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La 'Vie des Saints proteste aussi coutre ces nora

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teurs. Parvenus au dernier degré de la perfection, ils s'inquiètent de leur bonheur éternel. Abraham, Moïse, saint Jean, saint Paul, saint Augustin, saint Bernard, saint Thomas d'Aquin, p. 106-107.

5. — Jésus-Christ en qui s'incarne la religion a travaillé en même temps pour la gloire de son Père et pour sa propre gloire, il n'a pas connu le désintéressement absolu des novateurs, p. 108-109.

Pour attaquer l'espérance, hérétiques et philosophes ont invoqué la morale.

1. — L'on peut agir en vue de son bonheur personnel sans ofTenscr la saine morale. Preuves :

a) La morale absolument désintéressée est impossible. Elle obligerait l'ouvrier à travailler sans réclamer son salaire, etc. Elle est impossible même pour ceux qui la défendent: les hérétiques cherchaient leur intérêt, p. 109-113.

b) La saine morale nous permet et nous ordonne de nous aimer nous-mêmes. Explication de ce principe. Il résulte que s'il y a un amour désordonné il y a aussi un amour légitime de soi-même et l'amour d'espérance e>t légitime et obligatoire, p. 113-114.

2. — Nos adversaires prétendent que par l'espérance nous renversons l'ordre et que nous subordonnons l'homme à Dieu. Rien de plus faux.

a) Par l'espérance, nous dépendons de Dieu, Dieu ne dépend pas de nous. Triple amour : dans le premier l'être aimé est assujetti à l'être aimant, dans le second l'être aimé est sur le pied d'égalité avec l'être aimant, dans le troisième l'être aimant

est sujet de l'être aimé. Le dernier amour est celui de l'espérance qui met Dieu au-dessus de l'honmie. Explication de cette pensée d'après saint François de Sales, p. 114-116.

b) 11 faut juger lespérance par ses tendances et non seulement par ses actes. L'espérance tend à la charité qui nous inspire la volonté d'être meilleurs, plus grands, plus moraux pour mieux servir la gloire de Dieu. Explication de ce principe qui justifie pleinement notre doctrine de l'espérance, D. 117-118. Exhortation, p. 118-119.

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