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ilADI II PEMORES SUR POICUAINE. .
Le Salon de 1857 est très riche en pastels et en dessins ; il Test surtout en pastels, genre charmant qu'on avait délaissé pendant si longtemps et qui est aujourd'hui trë3 à la mode. Et, disons-le, c'est à H. Giraud qu'on en est redevable^ Nous nous, rappelons avoir vu, il y a une vingtaine d'années, les premiers essais de cet artiste. que nous avons suivi à chacune de nos expositions en signalant ses progrès.
M. EiisèBe Cilptiiiil ■ est paFyenu ftu plus haut degré de perfection qu'oâ ait atMint 4ws le dessin
au pastel. La foule ne cesse de stationner devant son admirable Portrait de M'^^ la comtesse de Castiglione {il9S), Quels beaux yeux et que cette bouche est petite et gracieuse 1 Que d'esprit dans cette physionomie 1 Que de charme dans Tensemble de cette belle et jeune dame I Le plus bel éloge qu'on puisse faire dé ce portrait, c'est que le talent de l'artiste s'est montré digne du modèle. Son autre charmant Portrait de Jf"* W. (1196), renferme aussi de bien belles qualités d'exécution ; il est peut-être touché avec plus de fermeté, avec plus d'assurance même que le précédent.
M. maréchal partage les honneurs du Salon, avec M. Giraud, pour son grand et magnifique pastel représentant : Cotomb ramené du Nouveau- Monde (^1823). Nous ne connaissons pas de pastel d'une aussi grande vigueur de coloris et d'un dessin plus énergique ; il a toute la puissance d*une peinture à l'huile.
M. Wintz a exposé trois paysages au pastel, qui font aussi Teffet de peintures à l'huile, tant la couleur en est solide et chaleureuse ; ce sont : Les Cygnes à Veau (2703) , le bord d'un bois (2702), et une Vue prise en Lorraine (2701). Ce dernier est le meilleur des trois ; le feuillage des différentes espèces d'arbres y est savamment et très distinctement rendu.
M. C^anirund est appelé à devenir un pastelliste de premier ordre; il est coloriste et il a un dessin
nature. Parmi ses. quatre portraits, celui. de Jf"^ la barofMie de L. (1089) et celui du Docteur Cabarua (1091) sont franchement et largement modelés.
Mme Mélanto IPàigné &it les fleurs au pastel avec un talent qui annonce une élève distinguée de M. Maréchal. On retrouve dans ses Bouquets de Pavots (3033) la puissance de couleur du maître. Son Bouquet de roses trémières (2034) est d'un dessin gras et vrai ; les feuilles surtout sont étudiées cons-^ ciencleusement.
Mme Cocffier (née Lescuyer) expose six portraits dessinés au pastel, parmi lesquels nous citerons celui de Mme la baronne de L. (586), qui est dessiné correctement, mais d'un ton un peu noir et d'un modelé un peu sec.
M. Paiwrc-Haffcr a trois portraits de femme dessinés au pastel. Celui qui porte le numéro 927 est joli, d'une couleur agréable, mais d'une exécution trop léchée.
M. Eusèae lAntt 9 l'un des premiers aquarellistes de notre époque, a exposé quatre grandes compositions. Louis XIV présentant son petit^fils nnx andmssadeurs d*Espagne (1540) est une scène bien groupée et d'un ton solide ; un Concert dans les bosquets de Versailles au XVW siècle (15tl), est an sujet gracieux, coquet; Le so^er dans la salle de spectacle du château de Versailles^ à l'occasion
■ du wyvige 'ée S: M: Id réin& d'Angleterre en Prance (15fâ) y offrait des difficultés de cotnposition et d'effet dé' lumière dont iWtiste s'est habilement tiré ; mais il s!est surtout signalé dans cette autre ^nde composition :. Le SuWin passant à Cànstanrtinopk, tar&oue de ladwisùm du prince Napoléon à V^o^m' de Vexpéddtionde Crimée (tSi-S). Cette aquarelie,.d':une jolie'couleur, est touchée avec une . grande facilité.
M. Bellanii:é ne fait pas le portrait militaire sans en faire un véritable tableau de bataille. Son Portrait du colonel F. D., eoHioloneldu 50* de ligne (149), est une action quî s'engage en Crimée, où le colonel F. D. est représenté à cheval, conïmandant son régiment. Cette manière de faire le portrait convient parfaitement aux m'ilitàîres et présente un intérêt qui manque généralement aux portraits. M. Bellanger a mis dans cette aquarelle tout l'effet qu^ii sait répaàdm dans séâ^blèaux.
