‹ Exposition des Beaux-Arts. Salon de 1861Chapitre 9 sur 13 · TO · texte numérisé non relu

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est une boime figure d'étade de M. Maorette ; le mou* vement est vrai, la tôte est expressive ; elle écoute bien les accords de la lyre.

Nous avons dit, au commencement de ce chapitre, <IueMM. Gavelier, Clésinger et Guillaume, ayant traité les mômes siJijets, s'étaient trouvés en concours sans s'en douter. Voici encore deux artistes de talent qui entrent en lice en exposant chacun une Statué de Napoléon UI en costume oflBknel ; ce sont MM. Ottin et Lequesne. Nous avons donné assez de preuves de sympathie à M. Ottin pour avoir le courage de Itd dire qu'il s'est trompé cette fois, que sa Statue de Afapotion III^ manque d'aisance dans la pose, ^e les vêtements ont la sécheresse et la roideur du ferblanc, que nous ne trouvons plus dans cette exécution la vérité du modelé que nous lui ccmnaissions, et que nous sommes heureux de constater encore dans deux jolis petits marbres représentant : l'un, Psychée et l'Amour y Tautre, Une jeune Fille tenant un vase. La, Statue de Napoléon Illy modèle en plâtre que M. Lesquesne a envoyée après l'ouverture du Salon, n'est pas inscrite au livret. Cette figure nous parait mieux comprise que celle de M. Ottin; la pose de l'Empereur est noble, aisée, naturelle; il est à son aise dans ses vêtements^ qui sont largement modelés, ainsi que la tôte, qui a du caractère.

La Statue de V Impératrice Eugénie ^ exécutée en marbre par M. Auguste Barre, est sans doute destinée à faire pendant à la Statue de Napoléon III^ de M. Ot« tin. Cette figure n'a pas l'allure grandiose que les

Goysevox et les Goustou savaient donner aux ouvrages du même genre ; mais peut-être M. Barre a-t-il été gêné par remplacement réservé à cette statuo. Dans tous les cas, c'est une œuvre gracieuse et traitée avec beaucoup de délicatesse. Cet artiste est le Dubufe de la sculpture pour les bustes et les statuettes. Il ne compte pas moins de cinq bustes : ceux de V Impératrice^ de la Princesse Clotilde, sont très-finement modelés, et le dernier surtout est une compensation de vilaine peinture que M. Hébert a faite de cette jeune princesse.

Grâce aux vastes proportions du palais des Champs* Ëlysées, on peut y exposer les monuments les plus gi* gantesques. Outre Timmense Monument en Vhonneur de V Empereur dom Pedro /«% par M. Rocbet, dont nous nous avons déjà parlé, et sur lequel nous ne reviendrons pas, il y a encore trois projets de fontaines que nous devons examiner. Celui de H. Bartholdi (de Colmar), le mieux conçu, le mieux exécuté, est destiné à la cour du Musée de la ville de Colmar. Cette fontaine monumentale, en grès des Vosges, érigée à la mémoire de Martin Schoen^ peintre, graveur et orfèvre du XV® siècle, est d'un aspect simple, sévère, monacal, et cependant élégant. La Statue de Martin Schoen, placée au faîte du monument, est traitée avec une sobriété de lignes qui lui donne un caractère austère parfaitement en harmonie avec le style de Tarchitecture du xv® siècle et l'expression^ méditative du

célèbre orfèvre. Cette statue, ainsi que les figurines qui raccompagnent': laiPeinture,laL Gramre^V Orfèvrerie

et VEtude sont véritablement d'une exécution trèsremarquable.

