‹ Exposition de la morale catholiqueChapitre 19 sur 43 · MERCREDI SAINT · texte numérisé non relu

MERCREDI SAINT

LES SUITES DU DÉSESPOIR

SOxMMAIRE

Par un refour funeste, le désespoir conduit à tous les vices ; il livre spécialement l'homme aux excès d'une concupiscence effréuée et le voue à une intolérable souffrance, p. 219-220.

Les hommes sans espérance ne connaissent plus aucun frein : ayant perdu la crainte du châtiment et renoncé à la récompense, la plupart s'abandonnent à la fantaisie de leurs inslincls

a) Le désespéré tend à extirper la foi de son cœur, car ayant rompu avec le bonheur, il ne peut s'empêcher de haïr la souffrance et la damnation. 11 n'y a qu'un moyen de concilier son intérêt et son sentiment, c'est de ne plus croire en Dieu. Le désespéré s'y efforce et souvent y réussit, p. 220 221.

b) Le désespéré verse facilement dans la haine de Dieu. H est aisé de prendre en aversion un objet que nous voudrions atteindre et que nous pensons hors de notre portée. Cette haine se traduit fréquemment par le blasphème et par une hostilité farouche à tout ce qui intéresse le royaume de Dieu, p. 221-222.

c) Le désespéré ne se montre pas meilleur vis-à-vis des hommes qu'il rend responsables de son état. A leur endroit il devient dur, injuste, défiant, etc., p. 222-223.

Le désespéré se livre surtout aux passions sensuelles.

a) il a beau faire, il ne peut pas se passer de bonheur. Ne l'attendant plus de l'avenir, il le clierclio dans le présont. La jouissance sen.sible étant la plus immédiate, c'est à elle surtout qu'il demande l'oubli de son iinjuiétudc. Cette inquiétude renaît et avec elle le besoin de rendormir par de nouvelles secousses, lillle s'exaspère et il faut solliciter pour s'en distraire le secours de plaisirs plus subtils et plus raffinés, p. 223-225.

218 l'espéhancb

h) Ses efforts sont vains; il essaye alors de suppléera la qualité de ses félicités stériles en les multipliant. Il cherche partout une pâture pour ses diverses facultés. L'Enfant pioJigue. Il se livre .aux passions des sens. Signification de ce îiiot, p. 220-^^27

Le désespéré n'aboutit qu'à une indicible douleur. L'histoire das âmes nous prouve que le désespoir rend profondément malheureux. Taine et Joufl'roy.

a) Le désespoir nous torture parce qu'il divise 1 âase. Angoisse de rame que toute sa nature entraîne vers le bonheur et que sa volonté en éloigne. C'est le supplice des damnés, p. 227-229.

b] Le désespoir nous torture parce qu'il ne nous laisse aucun refuge, il nous sèvre de toute con.solalion. Explication de ce phénomène. Laocoon, symbole du désespéré. Excès de la souffrance du désespéré exprimé dans les damnés de Michel-Ange. Comment cette intolérable douleur conduit au suicide, p. 229-231.

Le Chrétien doit au milieu des plus grandes tribulations se rattachei à 1 espérance, p. 231-232.

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