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Citoas encore quelques-uns des t^leaux de genres les plus rocommandables : La jolie. Bouquetière^ par M. Blès ; ^ le Grandr-Père et U Bouquet de la maimmy par SI. Armand Lei^edx ; — Une Scène de dan Quichotte ^ par M. Nanteuil ; — Une Matinée dans la chambre bkm de la marquise de Bambouil- Uty par M. LiMAN ; — hConcert^ par M. Corot ; — Manon, LescaAAt^ par M. DovAiL-le-Camius ; — les QaaKre corne , par M- Covptb-Calix ; — Un Prieonnier eéVmpitoyableconeigne^ par ii. Genod ; — Une-Yieiia , pa£ M. D^viuiGEa; — le Pèlerinage^ par M. LuuiNAis ; <— Une Demnereeee, par M. Mon- TKSSDY ; *— le Fumeur et la Liseuse, par M. Vbtter» et Un Sauve-qui-peut, par M. Harpignies. '*,
tv.
Des divers genres de la peinture, le portrait est le moins avantageux pour Fartiste et le moins favo^ rabfement goûté du public. N'entendons-nous pas, à obacfHaede nos.Ëxpositions,. se récrier contre le nombre de portraits admis» et, s'il en croyaitcertainespensoBnes, le jiury ne devrait en admettre aucun. On: oublie qu'une Exposition de& Beaux-ArXs n'esk pas justement instituée pour Tagrément el la distraction de& visîAeurSi^.qAi'eUe Test, aa contraire, pour stimuler le progr^ dans toutes les branches
de rart, et pour encourager les artistes en récompensant leurs efforts. On oublie surtout que Ta ïnajeure partie des artistes peintres ne trouve les ; moyens d'existence qd*en faisant des portraits, et que le bourgeois tient éminemment à voir son image admise è l'Exposition ; d'abord, parce que ça flatte sa vBntté ; ensuite, parce qu'il y a là une garantie du mérite de l'teuvre qu'il aurait refusée si le jury Pavait 'repoussée. Du reste ^ nous ne savons éi cela tient % la disposition du local ou au discernement avec lequel les portraits sont disséminés et placés, mais, quorquele chtfifre en «oit très élevé cette année , ils paraissent cependant moins nombreux qu'aux précédentes exhibitions.
M. MmwtÊutm VinRncH, le peùitia par eKcéllance du portrait. historique, l'auteur des. plus beaux por-» traits du Musée national de Versailles^ a exposé trois portraits. Le fondrait iqtuetre de S. M. ÏEmp&reur NaptfUon iZ/^i«i parfait qu'ion peut direique e'.eat un trompe.r(fiil. G^ beaiu obevalbUanc sort vsBainieiit du cadre; le cavalier est à l'aise, bien assis; ie bras droit en raccourci est admirablemant bien dasané, et la iéAo est le portrait le plus ressemblant et le mieux peint ^'oa ait fût de llBœpaoaiir. LaComie ronde du cadre iio|ye«sÀ)«oari^HM{tait desvdiffioallés que TartiMe a isurmootiéeis conaylàment JLe oaérite de i»B por>traiti, dQStîo4 àlasidleidu Tidne ài'flételde-VUle, ne le cèdeenrieaaux admirables jpArtcaîts de Charles X et du duc d'Orléans que .ce maître a peints il j à plus de trente ans.
Le Tor trait en pied de S. E. M. le maréchal Bos'
qmt (3622) est une peinture plus sévère. Le.mciréchal est représenté au camp de Sébastopol ; il est couvert de boue, enveloppé d'une pelisse fourrée et appuyé sur un canon doni la gueule a été déchirée par un boulet ennemi. Le type martial , énergique, du maréchal Bosquet est bien rendu, largement touché comme le reste du tableau. — M. Vernet a été moins heureux dans le Portrait en.pied de S, E. M. le maréchal Canrobert (2625). C'est un portrait entièrement manqué et auquel il faudrait changer le fond. Au surplus, l'artiste a été le premier à le reconnaître, puisqu'à l'heure qu'il est il Ta retiré du cadre pour y faire les changements nécessaires.
