LA PAIX ANTÉRIEURE
SOMMAIRE
La paix est la perfection de la joie. C'est pourquoi la chanté est à la fois principe de la joie et de la paix. La paix du monde et des sociétés dépend de la paix intérieure des individus, de sorlo que la paix de l'âme, la paix sociale, 'la paix internationale s'établissent par la charité.
La charité est le principe de la paix intérieure en chacun de nous car elle est le principe de l'ordre et de la tranquillité ui suât les deux éléments de la paix. p. 43-44.
Point de paix sans ordre. Définition de l'ordre d'après saint Augustin. Impossibilité pour une âme de goûter la paix, si elle ne vit pas dans l'ordre. L'ordre intérieur consiste dans a soumission do la volonté humaine à Dieu, dans la soumission de la chair et des sens à la volonté raisonnable. La charité entraîne cette double soumission, p. 45-46.
1. a) Point de paix intérieure pour celui qui ne s'incline pas devant l'empire absolu de Dieu. Troubles des impies. Explication de ce phénomène. La volonté qui n'est pas soumise à Dieu se divise et devient le théâtre de luttes dramatiques, car elle se heurte, en essayant de.se révolter contre Dieu, à la loi divine qui est gravée en elle et qui ne désarme pas. Aveux émouvants de saint Augustin. Le seul moyen de rétablir l'ordre est d'assujettir notre volonté à celle de Dieu, p. 4G-48.
b) Le premier effet de la charité est d'imposer à l'âme cette soumission, car son premier effet est d'établir l'imité des désirs et des aspirations entre ceux qu'elle unit. Obéissance parfaite de Jésus à son Père. Impossibilité d'aimer Dieu sans observer ses commandements. Unité, pacification de l'âme qui respecte cet ordre, p. 48-49.
2. L'ordre ne serait point parfait s'il ne s'étendait à la chair et aux sens, si la chair et les sens ne se soumettaient pas indirectement à Dieu en se soumettant directement à la volonté raisonnable. La charité aboutit à ce succès: 1° eu renforçant
la volonté; 2° en disposant les instincts à la soumission qui leur convient, p. 19-50.
a) La charité rend à la volonté raisonnable toute son autorité, car en sa qualité de vertu elle ajoute des énergies nouvelles à la puissance OÙ elle réside, parce qu'étant la plus parfaite des vertus, elle porte à son dernier degré la force de la volonté qui, ainsi affermie, ne permet plus aux sens de la supplanter, p. 50-51 .
b) La cliarité affaiblit les passions et les dispose à l'obéissance que la raison leur demande. Changements qui s'opèrent en saint Augustin quand la charité naît dans son cœur où les passions se tempèrent et deviennent timides.
La charité aboutit à cette transformation en établissant dans l'âme les vertus morales qui adaptent les facultés inférieures et l'organisme lui-même aux exigences de l'ordre que réclame la paix, p. 51-53.
La paix intérieure comporte une tranquillité permanente. Cette tranquillité exige que le désir central de.l'âme soit fixé, elle progresse lorsque tous les désirs se tendent vers un seul et même objet, elle se couronne lorsque les désirs sont comblés par la possession du bien où ils aspirent. La charité produit ce triple effet.
1. La charité fixe le désir central de l'âme en Dieu. Ce désir est la tendance au parfait bonheur, or la charité suppose que l'on a choisi Dieu comme fin dernière. Ce choix met fin aux inquiétudes, aux recherches et aboutit au repos du désir, quies desiderii. Ce qu'est ce repos, p. 54-55.
2. a) La tranquillité progresse par la charité qui oriente tous nos désirs vers Dieu, car elle nous fait aimer Dieu de toutes nos forces. Les saints soulevés tout entiers par les désirs qui les emportent vers Dieu, p. 55-57.
6) Repos durable car il s'appuie sur la charité qui est une qualité permanente, un amour par lui-même indestructible, p. 57-58.
c) Repos définitif car la charité nous attache à Dieu comme à la tin dernière au delà de laquelle il n'y a plus rien à vouloir ni à désirer, p. 58-59.
3. o) Le parfait repos n'est pas compatible avec le désir qui s'éteint au point où commence le rassasiement, principe de
tranquillité totale. Ce rassasiement s'effectue par la possession du bien convoite'', p. 59-60.
6) La charité nous met en possession de Dieu, et cette possession apaise l'âme. Cette possession n'est pas parfaite, c'est pourquoi le rassasiement n'est pas total. En quel sens nous possédons en quelque manière, par l'espérance, le repos total des bienheureux, p. 60-62.
Résumé du discours : Obligation de chercher dans le défaut de charité la raison des troubles intérieurs et de retrouver la paix par la charité, p. 62-63.
DEUXIÈME CONFÊKENCE