‹ Exposition de la morale catholique (volume 5)Chapitre 31 sur 45 · LA PAIX SOCIALE · texte numérisé non relu

LA PAIX SOCIALE

Enseignements de Pie X et de Benoît XV au sujet de la paix sociale. Les deux Pontifes sont d'accord entre eux et avec les maîtres de la science sacrée pour affirmer que la charité est le principe de la paix sociale.

Deux conditions essentielles de la paix sociale ; il faut : 1° que l'individu soit en possession du nécessaire; 2e qu'il se contente du bien-être convenable à sa situation.

Seule, la charité est assez forte pour obtenir ce double résultat ■ 71-73

La paix sociale n'est pas compatible avec un certain excès de misère, d'humiliation, de servitude 73

1. a) Prétentions de ceux qui veulent apaiser tous les conflits par la justice. Accusations portées contre la charité et contre l'Église, qui, à entendre ces hommes, méconnaissent les droits de la justice. Fausseté de ces accusations. La charité. loin d'exclure la justice, en assure le règne scrupuleux. Loin de mutiler la justice, l'Eglise la défend avec une énergie incomparable. L'uglise ne nie pas le rôle bienfaisant de la

TABLE DES MATIÈRES 34b

Justice dans l'œuvre de pacification sociale, elle enseigne que cette vertu ne suffit pas pour calmer les conflits entre les classes et les individus 7:}-75

6) Raison de celte affirmation. La justice est impuissante à procurer à tous le nécessaire, car elle se contente de nous faire rendre l'équivalent de ce que nous avons reçu. Conséquences : ceux qui ne donnent rien n'ont pas droit, en justice, à recevoir. De là de nombreuses et noires misères. La théorie du salaire familial proposée comme un remède à cet état de choses n'est pas acceptable. Pourquoi ? Ce que peut la justice, ce qu'elle ne peut pas. Troubles d'une société où la seule justice régnerait. Les Sœurs de Charité, les Frères de Saint-Jean de Dieu, etc., sont les meilleurs gardiens de la paix sociale 15-79

c) La charité supplée à l'insuffisance de la justice, car elle donne gratuitement et sans avoir reçu. Il suffit qu'on soit dans la misère pour qu'elle intervienne et qu'elle nous donne le nécessaire. Ceux qui, pourvus du nécessaire par la charité, se révoltent contre l'ordre social, sont inexcusables. . 79-80

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