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LA MODESTIE CHRÉTIENNE ET L'AMOUR DES SPECTACLES

SOMMAIRE

Influence malfaisante que l'amour des spectacles exerce sur les mœurs aux époques de décadence. Depuis le commencement de l'Eglise, les apôtres et les docteurs n'ont pas cessé de mettre en garde les fidèles contre cette passion déréglée.

Ce que nous permet et ce que nous défend, touchant les spectacles, la tempérance chrétienne, p. 129-130.

La tempérance chrétienne ne condamne pas indistinctement tous les spectacles.

1. 11 est des spectacles honnêtes qui n'offensent pas cette vertu.

a) Spectacles excellents que la Religion nous prépare et auxquels nous invite sa bonté. Spectacles nombreux qui nous sont offerts chaque jour, chaque semaine, chaque année. Tableau de ces spectacles. Spectacles variés oîi le fonds change sans cesse: Nativité, miracles, Passion, Résurrection, Ascension de Notre-Seigneur, Pentecôte. Spectacles émouvants, car on y représente des choses palpitantes de vie. Spectacles sanctifiants, car tout y est sacré, p. 130-133.

h) La modestie chrétienne accorde à d'autres spectacles moins nobles le droit de cité. Le théâtre n'est pas nécessairement une école de perversité, il pourrait devenir une chaire de, vérité. Développement de cette doctrine. Jugement de La Bruyère. Racine dans Esfher. Appréciation de Mme de Sévigné, Racine dans Alhalie. Appréciation de M. Arnaud, p. 133-135.

2. Effort de plusieurs pour mettre l'art dramatique d'accord avec l'Evangile.

a) Succès relativement consolant des amis du bon théâtre. Ce succès dépend du public et spécialement du public chrétien qui doit n'assister qu'à des pièces honnêtes. Il dépend surtout des maîtres de la plume. Ceux-ci ont le devoir de ne présenter aux spectateurs que des idées fortes, pures, généreuses et irréprochables tant au point de vue du fonds qu'au point de vue de la forme. Il dépend d'eux en grande partie d'assainir la scène, p. 13.^-136.

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h) Lai-lcur honuôlo a sa place flan? une société bien ordonnée, son métier n'est pas fatalement condamnaljle. Enseignement (le saint ïliomas. Le métier daclenr csl légitime qnand même celui-ci n'aurait en Aue que de procurer à ses semblables une heure de récréation pourvu que dans son jeu. dans ses paroles, dans ses pliusanteries, dans ses gestes, il ne dise ou 3ie fasse rien d'illicite. Le Jonf/leur de Xalre-I^amc. A plus forte raison, l'acteur est-il digne d'estime lorsqu'il consacre son talent à la glorificaiioM de Dieu el de la vérité, p. I3(i-i38.

>'otre temps est loiu de cet idéal et outrage coiisl;imment les lois rappelées plus haut.

t . Le premier excès consiste à donner dans notre vie beaucoup trop de place aux speclacles profanes.

a) Passion qu'a le monde d'assister à toutes les pièces qui se succèdent sans interruption. Cette passion est commune à toutes les classes de la société et à tous les âges. La place du théâtre dans les fêtes de famille, dans les fêles nationales, p. 13 -139.

6) Importance exceptionnelle que les journaux attachent aux speclacles : les uns ne traitant pas d'autre chose, les plus légers consacrant à peine quelques entrefilets aux problèmes sérieux et remjdissanl leurs pages d'annonces, de programmes, etc., concernant les théâtres. les plus graves se croyaut presque tous obligésde publierdes articles sur le même sujet, p. 1.19-140.

c) Dépenses exorbitantes que l'on fait pour élever, réparer, multiplier, les monuments luxueux qui servent de sajicluaires à l'art dramatique.

Les salons eux-mêmes se changent en salles de spectacles. Les troupes d'acteurs se transportent des capitales dans les pro- AÎnces, dans les stations balnéaires, etc.. p. 1 tO.

dj Donner à la comédie et à la tragédie une part aussi considérable, c'est dépasser les bornes de la raison, c'est s'habituer à vivre dans un monde chimérique, c est vouloir se dégoûter de la réalité. Texte de saint Chrysostome. C'est de plus développer à l'excès l'imagination, surtout chez les jeunes gens déjà disposés aux tronldes nerveux qui détruiseid l'équililtre physique et menlal. p. 140-141.

2. 11 est impossible de mesurer la pmfniKkîir el l'étendue du mal à une époque où les spectacles, à part de rares exceptions, sont nettement immoraux.

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rti Thcùtres qui sont ûv Aérilabk's Jupanars et où tout esl obscène. Sévérité de Platon, de Bossuet, de Pascal, de Bourdaloue, de Racine lui-mèrae pour tout théâtre. Qu'eussent-ils dit des tiiéàtres honteux auxquels il est fait allusion dans ce discours ? p. 1 .1-142.

//) Les autres théàlres sont généralement dangereux et malfai- >aiits : dangereux par l'a[u)logi(' directe ou indirecte que l'on y l'ait de l'amour coupable, des passions sensuelles, etc. etc. : dangereux par le rôle odieux ou ridicule qu'y jouent le prêtre. ré[iouse honnête, le mari fidèle, le chrétien, les enfants, les serviteurs, etc. Même quand dans leurs couvres les auteurs drainaliques sont les avocals du a rai cl du liieu, ils se croient tenus d'excuser la liberté qu'ils prennent de défendre le bien parla liberté qu'ils gardent de peindre le mal sous des couleurs séductrices. Effets désastreux de ces prnrédés sur le-; monirs publiques, p. 142-l't4.

;?. Ce qui aggrave le danger, c'est l'action.

a. L'action est l'àrae du drame. Différence enirc les personnages du livre et les personnages du drame. Plus les acteurs sont habiles et « Aivent » leurs rôles, plus ils sont en proie aux passions des héros qu'ils représentent et plus ils les communi([neiit aux spectacteurs. Alors ceux-ci sont transportés par des sentiments qui les disposent au mal, p. 144-145.

h) L'appareil théâtral, avec les décors, les toilettes, les lumières, la musique, etc.. ajoute encore à la force démoralisante du théâtre. Les faits confirment cet enseignement, (lalastrophes sans nombre qui sont la suite des spectacles. Maris et femmes honnêtes qui sorteni du théâtre à jamais pervertis. Rencontres périlleuses que font les jeunes geos à la l>orte de ces maisons de plaisir, etc. Histoires lamentables, au point de vue moral, des auteurs et des acteurs. Tout cela justifie tes sévérités des docteurs et des saints contre les spectacles, p. 145-147,

Responsabilité des auteurs et des acteurs qui ne respectent pas dans leurs drames la foi et la morale. Qu'ils réfléchissent, au scandale qu'ils causent, au mal qu'ils font, au jugement qui les attend dans l'éternité.

Devoir pour tous, jeunes gens, jeunes filles, hommes mûrs, femmes, vieillards, de s'éloigner des mauvais théâtres, de se défier des spectacles qui ne sont pas parfaitement purs, d'aspirer à la A'isionque Dieu prépare à ceux qui l'aiment, p. 147-1 40.

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