le caractère de celles qui retentissent à Babylone.

Saint Augustin disait à ses catéchumènes : « Maintenant vous êtes des hommes nouveaux, vous appartenez à un Testament nouveau, il faut adopter un cantique nouveau. Nunc autem Testamentum novum, canticum novujn^ prepter hominem no-

(1) Append., N. 8, p. 298.

(2J I Cor in th., xv, 47.

PREMIÊIIE CONFÉRENCE 3o

uni (1). » Le culte de rame sanctifiée emprunte ea force expressive aux ondes élernclles et harmonieuses où Jésus puisait lui-même pour glorifier son Père. Il ne procède pas d'une vertu acquise par nos efforts, il procède d'une vertu infuse, d'une vertu répandue en nous par le Saint- Esprit : la vertu chrétienne de religion. Imprégnée de foi, d'espérance, de charité, cette vertu trouve (les accents surhumains, ses notes éclatent avec une exquise douceur aux oreilles du Père et lui rappellent une voix dont le timbre le charmera toujours: la voix de Jésus, son jFils bienaimé (2).

Un mot complétera ma pensée. Le culte a la valeur de la foi qui l'inspire et la légitimité du culte suit la vérité de la foi. Il n'y a qu'une vraie foi: le temple où elle est gardée fidèlement et intégralement est le seul où, connaissant Dieu sans mélange d'erreur, on puisse Tadorer comme il veut l'être. Ce temple, c'est l'Eglise catholique. Les autres sociétés, en brisant avec la véritable Eglise et avec la véritable foi, ont perdu le secret d'offrir à Dieu les honneurs qu'il demande. Parfois, Dieu se montre sensible aux hommages d'un infidèle, c'est alors que celui-ci n'appartient qu'en apparence au schisme ou à rhérésie. En réalité il vit, et il adore dans Tâme

(1) Serrno ad catech. De caniico novo.

(2) Append., N. 9-10, p. 298-300.

LA JUSTICIÎ FNVF.KS DIEU — 3

de l'Eglise ; c'est pourquoi ses actes de piété sont méritoires.

Nous sommes donc obligés de pratiquer la religion, de rendre un culte à l'Etre parfait, au Maître de toutes les créatures, au suprême Dispensateur de tous les bi^ns : à Dieu. En vain sommes-nous en règle avec nos semblables, en vain nous montronsnous délicatement respectueux de leurs droits, si nous ne nous acquittons pas de nos devoirs envers Dieu, nous offensons ce précepte fondamental de la morale : « Vous adorerez le Seigneur votre Dieu et vous ne servirez que lui seul » ; nous tombons dans la pire de toutes les injustices. La plupart d'entre nous vivent dans l'Eglise catholique ou du moins y sont nés, c'est dans l'Eglise catholique que nous devons rendre à Dieu nos devoirs, puisque c'est là seulement que Dieu reçoit les prières et les sacrifices. Quant à ceux qui ne partagent pas encore nos convictions, qu'iis renoncent à leurs préjugés, qu'ils étudient, qu'ils cherchent, qu'ils réQéchissent, qu'ils invoquent la Lumière, et, bientôt, croyant avec fermeté ce que nous croyons, ils adoreront dans la paix et dans la joie ce que nous adorons.

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