MERCREDI SAINT
LES SUITES DU DÉSESPOIR
Desperanfes, semelipsos tvadiderunt impiul ici lise.
Ayant désespéré, ils se sont livrés à rinipiidicité.
Ephes , IV, 19.
Messieurs,
Considéré en lui-même, le desespoir est moins grave que l'infidélilé, moins grave que la haine de Dieu; envisagé dans ses suites, il est le plus exécrable de tous les maux. A7//// est exsecrahilius desperalione (1).
Je vous ai dit hier que tons les vices conduisent au désespoir, que cependant la luxure et la tristesse sont le:; principales causes de ce péché : je vous
(1) S.'I'homas, II» II»», q. XXI, ait. 3.
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montrerai aujourd'hui que par un retour funeste, le désespoir entraîne l'homme dans tous les vices, le livre spe'cialement aux excès d'une concupiscence effrénée et le voue à une intolérable souffrance.
Siihlatà spe, irrefrenate homines labuntur in vida. Les hommes ayant perdu l'espérance ne connaissent plus de frein et ils roulent dans tous les vices. On a beau dire qu'il faut pratiquer la vertu pour elle-même et fuir le mal par haine de sa laideur : quand elle a cessé de craindre le châtiment et d'attendre la récompense, la masse s'abandonne à la fantaisie de ses instincts. Quand elle n'attend plus rien, quand elle n'a plus peur de rien, elle ose tout. Le. désespéré en est ià : aussi il nous étonne par des débordements de toutes sortes; parfois même son cynisme et sa perversité vont si loin que nous en sommes épouvantés.
D'abord ayant renoncé à son salut, il tend à extirper de son cœur la foi qui en est en nous le principe. Le désespéré a rompu avec le bonheur, mais il ne peut s'empêcher de haïr la damnation et la souffrance (j[u'elle comporte. Il n'y a qu'un moyen de concilier son intérêt avec son sentiment, c'est de croire au néant et de ne plus croire à Dieu, Impressionné par ce désir peut-être ina-
voué, il cherche à se persuader que le monde est livré au hasard, qu'un Esprit suprême n'en règle pas la marche, qu'au delà du présent il n'y a rien, que ceux qui espèrent dans l'avenir sont les jouets d'une illusion. Il s'attache à tous les arguments que la folie a inventés pour nier Dieu, il s'ctTorce de prouver que les dogmes contrarient la raison et sont inacceptables, que le christianisme n"est pas plus solidement fondé que le paganisme, que toutes les religions se valent, que toutes s'écroulent quand on les examine de près, que leurs menaces et leurs promesses sont vaines, que l'immortalité de l'àme est une chimère et que, par suite, compter sur une survivance éternelle, c'est se tromper soi-même. Il arrive parfois à se suggestionner, à tomber dans un scepticisme insolent, dans un matérialisme grossier et à sacrifier sa foi pour se consoler de son criminel désespoir.
S'il ne réussit pas même « à établir le néant auquel il aspire après cette vie », le désespéré verse facilement dans la haine de Dieu. Notre tendance est de prendre en aversion l'objet que nous désirons atteindre et que nous pensons pratiquement hors de notre portée. Un rien nous indispose contre ceux dont nous cherchions la sympathie et qui nous la refusent, pour un rien notre amour se change en hostilité. Nous serions heureux de pouvoir les anéantir, préférant les voir périi plutôt que d'être séparés d'eux. Aussi le désespéré verse-t-il
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à chaque instant dans cette haine farouche de Celui dont il n'attend plus la possession,
... Et son impiété Voudrait anéantir le Dieu qu'H a quille.
Il n'est pas rare que celte haine se traduise par des blasphèmes abominables, par une guerre acharnée à toutes les œuvres qui glorifient le règne du Père céleste. Si nous descendions dans le cœur de certains apostats, si nous essayions de découvrir le motif de leur opposition acharnée à l'Église qu'ils connaissent et à laquelle ils doivent tant, si nous nous demandions pourquoi ils se déclarent les partisans des mesures les plus vexatoires, des dénis de justice les plus cyniques contre la Religion, nous constaterions peut-être, nous constaterions souvent que cette conduite a son principe dans l'irritation d'un secret et profond désespoir.