~ ' W. Pi^^àosî à deux aquarelles vigoureusement touchées : les Mendiants de l'Asie à Constantinople (2209) et la Vue du port de Constantinople (2208). Cette dernière est rëmarqua1)le par la perspective et l'faarmohie des tons. '
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. M. CMIn^elef a deux jolies aquarelles : les Bords de l'Oise aim^enmrofis d'Awoers^k^U) et une Allée du Mb de MeûâonS^^t). Jjes. différents plansr de èe ^eeitt^r <deô$ia flfiiMit. bienisentis^le fond jestiohaud
M. Bida lait des dessins qui valdht Âe6 peintu* res ]pour là vigaeup des Ions et de< l'effet général, pour la mise en-écène^ la finesse dutelessin et iairétité du modelé. Le Mur de SaUmum (^Id) est une -composition imposante pleine de caractère, où Ton trouve de jolies têtes, des types très variés. U Appel du soir (220), dans la tranchée à Sébastopol, est aussi une scène d'un sentiment simplô^* mais vrai, qui impressionne vivement.
lil. HfèlMioniiier n'a qu'un seul dessin au lavis qu'on prendrait volontiers pour une photographie tant il y a de finesse jusque danà les moindres détails. Ses Joueurs d'échecs (1891) sont dessinés avec la délicatesse de pinceau que ce'peiMre met dans ses tableaux.
M. riandrin (Paul), dont nous avons loué le payàage-bfstoriqûe, a encore exposé deux portraits dessinés à la mine de plomb, d'une grande pureté de contours. Celui deMmeB..* (986) «est* très fin de modelé.
M; CMImard, l'auteur de^ Séduction de Léda, «xposeicis cartons des vitraux qu'il a peints pour l'église Sainte-CIotilde. Ils sont au nombre de onze et les figures sont de grandeur naturelle. Pour être juste envers M. Galimard, il faut tenir compte du style du monument pour lequel ces cartons ont été composés, et ie féliciter d'avoir au.donaec à toutes ^s figures le cachet de T^q^ue :et l'agenœment
propre aux vitraux. Parmi ces dix figures de saints et de saintes, celles de saint Hilaire et de sainte Gevmiève (1096 et 1100) sont surtout d'un beau style. Mais nous leur préférons encore le onzième carton : Figures d'anges (1103). Ces tètes ont beaucoup de caractère et sont dessinées largement.
M. Borione a envoyé cinq dessins au fusain, entre autres le Portrait de madame la comtesse de Ca^tiglione (299) qui est fait avec une très grande &cilité, mais qui n*a pas cependant toute la finesse du portrait de cette dame dessiné au pastel par M. Giraud et mentionné plus haut.
M. BenouTllle est plus fin> plus correct dans les trois portraits dessinés à la mine de plomb et exposés sous les numéros 171, 172 et 173.
M. lAUfflols expose une vue , Souvenir de Rouen (1659)^ dessin au crayon noir hardiment fait et d'un effet vigoureux.
M. ila«sard compte quatre dessins à la mine de plomb. Ce sont des portraits parmi lesquels nous trouvons celui de M, Lefiuel^ architecte de l'Empereur (184-5). Ce portrait est bien dessiné et d'une parfaite ressemblance comme traits et comme physionomie.
M. Hennemiler dessine le paysage avec des effets de lumière d'une grande puissance et une fer-
meté de crayon peu commune. De ces trois dessins au crayon noir, celui qui porte le numéro 1907 est très remarquable.
Mme Herbclln a huit miniatures sous le même numéro 1339. Nous y avons reconnu les portraits de MM. Dumas fils, Dauzats, Eugène Delacroix et de mademoiselle Rosa Bonheur. Ces portraits sont bien modelés et d'une bonne couleur.
M. maxime Dnvid a exposé aussi neuf miniatures sous le numéro 697. Deux de ces peintures ont fixé notre attention : ce sont les Portraits de S. E, Mirza-Ferruk-Khan, ambassadeur extraordinairedeS. M. leroi dePerse, et le PortraitdeS, F. M. le maréchal Bosquet^ grassement peints et d'une grande 'ressemblance .
M. Grisée, sous le numéro i^Vlt expose neuf émaux, parmi lesquels nous remarquons une TUe déjeune Homme d'après Maas^ d'un ton vigoureux et d'une exécution large et facile.
Mlle Eli«ede HansBion a peint sur porcelaine une Tète d'Enfant , d'après Greuze (1875), Descente deiftoix, d'après Louis Carrache (1873), et Diane sortant du &aên, d'après François Boucher ('1874>) . Cette dernière peinture rend on ne peut plus fidèlement le dessin et la couleur du maître.