Quelle triste idée M. Cordier nous donne-t-il du goût italien, s'il s'en est inspiré dans le projet qu'il intitule : le Triomphe d'Amphitrite^ modèle d'une Fontaine décorative dans le goût italien du XVIII^ siècle. Quand un goût est mauvais, qu'il soit italien ou anglais, pourquoi l'imiter?... Heureusement, cet artiste a deux beaux bustes qui rachètent cette grosse erreur, qu'il est sans doute le premier à regretter aujourd'hui. C'est d'abord le gracieux buste en marbre. Portrait de Madame la baronne ***, puis la Capresse ou Négresse des Colonies, buste où le bronze teinté se marie à l'or, l'argent et l'onyx. Moins heureux que M. Cordier, M. Etex n'a pas, au Salon, une œuvre capable de le consoler de l'échec bien mérité, et comme architecture et comme sculpture, de son modèle de fontaine, le Génie du XIX* siècle, qu'il propose pour l'entrée du bois de Boulogne. Cette composition ressemlile à un de ces surtouts de table faits en cartons et à étages pour recevoir des gâteaux et autres friandises.

Nous avons dit plus haut que nous a\ions espéré voir, cette année, la reproduction en marbre du beau groupe de V Enfance de Bacchus, de M. Perraud. N'ayant pu terminer ce marbre, cet artiste expose une figure d'étude inspirée par ce vers de Pétrarque :

Bien, hormis la douleur, en ce monde ne dure. Un homme jeune et beau, assis au bord de Ja mor ,

te

les jambes croisées, les mains entrelacées et appuyées sur ses genoux, semble accablé par la douleur et chercher à pénétrer les mystéHeuses destinées de Hiumanité. La simplicité, le naturel de la pose, la vérité de l'expression, le modelé large et savant, telles sont les qualités de ce modèle en pl&tre.

Deux artistes nous donnent les reproductions en marbre des modèles en plâtre qu'ils avaient exposés il y a deux ans, et sur le mérite desquels nous nous sommes alors prononcé. Cette jeune fille, qui hésite à choisir entre un cœur et des bijoux, entre Tamour vrai et Tamour des richesses , est une composition gracieuse. L'élégance des formes rappelle la Psyché de Gérard, dont H. Debay père semble s'être inspiré. La Rebecca^ de M. Fabisch, est un marbre bien étudié ; le type et ragèncement de cette figure ont le caractère biblique. La Mater dolorosa , statue en marbre de M. Bogino, a le sentiment religieux , mais les drape* eries nous paraissent bien lourdes. M. Daumas n'a pas ce défaut dans la Méditation^ statue en pierre destinée à un tombeau. Non-seulement les draperies sont souples et agencées avec goût, les nus modelés avec talent, mais l'ensemble est d'un sentiment bien compris et bien rendu.

La Renaissance ^ statue en plâtre, de M. CSiatrousse, est encore une statue bien comprise, agencée avec une certaine recherche de style, réminiscence des sculptures de Jean Goujon et de Germain Pilon, comme la statue en marbre que M. Elias Robert appelle Déidamie est une imitation de la Dimie de Gabie,

A cette dernière figure jvous préférons V Amour captif, composition originale de M. Sanzel,quiest gracieuse et bien modelée. La Suzanne^ marbre de M. Cabet, est une bonne étude; les bras et les jambes sont d'un joli dessin. Nous n'en dirons pas autant de Ma^ rius au milieu de& Raines de Carthage. Cette statue en marbre, de M. Vilain, est d'un type commun; faire laid, ce n'est pas donner du caractère à une figure ; c'est de la sculpture de convention comme on en faisait il y a soixante ans. Nous aimons bien mieux le modèle en plâtre de M. Lebœuf. Ce Spartacus noivy aux formes toat aussi athlétiques que celles àxiMarius de M. Vilain, sont au moins d'un modelé-nature qui donne delà viq^et de l'expression à cette énergique figure. M. Lebœuf & encore exposé une statuette en plâtre, portrait très-ressemblant de notre peintre réaliste, M. Courbet. Citons encore un petit groupe en plâtre , d'un sentiment naïf et vrai , qui rappelle les sculptures du moyen âge, style parfaitement approprié au sujet, puisqu'il s'agit de Deux Religieux^ au moyen âge^ occupés à tailler la vigne. Cette composition est de M. Chenillon, auteur de nombreuses statues gothiques qui décorent nos édifices religieux. Un sculpteur qui interprète également bien le gothique , c'est M, Daseigneur, qui expose six bas-reliefs, terre cuite, traités dans ce style : Jésus condamné par Pilate^ — Jésus, tombe sous la croix, — Jésus console les Fille de Jerusalçm, — Jésus tombe pour la troisième fois sous la croix, — Jésus meurt mr la croix , et Jésus est mis dans le sépulcre.