M. WinterliaUer est le ^plus séduisant des peintres de portraits, celui qui a obtenu les plus brillants succès à nos expositions. Il n'a que deux portraits au Salon actuel. Le Portrait en pied de S. M. l'Impéra^ice, tenant sur ses genoux le Prince impérial (2695), diffère un peu de la manière de ce maître; la couleur a moins d'éclat, sans doute à cause de la nature de vêtement de l'Impératrice qui porte une robe de velours grenat garnie de fourrure. Mais on retrouve tout le charme de son coloris dans le Portrait de Madame Ducos (2696), blonde d-uhe jolie carnation ; la main droite est finement mode* lée,' mais la main gauche est moîHs bien dessinée.
M. Dabafe fils, l'auteur dû Congrès de Paris, est également un séduisant peintre de portraits au* quel s'adressent avec raison toutes les jolies femmes,
comme nous le prouvent les six portraits que nous avons sous les yeux : Portrait de madame Routier (320) , Portrait de maderuoiselle Rosa Bonheur (321) , Portrait de madame C, V, (822), Portrait de m^adame la baronkeH, C. {è'îS)^ Portrait de moÂam^ là marquise d'A... (824), ei^ortrait de mja lame ta m^arquïse de B^ (825). — Ee portrait de madame Rouher est le plus complet ; l'effet en est délicieux. Celui de mademoiselle ftosa Bonheur est touché plus hardiment. La célèbre artiste, qui n'a rien exposé cette année, est représentée un bras appuyé sur le col d'un superbe taureau , et tenant 9 de l'autre, soh ôarlon et ses orayons. Un autre eba>rma&( portrait estodai de madamâ b baronoe B^ C.^ peint dans le
elair^bscor avec beaucoup de talent.
M. C#iirt n'est, plus qu'un peiatfe de portraits ; il a renoncé depuis longtemps à la peinture d'his*toire. Cet artiste n*aura produit dans toute sa carrièfe qu'une seule page historique, mais elle est magnifique: C'est la Mort de César. Depuis, ayant échoué dans tous les sujets qu'il a voulu traiter, il s'est adonné avec assez de succès au portrait. Il en a envoyé dix , parmi lesquel figure celui de 5. £« M. k mariokaifiélisder^ duc de MaMoff. À l'égard de ce portrait y wArû eœbafras est ^cand ; car nous aperoBfonâ à dâtt& paji u0 autre portrait dià duc de MaUEoff pat M.. Roâftkowski , ailmis^^ par usie foveuf racev puisqub'îl est tûot ttOW^Hemeni ptaoé^ q^ fih guoe pas a« liwet.. Or p le dtt& de Uaïakoff de M. Court est d'une nature forte, jam W^qb que
nous appelons des défauts d'ensemble» c'est-à-dîre que les diverses parties du corps sont en harmonie, tandis que le duc de Malakoif de M. Rodakowski a le tors long et les jambes courtes ; puis , les deu x têtes ont bien un air de famille, mais ne sont pas identiques. Quel est celui des deux portraits qui est le bon, nous voulons dire le plus ressemblant , car, comme peinture, ni Tun ni l'autre ne sont bons?.. . C'est à ceux qui ont l'honneur de connaître le maréchal Pélissier à se prononcer entre ces deux ouvrages.
Nous préférons de M. Court h Portrait de M. le ffénéral marquis de Chasseloup'Laribat (632) ; le coloris y a plus d'harmonie; il est moins froid , moins lourd, moins noir; le dessin moins sec, moins découpé. Si M. Court marchait dans cette voie, ses portraits auraient un succès assuré.
M. YTon a deux portraits qui rappellent , par la couleur et l'exécution , les belles toiles de Rigault. Ces portraits, largement peints et très ressemblants, sont ceux de M. et de Madame Mélingtie (2709 et 2710).