Le désespéré se montrc-t-il meilleur vis-à vis des hommes? Non. Ses humeurs noires et son sombre pessimisme le portent à rendre le monde entier responsable de l'éîot oii il se ronge, il .semble qu'il veuille faire expier à tous la faute dont il est seul coupable. Il s'est sacrifié lui-même, qu'importe qu'il blesse les autres dans leur honnoiir, dans leur réputation, dans leur intérêt! Si les autres sont malheureux, il n'a point pitié d'eux, car il estime leur épreuve au-dessous de la sienne; si les autres
sont heureux, il est jaloux de leur bonheur et il aimerait à le troubler; si les autres le froissent, il s'irrite et ii exige double et triple réparation; s'ils lui font du bien, il ne manifeste aucune reconnaissance, car il juge que sa détresse lui confère tous les droits. Nous l'avons connu cet être dur, injuste, défiant, insensible, fermé à toutes les émotions généreuses et qui, dirait- on, rêve d'entraîner l'univers dans sa disgrâce, dans sa faillite, dans sa damnation, cet être qui par suite de son désespoir tombe dans l'incrédulité, dans la baine de Dieu et des hommes, qui par suite de cette incrédulité et de cette haine verse dans tous les désordres et rompt totalement avec l;^ bien.
Saint Paul nous enseigne que le désespéré se livre surtout aux passions sensuelles.
Sa vie est un cercle vicieux : souvent il tombe dans son péché par suite de ses débauches, je vous l'expliquais hier, et il obéit de plus en plus à tous les caprices des sens par suite de son désespoir.
D'abord, 1 homme a beau faire et se raidir, il ne peut pas se passer de bonheur. Par un instinct dont jamais il n'aura raison, il le veut, il y aspire, et il n'y renonce d'un côté que pour y tendre de l'autre. Sans doute, le désespiu-é demandera une (li\ersiou à des objets variés selon sa nature et son tempéra-
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ment, mais il ne restera pas dans le vide, il remuera ciel et terre pour trouver un aliment à son désir et pour tromper au moins momentanément sa faim et sa soif. Il cherchera une distraction tantôt dans un travail acharné, tantôt dans l'acquisition de la fortune, tantôt dans le pouvoir et dans les honneurs, mais il ne prendra pas son parti de se priver de tout et il réclamera de la vie présente la jouissance à laquelle il a renoncé pour la vie future. La jouissance sensible étant plus immédiate, plus palpable, plus enivrante, c'est elle qu'il sollicitera le plus souvent : il la pressera de lui apporter Toubli dont il a besoin et la léthargie qu'il réclame pour endormir son intolérable inquiétude. Mais comme cette inquiétude à peine assoupie se réveillera, il redemandera sans cesse à son fatal anesthésique le sommeil dont il peut de moins en moins se passer, pareil à ces maniaques qui sortis de leur torpeur ou de leur délire se hâtent de recourir à la piqûre ou au breuvage empoisonnés auxquels ils doivent leur insensibilité trompeuse ou leur excitation factice. Mais l'âme humaine faite pour un bonheur plus noble se révoltera contre le sort auquel on veut la condamner, elle manifestera vite un dégoût indicible pour les aliments inférieurs dont on entend qu'elle se contente. Si bas que fût tombé l'enfant prodigue, il se lassa un jour de la nourriture abjecte qu'on lui mesurait, il n'en éprouva plus que de
Ihorreur. Malgré lui le coupable, tournant un regard de regret vers la maison paternelle, comparait sa misère à l'abondance dans laquelle vivaient ses anciens serviteurs. Si le désespéré imitait le prodigue, il se relèverait, et il se confierait à la puissance, à la miséricorde du Père céleste, mais il a décidé de repousser jusqu'à la pensée de ce retour. Alors, il ne lui reste plus qu'une ressource, chercher dans des plaisirs plus subtils, plus raffinés, plus extravagants de plus fortes secousses et de nouvelles illusions. ^
Vains efforts! 11 n'arrive point à apaiser son âme. Pressé par le besoin de se rassasier, il essaie de suppléer à la qualité de ses félicités stériles en les multipliant. L'Evangile nous peint, avec un réalisme que je serais tenté d'appeler brutal, l'avidité, l'impatience du prodigue affamé. « Il désirait, dit saint Luc, remplir son ventre des glands destinés aux pourceaux. FA cupiebat implere ventrem suum de siliquis, qiias porci mandiLcahant (1). En proie à ce tourment, le désespéré cherche partout une pâture pour son esprit, pour son cœur, pour son imagination, pour sa mémoire, pour ses yeux, pour ses oreilles, pour ses lèvres, pour toutes les puissances do son être. Il emploie son génie à découvrir des pensées, à s'assurer des affections, à évoquer des fantômes,
(1) s. Luc, x- , 16.
L'iiSrÉRA.NCE. — 15.
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des souvenirs, des spectacles, des voix, à saisir des suavités où il puisse pour ainsi dire se noyer, se perdre et s'arracher au cauchemar qui l'épouvante. Il appelle à son secours l'alcool qui affole les nerfs, qui brûle le palais et les entrailles, la morphine qui berce et qui charme la sensibilité, le jeu qui donne la fièvre. Ecoutez-le : « Venez, dit-il, jouissons des biens présents, hâtons-nous d'user des créatures pendant que nous sommes jeunes. Enivrons-nous de vins exquis, parfumonsnous et ne laissons point passer la fleur de la saison. Couronnons-nous de roses avant qu'elles se flétrissent, qu'il n'y ait pas un lieu de fête oîi notre intempérance ne se signale (1). » Il attend de la matière et du fini le bonheur qu'il n'espère plus de l'Esprit et de l'Infini et il pèche, dit saint Thomas, non pas par entraînement et par infirmité, mais par volonté, il ne se donne pas aux passions, il s'y livre (2).