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'^^ Personne n'anima le marbre comme M. Oliva; à

aucune époque on n'a produit des bustes plus vivants, plus nature et d'un effet plus séduisant que ceux de ce sculpteur. Deux des cinq bustes exposés par cet artiste sont surtout d'une perfection complète : c'est d'abord celui de François AragOj destiné aux galeries de Versailles, type d'un grand et puissant caractère, admirablement rendu et d'un effet des plus imposants; puis, celui d*Etienne, de V Académie française, d'un tout autre caractère, physionomie riante, chevelure bouclée et frisée. Caffîeri ne fouillait pas, ne pétrissait pas, ne travaillait pas le marbre avec plus de facilité que M. Oliva ne l'a fait dans ces deux bustes et dans ceux du Z> Casalas, médecin des armées, â*Engelmann^ lithographe, et du Prince Eustache Sapieha. La sculpture de M. Iselin a quelque rapport avec celle de M. Oliva, mais il a moins de couleur, moins de verve. Néanmoins , ses bustes sont pleins de physionomie , et nous citerons surtout celui de Monsieur le Comte de Momy, frappant de ressemblance, exécuté avec une habileté que nous retrouvons dans les trois autres bustes du même auteur : ceux de MM. Bugnet, professeur à la Faculté de droit, — Deslaye, conseiller général, et Boileau, président. Deux autres artistes se rapprochent encore de la manière de M. Oliva, mais à une distance plus éloignée. Les bustes, terre cuite, de M. Carrier-Belleuse, dont les saillies et les noirs sont un peu trop exagérés, ont de la vie et de l'expression; ceux de M. Barrias ont aussi beaucoup d'animation ; le modelé est vrai, mais un peu trop

surchargé de détails. Le modelé de M. le comte de Nieuwerkerke est plus sobre, sans cependant être moins nature et avoir moins de physionomie que ceux de ces deux artistes. Ses bustes de Mme Conneau, de Mme la Marquise de Cador et de M, le marquis de La Valette sont touchés avec délicatesse et d'une exécution aussi irréprochable que celle des bustes du Maréchal Magnan et du Consul général Monsieur Léon /loches, exposés par M. Millet. Deux bustes bien vivants , pleins d'expression et bien modelés , sont ceux de Monseigneur Comr, éveque de Troyes, par M. Dcsprey, de S. S, le Pape Pie IX, par M. Dieudonné. Ce dernier est bien certainement le meilleur portrait qui ait été fait du Saint-Père ; il nous dédommage de l'affreux portrait peint et exposé par M. Hardtmuth. Enfin , le Portrait de la Sœur Rosalie , par M. Mâindron, est un buste des plus remarquables pour la finesse des traits et la couleur du modelé.

Parmi les médailles exposées , nous avons cherché aussi vainement qu'aux salons précédents quelques productions de M. Barre, graveur général des monnaies , qui laisse à son laborieux confrère , M. Oudiné , le soin de soutenir l'honneur de la gravure en médailles. Personne ne s'en plaindra, car son exposition prouve qu'il est à la hauteur de cette mission. Cet artiste ne compte pas moins de trois médaillons en marbre, et de treize médailles et médaiUons en bronze. Les médaillons en bronze sont des réductions de ceux exécutes en marbre , lesquels 5ont les portraits du Prime Napoléon , de

M. Gatteaux^ membre de V Institut, et du fils de l'auteur; les médailles sont : i^ Médaille commémoratiwe

du voyage de LL. MM. à Reims; 2<» Médaille d'inauguration de la Bourse de Marseille ; 3** Médaille du corps municipal de la ville de Paris; 4** Médaille d'honneur pour le ministère de l'agriculture et des colonies; 5* Médaille commémorative de Patmexion de la Savoie et du comté de Nice. Si ce? médailles ont la parfaite entente du méplat et Ja délicatesse du fini que M. Oudiné sait mettre dans ses types de monnaie, ses médaillons du prince Napoléon et de M. Gafteaux ont beaucoup de physionomie et de caractère. Ces deux portraits de M. Oudiné ont inspiré ces vers que nous trouvons dans une revue en quatrains de M. Le Guillois :

c Nos pièces de cinq francs nous ont appris son nom : La Jeune république en lit une épigramme.