M. liarlTière est coloriste. Des quatre portraits quMl a exposés , deux seulement nous occuperont : ce sont ceux de S, E. M. l'amiral de Perseml- Dèsehénes (1674), et de 5. E. M. le maréchal Baraguey^d' HiUiers (1S66). Tous deux sont bien posés, bien dessinés; mais le dernier est d'une plus jolie couleur.
M. fflAndrln n'a que deux portraits; l'un de femme, Madame L (978) ; Fautre de M. F. de P. ( 979). Ce dernier est supérieur au premier, et comme dessin et comme couleur ; il est modelé avec toute la vérité et la finesse du talent de M. Flandrîn. Mais nous sommes moins content du portrait de femme ; le raccourci du bras droit est tout à fait manqué, et le fond bleu, sur lequel se détache la tête^ nuit à l'harmonie des tons du tableau.
M. Aliel dePnJolse montre plus coloriste que son confrère de llustitut dont nous venons de parler. Il a un seul portrait : Le Portrait en pied de M, R. A. de P. (2). La tête et les mains sont peintes de main de maître.
M. Heuss, peintre allemand, a une couleur terne et noire, sans chaleur, sans transparence ; son exécution manque de fermeté et d'assurance; elle est petite est tâtonnée. Nous avons bien reconnu son Portrait de M. h comte Tascher de la Pagerie, grand-maUre de la maison de V Empereur {iZkl) , mais nous avons trouvé qu'il ne l'avait pas flatté.
M. Jobbé-DuTiil , que nous avons déjà cité à , la peinture historique, nous offre encore deux peintures : Le Portrait de mademoiselle A, Luther (14&5), et le Portrait de mademoiselle A. P. (1446).
Tous deux , charmants de couleur, de finesse et de
modelé. .
M. BenonvUle, indépendamimentdeses sujets
histoi'iques, a exposé aussi deux portraits peints , dont Tun est remarquable par la pui^uce dii coloris. C'est le Portrait en pied de Venfant de M..,, (170). La tôte est fine et expressive.
M. LandeUc, sur deux portraits peints, eaa uii qui est extrêmement gracieux ; c'est celui de Mordame la vicomtesse de M. (1555). Ce portrait fait ta-^-. bleau; la jolie vicomtesse y médite sur la lecture qu'elle vient de faire.
M. Hébert a également deux portraits; l'un est celui de Madame la princesse Ch. dé B. (1318), dont la tête est d'un joli dessiii et la robe de satin noir parfaitement rendue; l'autre est le Porirait en pied du fils de M. P. (1319). Ce petit garçon est bien campé ; mais sa pose est un peu prétentieuse , un peu maniérée.
M.^ Boatlboane a peint un beau Portrait équestre de S. M. VImpératrice (366), représentée à cheval dans le parc de Saint Cloud. Llmpératrice est très resseniblante ;. sa pose est gracieuse ; sa robe amazone en velours violet est d'une grande fraîcheur et d'une grande vérité ée ton ; le cheval blanc est joli de forme et bren peint. Pecil-^étre te paysage formant fbnd est-il un prea cru ?
M. WùÊaiêpemÈ expose ans», sur une loile d« grande dimension , les Portraits équestres^ de LL. UM. tSmpirmirell'Mpératrice (i59/i). Ce qu'il y
a de mieux dans ce tableau, ce sont les chevaux. L'Empereur est un peu ressemblant, mais 1*1 mpératrice ne Test pas du tout ; la tête et les mains sont mal dessinées, mal peintes, et le ton général du tableau, noir et lourd.
M. Cirirand (Eugène), Fauteur de ce charmant tableau intitulé : la Boucle à Vœil (1190), a exposé quatre portraits; mais les deux pastels devant trouver leur place dans un autre chapitre, nous ne nous arrêterons qu'au Portrait de S. A, I. le prince Jé^ r^iné (1195), et au Portrait de S. E. M. Vamiral Hamelin {{i9k)^ Quoique le premier soit peint avec le talent qu'on connaît à M. Giraud, nous lui préférons cependant le dernier, que nous trouvons très jolr de couleur et bien modelé.
