‹ Exposition des méthodes hydriatiques de Priesnitz dans les diverses espèces de maladies; considerées en elles-mômes et comparées avec celles de la médecine allopathiqueChapitre 2 sur 6 · I. Bxeitathn de la sueur. La plupart des mala · texte numérisé non relu

I. Bxeitathn de la sueur. La plupart des mala

4éfl MittrérellIéB â quatre heure» du matin; on homme de service les dépouille de leurs derniers Tétemens, et les enteloppè dans une grande eouTerture de laine ^ qui ne laisse que la tète libre, après leur avoir fait allonger les jambes et étendre les bras le long du corps; puis il les eoa<* vre d'un lit de plume, qu'il borde avec soin de tous c6téS; et il leur recommande de rester immobiles. L'irritation causée par une laine grossière et là concentration de la chaleur font qu'au bout d'un laps de temps plus ou moins long, le corps entier se troure inondé d'une sueur plus ou moins abondante suivant la disposition individuelle. Ce qni mérite attention^ c'est que cette manière de profoquer la sueur ne détermine aucune excitation daris le système vasculaire ; plus d'une foii, je me suis convaincu^ sur moi-même, que le pouls n'augmente pas de fréquence.

eès que la sueur a paru, le servant ouvre la Icm nétre^ pour purifier l'air de la chambre* et fait boire au malade, chaque fois qu'il en éprouve le besoin^ une petite quantité d'eau froide, qui contribue à favoriser la transpiration. On laisse durer la sueur plmou moins long-temps^depuisune Jua-^ qvt^U trois et mé«ne %\t heures, suivant Feicigence

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du cas, et tov)ours en ayant égard aux forces du sujet.

En général^es malades suent dans la couverture même. Mais, quelques-uns, chez lesquels il est plus difficile d'exciter la sueur, sont enveloppés d'abord d'un drap, qu'on a préalablement trempé dans l'eau froide, puis exprimé avec force, et par-dessus le« quel on roule la couverture de laine, qu'on charge elle-même du lit de plume. La peau la plus rigide ne résiste pas à ce moyen, auquel on renonce dès qu'il a produit son effets pour ne plus employer que la couverture de laine. Mais, presque toujours, le drap humide a un autre but, celui de calmer l'excitation déjà existante et de rendre les sueurs moins épuisantes, ce qui fait qu'on y a recours chez les personnes débiles, irritables, enclines aux réactions fébriles, ou atteintes d'une fièvre lente.

La sueur ne présente d'abord rien de particulier; mais on prétend qu'elle acquiert des caractères spécifiques quand le traitement se prolonge; que non-seulement elle offre toutes les nuances d'odeur aigre ou douceâtre déjà connues des médecins^ mais que fréquemment encore elle apparaît chargée de l'odeur des médicamens de toute espèce que le malade a pris auparavant, comme

soufre^ mercure 9 assa-fœtida, etc. Ce phénomène a même fait naître l'opinion^ généralement admise à Graefenberg, que les remèdes allopathiques ne guérissent point en réalité les maladies, qu'ils ne font qu'en éteindre les symptômes, et préparent ainsi le germe d'une affection lente, dont le danger est encore accru par leur rétention dans le corps. On pense que ces sueurs critiques contribuent beaucoup à la guérison, bien qu'elles ne soient pas absolument nécessaires.

Lorsque le malade a sué assez, c'est-à-dire aussi long-temps qu'il lui aTait été prescrit de le faire, on lui dégage les pieds, on lui met sa chaussure, on lâche un peu la couverture, dont il s'entortille comme d'un manteau, et il se rend à Fendroit où sont placées les cuyes; là commence le second acte de traitement, ou le bain froid, qui consiste en un bain entier ou en un demi-bain.

II. Bain froid entier. U se prend dans une cuve dont la circonférence est de vingt à trente pieds ; l'eau, dont la température varie de six à neuf degrés du thermomètre de Réaumur, y arrive de la source même, et se renouvelle sans interruption. Le malade se dé];»arrasse de la couverture, se mouille la tète et la poitrine, puis saute dans la

14 conmBfÈÊjttKms eÊKiAàSM»

cttte, où il plonge aussitôt^ et se met & nagef eu da moins à s'agiter le plus tiYeraent possible; il se laTO bien tout le corps, puis^ au bout de dix mi^ nntes, rarement plus, il sort du bain: l'homme d# service le courre d'un drap et d'une oouYertur6,et le ramène dans sa chambre^ où, après avoir été és^ sujé, il s'habille ed diligenee, et sort, tant pouv 9é promener que pour boire de Feau.