Tous ces portraits sont pleins de flamme,

De Gatteanx à Napoléon.. §

M. Gumery n'ayant pu être prêt à temps pour l'Exposition, s'est trouvé réduit, comme nous, à chercher dans son atelier quelques médaillons à envoyer, afin de faire acte de présence au Salon de 1861. Son médaillon en plâtre, Portrait de M. J, Ampère^ de l'Académie française^ est largement modelé,

Notre grand sculpteur d'animaux, M. Barye, n'a rien à l'Exposition, et M. Mène qui est le miniaturiste du genre en sculpture, a exposé une chasse en Ecosse, la prise du Renard^ groupe en cire, où animaux et personnages sont modelés avec le même talent. M. Fremiet a moins bien réussi son groupe en plâtre, le

centaure levée emportant dans son antre, vivants et se débattant, des ours pris dans les 'montagnes de Pif émus. La partie humaine du centaure est trop petite, trop faiblQ pour l'ampleur de la partie chevaline, et surtout pour Tenlèvemeut d'un ours de la force de celui-ci, dont on ne sent nul part les articulations osseuses, ce qui, par parenthèse, lui donne la forme et Tasçect d'une outre gonflée. Ces défauts font dire à M. Le Guillois, dans son originale revue en quatrains :

Que n'es-ta réaliste aussi bien que Courbet?

Tu n'irais pas, cherchant un antique sujet, Pour motiver tes ours nous annoncer Térée,

La lutte suprême du Lion blessé à mort est un </roupc de M. Waagen plus complètement réussi. L'action est très-dramatique ; le Kabyle, le cheval et le lion sont pleins d'énergie et modelés avec talent. M. Delabrierre a exposé une Panthère de VInde dévorant un Héron, dont la fermeté et la vérité du modelé nous rappellent les animaux de Barye. Un élève de cet artiste qui expese pour la première fois, M. Maître, montre un talent original et hardi. Son Chien qui cherche à se débarrasser de sa muselière, et son autre Chien tourmenté par une puce, étaient des mouvements difficiles à saisir et que cet artiste a rendus avec une vérité absolue. M. Geoffroy, élève de M. Geoffroy-Dechaume, son père, paraît aussi pour la première fois à nos expositions. Il n'a qu'un ouvrage, c'est un Lévrier d'Afrique^ savamment étudié. Entîn, un artiste renomaié qui marche après MM. Barye et Mène, comme sculpteur

d'animaux, M. Rouillard, a exposé un Aigle en plâtre bronzé, plein d'énergie et d'un beau caractère, et une Coupe composée avec goût et ciselée avec une grande délicatesse. Cette coupe, or et argent, a été donnée par le ministre de Tagriculture, du commerce et des travaux publics, aux concours régionaux de

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GRAVURE ET UTHOGRAPHIE.

MM. Martinet, Pollet, Lefëvre, Desvachez, Gervais, Daubigny, GoDstantiii, Defljardin, Gérard, Soulange-Teissier,

E. Lasalie, Desmaisons, Laurens.

La gravure et la lithographie continaent à rivaliser d'efforts pour se surpasser en perfection, et de cette lutte incessante ont résulté, pourTun et pourPautre de ces deux arts, les progrès incontestables que nous signalons à chaque exposition. La lithographie est aujourd'hui moins lourde, moins pâteuse ; elle a gagné une fermeté etunefinessedecrayon qui la rapprochent de la gravure, et celle-ci a des allures plus indépendante, elle a perdu de sa sécheresse, de sa froideur en employant tous les procédés capables de lui donner la couleur et le moelleux qu'elle enviait à la lithographie. Ainsi, les Juifs en prière devant le mvr de Salomon, magnifique gravure de M. Pollet, d'après le dessin de M. Bida, ^t le Portrait équestre de Napolém 111^ d'après M. H. Vemet, rappellent si merveil-

leusement la peinture de celui-ci et le dessin de celuilà, qu'il serait difficile de faire mieux.