Il s'y livre, c'est-à-dire qu'il n'est plus modéré ni retenu par aucun scrupule, par aucun remords, par aucune autorité. Effrenaté labuntur. 11 s'y livre, c'est-à-dire qu'il ne réserve rien de lui-même. Pour assurer plus de licence à son emportement, pour se consacrer plus entièrement à ses convoitises, il s'isole et se renferme avec les objets dont il s'efforce de tirer sa béatitude.
(1) Sagesse, ii, 6-8.
(2J In Epist. ad Ephes., c. iv, sect. 6. Cf. II Epist. Pétri, ii.
L'enfant prodigue quitte la maison paternelle afin d'échapper à toute surveillance, à tout avertissement, à tout conseil. Dans la région lointaine où il s'est réfugié, il profite de son indépendance pour dissiper toute sa fortune, pour se prostituer à son aise et faire Texpérience de tous les excès et de toutes les débauches. Et comme il s'abandonne sans rien réserver de lui-même, il compte que cet effort suprême lui permettra d'épuiser la source du plaisir et de trouver une jouissance infinie pour apaiser sa soif infinie. Ces emportements sont naturels, car ayant renoncé à l'avenir l'homme s'acharne sur le présent et veut tirer des créatures la félicité qu'il ne demande plus au Créateur.
Le désespéré ne réussit qu'à s'engager dans une vive et profonde douleur, car une douleur indicible est la suite du désespoir.
Vous vous en rendrez compte facilement si vous consultez l'histoire des âmes qui onl refusé de tendre au bonheur éternel. Les plus vigoureuses essaient bien de se contenir et de cacher leur désolation intérieure, mais elles n'y parviennent pas. Sur les lèvres de Taine, sous sa plume, dans la correspondance intime où il exprime plus librement ses pensées, vous trouverezdcs mots qui trahissent un décliirement cruel, une soulTrance que rien ne tempère,
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que rien ne console. « La vie réelle est si pleine de dégoûts et de souffrances, dit-il, qu'à chaque instant nous cherchons un asile contre elle (1)... Je tombe bien souvent dans des langueurs et dans des faiblesses, et il m'arrive alors, étendu sur mon lit, ou sur ma chaise de passer des heures entières dans cet évanouissement de la pensée si triste et si accablant que tu connais (2). J'ai un fonds de tristesse permanent et nécessaire (3). 11 y a des jours 011 je suis si lassé de moi, que je voudrais me vomir moi-même (4). » Dans cent pages de Taine, dans cent pages de Jouffroy et de tant d'autres la douleur coule à pleins bords en même temps que le désespoir, et plus l'âme est haute, plus elle souffre d'un état qui n'est pas fait pour nous.
Le désespoir nous torture d'abord parce qu'il divise Tàme. Il n'est pas en notre pouvoir, je vous l'ai dit, d'empêcher la nature de tendre au bonheur. Elle y tend de toutes ses forces et elle n'y renoncera jamais. Inutile de vouloir réprimer cet instinct, il renaîtra éternellement. On pourra le distraire un instant, le tromper, mais il déjouera les plans les mieux concertés, les ruses les plus habiles, et s'il a été endormi momentanément, il se réveillera plus impérieux, plus exigeant, plus intraitable. Inutile d'essayer de l'apaiser en lui représentant que la
(1) Correspondance , t. I, p. 53.
(2) Ibid., p. .'iS.
(3) Ibid., p. 91.
(4) Ibid., p. 221.
félicité est inaccessible, il se révoltera contre tous vos syllogismes et il réclamera sur un ton absolu la béatitude. Le désespéré s'insurge contre cette prétention et s'eiïorce d'étoufter les désirs qu'elle fait naître. 11 n'y réussit pas. Alors éclate une lutte intérieure entre la nature et la volonté, un duel sans merci et sans issue : la nature s'élance vers le bonheur avec une impétuosité, une véhémence indomptable, la volonté la retient avec une violence sauvage, elles se heurtent sans cesse et l'âme prise entre le flux qui l'emporte vers sa fin et le reflux qui l'en éloigne est déchirée tout entière. Ce supplice épouvantable est celui des damnés qui ont perdu la béatitude et qui sont éternellement ballottés entre ces deux mouvements contraires, le mouvement de tout leur être vers Dieu et le mouvement de leur désespoir qui les sépare de lui.
