‹ Exposition de la morale catholique (volume 3)Chapitre 23 sur 71 · LES EFFETS DE LÀ COLÈRE · texte numérisé non relu

LES EFFETS DE LÀ COLÈRE

SOMMAIRE

Saiulelé de la colère inspirée par le zèle de la jusliee. Culpabalité de la colère qui éclate sans, cause et qui offense les lois de la mansuétude et de la modération. Divers avertissements que nous adresse l'Esprit-Saint à ce sujet. Enseignement des Proverbes et de saint Paul.

La colère est un péché capital. Ses effets, p. 183-185.

La colère fait éclater en nous de mauvais sentiments.

a) Etat d'un homme livré à la colère. Le souvenir de l'outrage produit en lui rindignation, la tristesse, la rancune. De ces sentiments naît le désir de faire expier leurs fautes à ceux qui l'ont offensé. L'homme en colère oblige son intelligence à chercher les moyens de se venger. Ceux qui veulent se venger sur le champ, ceux qui attendent l'occasion pour atteindre plus durement l'adversaire, p. 1^6-186.

b) La colère longtemps maîtresse du cœur dégénère en haine. Exemples de Gain, d'Antiochus. Les conseils, les remontrances, au lieu de nous calmer, la plupart du temps, nous exaspèrent, p. 186-188.

L'homme en colère aspire à la vengeance. 11 se venge d'abord par la parole.

a) Si sa passion ne se retient pas, il perd toute mesure. Ses violences de langage, ses reproches, etc. Quand on lui tient tète, sa fureur se prolonge en d'interminables querelles. Lorsqu'il se repent, le mal est souvent irréparable. L'effet de la colère dans la vie du foyer, parmi les membres de la même famille. L'effet de la colère sur l'amitié, sur les relations entre les individus et entre les peuples. L'homme en colère blasphème. Besoin que nous épi'ouvons d'atteindre la cause suprême des événements qui nous ont froissés, p. 188-190,

b) La colère qui reste une passion froide n'esl pas moins redoulable. 11 faut craindre sa rancune silencieuse et ses morsure^, p. 190.

L'iiomme en colère se venge par des actes et en arrive aux voies de fait .

«I Les A-oies de fait sont les rixes et les pugilats si fréquents dans le peuple ; les duels hier si nombreux entre les gens du monde; les procès qui éclatent à la suite d'une querelle; les soulèvements qui rendent les peuples capables de tous les crimes. CouAulsions de l'Angleterre et supplice de Charles I»""; convulsions de la France et exécution de Louis XYI ; convulsions de l'Amérique du Sud et l'assassinat de Garcia Moreno ; convulsions du Portugal, de la Russie : meurtre de Charles P"", de Nicolas II. Les fureurs des Protestants, des Terroristes, des Communards ; destructions dont elles ont été le principe,

a) Pai't de ,1a colère dans la dernière guerre, dans le conflit social. L'antagonisme entre les petits et les grands Aient moins de l'amour de la justice que du désir de la A-engeance. Ce que nous pi'épare l'exaspération irritée des classes les unes contre les autres, p. 192.

MauAais penchants de l'homme. Diverses sortes de colères auxquelles nous sommes enclins. Colères a-Ia-cs, colères froides et pleines d'amertume, colères tenaces. Nécessité de nous contenir, de dissiper les noires humeurs qui entretiennent le fiel dans l'àme. de pardonner. C'est aux pieds de la croix que nous apprendrons à faire régner en nous la douceur, p. 192-194.

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