LA VERTU D'ESPÉRANCE
SOMMAIRE
Résumé des deux premières Conférences. Nouveau problème : qu'est l'espérance considérée en elle même et dans son essence? C'est une vertu qui a quatre fonctions, d. 67-68.
L'espérance nous fait vivre par le cœur dans l'atmosphère des bienheureux, de la Divinité.
a) Mécanisme de la vie considérée à 3es différents étages, p. 69.
b) L'espérance est un nouveau degré de vie. Témoignages de saint Pierre et du Concile de Trente. Le Christ est venu pour nous assurer la surabondance do la vie. Comment l'espérance nous communique une vie qui se manifeste à l'extérieur, qui se nourrit de Dieu où elle trouve son objet et son aliment, p. TO-72.
Aj'espérance élève le niveau de la vie parce ([u'elie porte à sa plus haute expression notre volonté d'être heureux.
a) La grandeur de la volonté se mesure à la grandeur du but où la volonté cherche son bonheur. Le Chrétien (|ui espère veut monter jusqu'à Dieu, «-'est-à-dire aussi haut ipie possible, p. 72-74.
l)} Sous l'empire de l'espérance le chrétien se maint ic.nt à cette hauteur, ce qui suppose en lui une grande force, p. 7'i--7.">.
c) (^e but poursuivi par l'i'spérance est sarnaliircl. Ce qui entraîne en elle une énergie d'essence et d'origine surnalurelles, p. 7!i.
d) L'espérance serait lui rêve, si elle no nmis roiid.iil capables d'user de la toute |)uissance d(; Dion pour arriver à Dieu. Iillle nous confère cette puissance d'employer la force de Dieu pour monter jusqu'à Dieu. p. 7.)-70.
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a) Le vouloir de l'espérance iiorte sur l'avenir. Mélange de joie et de tristesse dans l'espérance qui compte sur le bonheur, mais qui ne l'atteint pas en ce monde. Impatience des âmes qui voudraient dès maintenant jouir pleinement de Dieu. Nécessité pour nous de nous contenter ici-bas des demi-satisfactions qui nous sont données. Pourquoi l'espérance mérite son nom de vertu bien qu'elle ne conduise pas la volonté à la dernière perfection, qui ne se trouvera que dans la possession du bien suprême, p. 76-79.
6) L'espérance nous rend capables d'attendre. Force que cette attente suppose en nous, p. 79-81.
cl La fermeté de notre attente repose sur la certitude que nous avons de réussir. Notre certitude est inébranlable du côté de Dieu qui ne nous manquera pas, elle est fragile de notre côté parce que nous sommes faillibles, p. 81-84.
L'espérance nous pousse à l'effort, à l'action, à la lutte, c'est donc une énergie intérieure.
a) Sous son influence, la volonté s'élance hardiment verg la béatitude. L'espérance d'après Giotto, étend, élargit, prolonge la volonté et la rapproche de la béatitude, p. 84-85.
6) Cet effort inspiré par l'espérance est laborieux et nous presse de nous emparer de tous les moyens mis à notre disposition pour atteindre la félicité. Il est absorbant et nous fait négliger ce (|ui ne se rapporte pas à notre fin dernière. Il a quelque chose de militanl. A' agressif, de vaillant, p. 85-88.
Dans ces conditions l'espérance mérite son nom de vertu, car elle nous rend meilleurs; de vertu surnaturelle car elle porte sur un objet surnaturel; de vertu théologale car elle s'élance vers Dieu .elle s'appuie sur Dieu, elle naît de Dieu, elle se renouvelle, s'avive et se maintient par Dieu, p. 88-89.