IA PAIX SOCIALE
SOMMAIRE
enseignements de Pie X et de Benoît XV au sujet de la paix sociale. Les deux Pontifes sont d'accord entre eux et avec les maîtres de la science sacrée pour affirmer que la charité est le principe de la paix sociale.
Djiix conditions essentielles de la paix sociale; il faut : 1° que l'individu soit en possession du nécessaire; 2° qu'il se contente du bien-èlre convenable à sa situation.
Seule, la charité est assez forte pour obtenir «e double résultat, p. 71-73.
La paix sociale n'est pas compatible avec un certain excès de misère, d'humiliation, de servitude, p. 73.
i. a) Prétentions de ceux qui veulent apaiser tous les conflits pur la justice. Accusations portées contre la charité e c >ntre l'Eglisi, qui, à entendre ces hommes, méconnaissent les droits de la justice. Fausseté de ces accusations. La charité, loin d'exclure la justice, en assure le règne scrupuleux. Loin de mutiler la justice, l'Eglise la défend avec une énergie incomparable. L Eglise ne nie pas le rôle bienfaisant de la justice dans l'œuvre de pacification sociale, elle enseigne que cette vertu ne suffit pas pour calmer les conflits entre les clisses et les individus, p. 73-75.
b) Raison de c^tte affirmation. La justice est impuissante à procurer à tous le nécessaire, car elle se contente de nous faire rendre l'équivalent -de ce que nous avons reçu. Conséquences : ceux qui ne donnent rien n'ont pas droit, en justice, à recevoir. De là de nombreuses et noires misères. La théorie du salaire familial proposée comme nn remède à cet état de choses n'est pas acceptable. Pourquoi? Ce que peut la justice, ce qu'elle ne peut pas. Troubles d'une société où la B.cule justice régnerait. Les Sœurs de Charité, les Frères de Siiit Jean de Dieu, etc., sont les meilleurs gardiens de la p dx sociale, p. 75-79.
c) La charité supplée à l'insuftisance de la justice, car elle donne gratuitement etsans avoir reru. Il suffit qu'on soit dans la misère pour qu'elle intervienne et qu'elle nous donne le nécessaire. Ceux qui, pourvus du nécessaire par la charité, se révoltent contre l'ordre social, sont inexcusables, p. 79-80.