Le désespoir nous torture parce qu'il ne nous laisse aucun refuge. II. est bien des malheurs contre lesquels on trouve un asile. Un ami manque, on en découvre un autre, la pauvreté nous éprouve, l'étude, les afl'ections viennent nous adoucir les privations qui nous sont imposées. En tout cas, à tous nos maux nous entrevoyons une fin, et cette pensée suffit à en tempérer la rigueur. Mais le désespéré est sevré de toutes les consolations. Non seulement il n'aperçoit pas de terme à son infortune, mais les perspectives que lui ouvre l'avenir sont encore plus angoissantes que les épreuves du présent,
il sait que ce qu'il souffre n'est rien à côté de ce qu'il souffrira, et si loin que cherche à s'étendre son regard il se heurte à un horizon toujours plus bas et toujours plus sombre. Il s'enlise dans une douleur qu'il est impossible de fuir, car il faudrait pour la fuir retourner à Dieu avec qui le désespéré a rompu, dans une douleur contre laquelle il n'y a pas de recours, car il n'y a qu'un bonheur pour l'homme, la vision de Dieu face à face : qui renonce à cette vision renonce à toutes les autres félicités. Cette douleur est plus forte que lui, il ne peut la surmonter. Sans doute aussi longtemps qu'il sera sur la terre le désespéré réussira quelquefois à s'étourdir, mais outre que cette possibilité de se distraire et de se divertir ne lui sera pas toujours laissée, il sentira, malgré tout, son mal se réveiller à certains jours avec d'autant plus de force qu'il aura pu le croire un instant calmé. Et lorsqu'il aura touché la vanité des objets auxquels il avait demandé une diversion, lorsqu'il aura goûté la lie des plaisirs où il avait essayé de s'oublier, il se retrouvera seul avec son mal. Laocoon, enserré dans les nœuds des serpents gigantesques qui se sont soudain jetés sur lui et qui entourent son cou, ses bras, ses reins, ses jambes, se raidit contre ses adversaires et fait un colossal effort pour se dégager. Mais les monstres ne lâchent point leur proie, ils l'étreignent, ils la mordent, ils la couvrent de leur bave. Le prêtre antique pousse des cris affreux, sa figure se con-
tracte et se tord, ses yeux expriment une indicible angoisse, mais il succombe sous les coups de ses féroces ennemis. Rien mieux que cette image ne représente les hommes embarrassés dans les plis et les replis du désespoir, rien, sinon les damnés que Michel-Ange a peints au Vatican sous des traits si convulsionnés et si tragiques. L'un se précipite d'en haut jusqu'au fond de l'abîme, comme pour se briser, l'autre prend sa tête dans ses mains comme pour l'empêcher d'éclater sous l'intensité de la souffrance, un troisième se couvre les yeux comme pour se cacher à lui-même son propre malheur, tous présentent des visages bouleversés, des corps crispés et respirent l'épouvante. Et encore, tout cela n'est qu'un symbole de ce qui se passe dans l'âme des désespérés et ne traduit que très imparfaitement la violence de la douleur qu'ils endurent.
Ne nous étonnons donc pas qu'une douleur si aiguë devienne tellement intolérable qu'elle l'emporte sur l'amour de la vie et que les désespérés mettent fin à une existence dont ils ne peuvent plus supporter le fardeau. Le suicide apparaît comme la fin logique du désespoir, puis<|U(; le désespéré veut rompre avec le bonbeur et que par le suicide cette rupture se consomme et devient éternelle.
J'ai hilte, Messieurs, d'en finir avec ce sombre sujet dont on ne peut parler sans évoquer les
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spectres du suicide, de la mort, de lenfer. J'ai trop confiance dans votre raison et dans votre foi pour penser que jamais vous succomberez à la plus perfide et à la plus fatale de toutes les tentations, la tentation du désespo ir. Mais si un jour vous deviez subir ses assauts , résistez au plus malfaisant de tous les démons ; rappelez-vous les pensées que m'inspirent ce soir l'amour de vos âmes et le souci de mon ministère; rappelez-vous dans l'abattement qui succède à vos fautes et dans l'extrémité de vos malheurs, que chercher un asile dans le désespoir, c'est chercher la vie dans la mort, la consolation dans la plus incurable souffrance et la béatitude dans la dernière des infortunes. Aux heures de ruine, de détresse, aaffliction, rattachezvous à la belle vertu que Dieu a déposée en nous pour nous défendre contre tops les découragements, confiez-vous au Christ trahi, abandonné, crucifié, mourant, et adressez-lui ces paroles d'inébranlable confiance : « Quand même vous me tueriez, j'espérerais en vous. Etiamsi occiderit me, in ipso sperabo (1). » Ainsi soit-il.
(1) Job. XIII, 15.
CDATRIÈME INSTRUCTION
lEUDI SAINT