Jupiter et Antiope , sujet gravé par M. Lefèvre , d'après le tableau du Corrége, du Louvre, est une belle estampe dans la véritable acception du mot. Resté fidèle aux traditions si glorieuses de l'école de la gravure française, cet artiste est arrivé par la finesse et la délicatesse de ses tailles à un modelé aussi nK)elleux qu'on peut le désirer, tout en conservant cette Iransparence des ombres que la litbograpbie ne possédera jamais.

M. Desvachez s'est tenu strictement dans les ressources ordinaires de la gravure classique pour sa t^^rande planche du Compromis des nobles à Bruxelles^ 1566, d'après M. E. de ^efve.Gette absence des procédés employés maintenant peur atteindre le plus possible l'éclat et la vigueur de la peinture nuit à ce travail conciencîeux qui doit paraître un peu froid, mais dont la fermeté et la finesse des détails annoncent un talent sérieux et d'un grand avenir. Il eût été difficile à M. Gervais d^arriver à rendre aussi parfaitement la peinture de M. Meissonnier, s'il n'avait employé divers

procédés dans sa gravure du tableau que ce maître a (ixposé, en 1859, sous ce titre : le Liseur.

Le peintre hollandais Ruysdael a été très-vigoureustîment interprété par un de nos paysagistes les plus on renom, M. Daubigny, qui expose une très-belle eau-forte, d'après le tableau de ce maître qui est au Musée du Louvre, et que nous connaissons tous, le Coup de SoleiL Les vues du château de Courtomer,

prises par M. Constantin et gravées par lui, sont des eaux-fortes dessinées avec une très-grande délicatesse à% burin, qui font k la fois honneur au graveur et au dessinateur.

M. Desjardins est arrivé à obtenir^ par la gravure, des fac-similé d'aquarelles et' de peintures à Thuile qui tromperaient Tœil exercé de l'amateur. Les deux

fac-similé qu'il a exposés sont de véritables trompel'œil d^une aquarelle de M. Lepoittevin, un Jour avant, et d'une autre aquarelle, Dix Ans après^ de M. Auguste Delacroix.

Parmi les quelques gravures sur bois exposées, signalons tout particulièrement celles de M. Alphonse Gérard. Son Portrait de Paul Delaroche^ d'après un dessin de M. Ghenay, et sa Tête d* étude y d'après Paul Delaroche, ont la pureté et la finesse de la gravure en taille-douce, tandis que le Portrait de Van Noor^ de Van Dyck, d'après un dessin de M. Mariani, fait l'efTet d'une eau-forte. M. A. Gérard, après M. Brévière, est l'un des artistes qui ont le plus contribué aux progrès de la gravure sur bois.

MM. Soulange-Teissier et Emile Lasalle tiennent le premier rang parmi les Hthographes qui ont exposé. Nous citerons du premier, son Mouton mérinosy d'après mademoiselle Rosa Bonheur, et du second, son Portrait de Napoléon III à la bataille de SolfêrinOy d'après M. Yvon, comme des lithographies qui valent des gravures. Il en est de même de la pureté et de la finesse du crayon de M. Desmaisons, qui a traduit si délicatement quatre dessins de M. Vidal : la Prière y le Repos ^

Edith et Hélène. M. Laurens a une qualité bien appréciée des peintres, c'est de s'attacher à reproduire jusqu'à la manière de faire de chaque artiste. Ainsi en voyant V Abreuvoir, d'après mademoiselle Rosa Bonheur, on reconnaît de suite le moelleux, le fini extrême de la peinture de cette artiste, tandis que le crayon est plus accentué, plus ferme dans la Velléda,

d'après M. Gabanel, et le Jeune Ménage^ d'après M. Van Muyden.

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