RELA.TIONS INTELLECTUELLES ENTRE LES CROYANTS ET LES L\CROYANTS
SOMMAIRE
Rapports de saint Paul avec les Juifs et les Gentils. Controverses de Notre-Seigneur avec les Docteurs. Les chrétiens ont-ils le droit de discuter avec ceux qui ne croient pas ? Quels sont les principes qui règlent ces relations? p. 223-224.
L'Eglise a certainement le droit d'entretenir des rapports intellectuels avec les incroyants. Les Papes se sont adressés aux dissidents, les saints Pères et les Docteurs ont engagé des controverses avec les hérétiques et les schismatiques, p. 22o.
a) L'esprit d'apostolat nous commande ces rapports. L Eglise a, en effet, la mission de conquérir toutes les âmes. Pour les conquérir il faut les éclairer, réfuter leurs arguments, confondre leurs sophismes sur le terrain de l'exégèse, de l'histoire, de la philosophie, de la science, p. 226-227.
b) L'honneur de la religion nous oblige à la défendre contre les incroyants qui la détigurent et la calomnient, p. 228.
c) L'intérêt des âmes fidèles nous prescrit aussi cette attitude. Les mensonges des infidèles peuvent troubler les âmes fidèles si on ne les dévoile pas, p. 229.
Ces relations sont régies par des lois qu'il faut respecter.
Les discussions privées sont généralement peu utiles surtout entre personnes qui se fréquentent habituellement, p. 230.
Les controverses publiques s'engagent par les écrits, par les conférences contradictoires.
1. Les controverses par écrit doivent être autorisées par la prudence, a) Si le mauvais livre ou le mauvais arlic-jo ne se sont pas répandus, il vaut mieux ordinairement garder le silence, p. 231.
b) S'ils se sont répandus, il faut les réfuter. Mais ceux-là seuls doivent le faire qui ont la science compétente et \|ui connaissent tout ce qu'exige la controverse avec les hér?' tiques, dont les oeuvres sont pleines d'équivoques et de su'"tilités, p. 232.
2. La controverse sous forme de conférences contradictoirr'S n'est guère encouragée par l'Eglise.
a) L'Eglise tolère à peine que cet apostolat soit exercé psr les laïques. Prescription d'Alexandre IV à cet égard. Raisons de cette prescription, p. 233.
b) Conditions que doivent réunir les conférences contradictoires pour être licites. Qualités du controversiste : il doit être approuvé par ses chefs; instruit de sou sujet et exercé dans l'art de la discussion ; il faut qu'il ait chance de convaincre ses adversaires ou du moins de ramener les fidèles, tout en étant lui-même à l'abri de la défaillance. Qualités de la conférence : l'orthodoxie, l'adaptation au milieu où on la donne, la prudence dans le langage, la conviction apostolique, p. 234-23P
c) Combien, en fait, les conférences contradictoires ont eu peu de résultats, p. 236.
Sages instructions de Léon XIII au sujet des conférences avec les infidèles. Il convient de nous y conformer, p. 237.
DEUXIÈME INSTRUCTIOII