M. Jalabert a fait un très beau Portrait en pied de M. le président de Belleyme (14.20). La simplicité de la pose, la sévérité du coloris conviennent parfaitement au caractère grave de ce magistrat, dont la tête, d'un dessin fin et vrai, est d'une grande ressemblance.
M. Bellansé, dans les deux portraits qu'il expose, en a un que personne ne prendrait certainement pour un portrait, mais biep pour un tableau de bataille comme en compose M. Bellangé. Nous voulons parler du Portrait de AT. lemcomte deL,,., eX'parte'fanion du fnaréehaldeSaint^Amaud^en Crimée (H8). M. de L... est un jeune et beau militaire représenté sur le premier plttn du tableau, à
chevalet portant le Êiniondu maréchal qa'on aperçoit plus loin suivi de son état-major. Dans le fond de ce tableau, Taction est engagée entre les Russes elles Français. La couleur de cette jolie petite toile est brillante et harmonieuse.
M. Ricard cherche Timitation des vieilles peintures; il n'aime pas la fraîcheur du coloris, et s'il est le peintre des femmes pâles et souffrantes, il ne doit pas être goûté des belles au teint rose, annonçant ia santé et la gatté. h, part son système de couleur, qui ne manque ni de solidité , ni d*harmonie» mais qui a le tort d'être la même pour tous les sujets, M. Ricard est un dessinateur distingué , et son PorîraU de femme (2265) est une œuvre très remarquable.
M. Weflep est un printre allemand, mais il est r^ève de M. Léon Gogniet, ce qui se voit, de reste, au brillant coloris, au dessin correct, à la touche ferme et large du portrait en pied qu'il a exposé, représentant str William Forbe» dans son costums écossais {2eS9),
M. Voiiliiioitelie9qui a au Salon une charmante petite toile : Vn Baiser (2553), y compte encore deux portraits, sous les numéros ^Sôï* et 2555 ; ils sont d'une joHe couleur et bien dessinés.
M. Tlwiîer s'est montré coloriste dans son Portrait en pied du général Mayran, tué en Crimée (SSii-O). Le général -est représenté dans la tranchée
dont il dirige ou protège les travaux, car, bien qu*il soit assis sur des gabions, il a Tépée à la main, sans doute pour être prêt en cas d'attaque de la part de l'ennemi.
M. Ttbert promet de devenir un peintre de portrait dd premier ordre ; il en a toutes les dispositions. Il est dessinateur et coloriste; il pose ses modèles avec goût. Le Portrait de M,,, et de ses deux petites filles (26ii^5) est la preuve de ce que nous disons du talent de cet artiste.
M. Darjoa a exposé un portrait qu'on a malheureusement placé trop haut pour en apprécier tout le mérite. Néanmoins, la pose naturellement gracieuse et l'harmonie du coloris font remarquer le Portrait de mademoiselle M, D. [686].
Beaucoup d'autres portraits se font encore remarquer par leur bonne exécution, et entre autres le Portrait en pied de M, le comte Alexandre Colonna distria, par M. Pierre Colonxa d'Istria ; — Un Portrait d' homme {iSi)y par M. Chaplin ; — Portrait de m^idame F, B, et de madame J?. B, (112 et 113), par M. Barrias; — un beau Portrait, par M. Legros(1694); —Portrait de M, de Gascq, président de la cour des comptes (214^), par M. Philippe ; — Portrait de madame de Sauleyy dame du palais de S, ^. /'Impératrice (2153), par M. Pi- CHO^ ; — Portrait de M. Edmond About (2011), par madame O'Connell ; — Portrait de M. le prince A lexandreCzartoryski (2297), par M . Rodakowsky ; Portraitde madame F. P. (2232), par M. Quesnel ; Portrait de M. E, Z., Ueutenant de vaisseau (2242), par M. Ravbl. etc«