‹ Exposition de la morale catholique (volume 5)Chapitre 16 sur 45 · MARDI SAINT · texte numérisé non relu

MARDI SAINT

L'AUMONE DANS L'ORDRE INTELLECTUEL

SOMMAIRE

L'aumône est pour la miséricorde et la bienfaisance l'acte qui résume tous les actes extérieurs dont elles sont le principe. Elle s'entend de tous les dons gratuits offerts à nos semblables. Elle vaut ce que vaut le bien qu'elle distribue. Services qu'elle rend en propageant la vérité.

Pourquoi la charité s'occupe avec tant de sollicitude de répandre la vérité? A qui coutie-t-elle le soin d'exécuter ses ordres miséricordieux? p. 20S-207.

La charité s'inquiète de ceux qui ne connaissent pas la vérité, parce qu'elle est un amour et le plus grand des amours, parce que le propre de l'amour est de vouloir du bien à ceux qui l'ont excité, et le propre du plus grand amour de leur vouloir le plus grand bien.

i. a) Valeur de la vérité. Parmi les diverses vérités, valeur de la vérité première et souveraine. Misère de l'homme qui ne connaît pas la vérité. Misère extrême de l'homme qui, ne connaissant que des vérités secondaires, ignore la vérité première et divine, p. 207-208.

6) La valeur de la vérité lui vient de ce qu'elle est le bien de l'intelligence, qui est notre plus liante faculté et qui, sans vérité, reste plongée dans laplus grande misère. Elle lui vient de ce qu'elle est le flambeau sans lequel il nous est impossible de connaître notre devoir, de l'accomplir, d'atteindre notre bonheur suprême. Distinction entre les diverses vérités. Inutilité de la sagesse qui ne nous mettrait pas en possession des vérités indispensables à quiconque veut se sauver, p. 208-200.

2. Ce serait manquer gravement à la charité de ne pas donner à nos frères, quand nous le pouvons, la vérité dont ils ont tant besoin. Exemple de Notre-Seigneur, son principal souci fut d'enseigner. Exemple des apôtres, qui avant tout s'appliquèrent à la diffusion de l'Jtivangile. Exemple de 1 Eglise

qui place les apôtres au-dessus de tous les autres agents de la charité, et les œuvres apostoliques au-dessus de toutes les auties œuvres, p. 209-212.

A qui appartient-il de répandre l'aumône intellectuelle? A tous ceux qui possèdent la vérité.

\. a) Conscience qu'ont les âmes simples de ce devoir. Zèle évangelique des ouvriers chrétiens Succès de leur action auprès de leurs compagnons, p. 212-213.

b) Besoin que l'en éprouve, quand on a la charité, de communiquer aux autres la vérité. Ardeur des apôtres. Courage et prudence qu'ils montrent dans leurs entreprises, p. 213-214.

2 11 faut répandre la vérité, à condition qu'on puisse l'offrir :

a) Dans sa pureté. Il ne s'agit pas pour nous de gagner à nos opini'Uis personnelles, mais de gaguer aux principes affirmés par Jès'J* Christ et par l'Église. Si nous ne sommes pas sûrs de la qualité de nos idées, il vaut mieux nous ahstenir que de présenter aux autres une doctrine où le mensonge viendrait empoisonner le breuvage de la vérité, p 2 1 4-2 1 Ij .

b) Dans son intégrité. La vérité mutilée perd son autorité divine Motif de cette affirmation. Elle devient inacceptable. Ce qu'est la morale sans le dogme. Ce qu'est le dogme diminué. Ce qu'est la morale à laquelle on retranche un de ses préceptes. Elle tombe dans la mollesse ou dans la dureté, p. 21U-21 :.

Hostilité que les ennemis du christianisme montrent principalement contre les œuvres d'apostolat. C'est pour nous une raison de développer ces œuvres. Importance que les parents, que les maîtres doivent attacher à l'instruction religieuse et morale de leurs enfants et de leurs serviteurs, p. 217-218.

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