‹ Exposition de la morale catholique (volume 5)Chapitre 2 sur 45 · Cette première joie nous vient du profit que nous reti · texte numérisé non relu

Cette première joie nous vient du profit que nous reti

10 I.A CIIAIUTÉ

rons de nos rapporta avec Dieu. La charité nous vaut une sec le joie plus désintéressée quelle doit à sa qualité d'amitié supérieure.

a) L'amitié puise 5011 plus doux bonheur dans le bonheur de l'être aimé. Preuve de cette affirmation parles faits, p. 19-20.

6) La charité connaît celte joie, car celui qui aime Dieu constate que Dieu possède à un degré infini toutes 1rs perfections et toutes les félicités. Vivacité de la joie qu'il retire de cette constatation. Cette joie augmente quand nous voyons l'univers acclamer le Dieu que nous aimons, quand, sous nos yeux, les êtres les plus raisonnables, les esprits les plus justes, les consciences les plus religieuses renient hommage à la transcendante grandeur de Dieu. Beau spectacle que présente le blonde pendant la guerre d'aujourd'hui : les princes, les peuples, les chefs, les soldats de tous les pays s'adressent à Dieu comme à l'arbitre de la victoire et des destinées. Cette unanimité en faveur de notre Dieu nous rend grandement heureux, p. 20-24.

l.a joie de la charité l'emporte sur toutes les joies de la terre par son caractère essentiellement spirituel et par sa solidité.

1. La joie de la charité, comme la charité même, se déploie dans les hauteurs de 1 âme. parce que Dieu, principe de celte joie, est un pur esprit qui n'est directement accessible qu'à l'esprit, p. 24-26.

a) Bieu que certains hommes les méprisent, les meilleures joies sont celles de l'esprit. L'esprit étant la plu* noble portion de notre nature, ses satisfactions sont d'unordre plus élevé que celles de la chair et des sens, p. 26-27.

6) L'objet de la joie spirituelle est d'une essence supérieure à celui de la joie sensible, puisque tout ce qui est spirituel est supérieur à ce qui est sensible, puisque les choses spirituelles se communiquent tout entières en même temps à raison de leur indivisibilité, tandis que les choses Sensibh s ne se communiquent que partiellement et successivement, p. 27.

c) Raisons pour lesquelles les joies sensibles nous émeuvent plus que les joies spirituelles. Préférence que nous devons pourtant à celles-ci. D ailleurs, les sens partagent mai-

rectement les joies de l'esprit et de la charité. Délices dans lesquelles ils seront plongés après la résurrection, quand la charité les aura transfigurés eu répandant dans l'àme tomes ses douceurs, p. 27-28.

d) La joie de la charité est supérieure aux autres joies spirituelles, car elle est surnaturelle. Répugnance insensée de certains spiritualistes pour le surnaturel. Cependant le surnaturel étant spécifiquement divin est supérieur au naturel. La béatitude propre à Dieu dépasse toutes les béatitudes propres aux créatures. La joie de la charité nous l'ait partager cette béatitude propre à Dieu et en conséquence nous rend plus heureux que les autres béatitudes. Témoignages de saint Jean de la Croix et de David, p. 28-29.

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