m. Demi-bain dégourdi. Les personnes faibleSy irritables , délicates , ne soilt pas mises de suite É l'nsage du bain froid. On leur prescrit d'abord le demi-bain , qu'elles prennent dans une baignedfë ordinaire, où l'eau , qui ne dépasse pas six pouce* de hauteur, a été mêlée avec un J>eu d'eau chaude^ en sorte que sa température soit de dix à dou^e im* gtéBy quelquefois, mais rarement, de quatorze. Le malade commence également par se mouiller la tète et la poitrine, pals il entre dans la baignoire^ où il s'assied^ et se frotte bien tout le corps aved de l'eau, n j reste cinq à six mlliutes, pendant les*^ quelles le servant lui verse sur le corps de l'eau tiède, ou même de l'eau froide.

Priesnitz emploie ordinairement ce bain tiède pour préparer au bain froid^ auqttel les malades né iém MkH êèwBÊAê ipi^im héni de quelques jours.

SUR IMB ÉÊÉtBOBËB DB WUBêf^m. Ift

Gtrtaint passent^ dès le déb^t^ du bain dégourdi, dans la grande cuve d'eau froide, ei retiennent de celle-ci à celui-là.

D'antres, chea lesquels la sueur est jugée impratieable ou inutile, prennent le bain dégourdi an sortir du lit, afin de s'accoutumer peu-à-pen aux basses températures* Priesnîtz l'emploie aussi quelquefois chez les sujets peu susceptibles de réac^ tion, eomme moyen d'exciter la fiètre, ce qui amène, suivant lui, des phénomènes critiques. Alors le malade est souTent obligé de rester une heure et plus dans la baignoire, que ferme un couTcrcle percé d'un trou pour le passage de la tète.

lY» Ablufùms flreideê. Les personnes qui ne peu- Teni aller an bain sont obligées de le remplacer par des ablutions ayec de l'eau froide. Ces ablutions peuTont être considérées, en général, comme une excellente introduction au traitement proprement dit, surtout ches les rafans et chez les sujets qui ont énervé leur peau en faisant usage de vétemens trop chauds^ ou en portant de la flanelle. Elles ont aussi l'avantage de n'exiger aucun appareil spécial» et, de pins, elles sont un excellent moyen, mètee pour les personnes en santé» d'entretenir le bon état et l'énergie de la peau. On les prsHîqiie «vee

le CONSlDÉRA'nonS G<NÉEAI£S

une éponge^ ou seulement avec le plat de la main ; et on les rend plas efficaces encore en se frottant fortement.

y. Ingestion de ^eau frùidB dans Vestamae. Le bain est immédiatement suItI de la promenade au; grand air^ pendant laquelle on boit de l'eau à la source même. Cet exercice et cette boisson aident à l'effet des actes précédens, de sorte qu'on les con« sidère comme un troisième acte du traitement.

La quantité d'eau à boire varie suivant les individus. Quand il n'yja pas de prescription formelle à cet égard, on l'abandonne au libre arbitre de chacun. Il ne convient pas de boire à contre-cœur. Les personnes qui viennent à Graefenberg abusent fort souvent de l'eau en boisson, ce qui entraine des inconvéniens directs, ou contrarie le travail organique, à l'établissement duquel doit contribuer l'application extérieure du froid, (i) Après avoir employé une heure et plus à se pro-

(i) On pourra consulter ayec fruit, à cet égard, un travail intéressant de M. le docteur Guérard, qui est d'ailleurs rédigé sous un tout autre point de vue , et qui a pour titre : Mémoire sur Us aecidens qui peuvent succéder à C ingestion des boissons froides , lorsque le corps est échauffé (Annales d'Hygiène publique et de médecine légale, Paris, 184a» t. xxvii, pag. 43).

mener et à boire de Teau, ob reyient à Graefenberg, où l'on déjeune avec du lait froid^ du pain et du beurre^ ce qui donne des forces pour le quatrième acte du traitement^ la douche.

• YI. Douche. Ueàu, amenée directement de la source par des gouttières^ tombe^ d'une hauteur de douze à vingt pieds, sous la forme d'un filet de deux à quatre pouces de diamètre; par son poids et sa basse température elle exerce une stimulation considérable sur la peau et les parties sous-jacentes. Il n'y a point ici de dispositions mécaniques à la fayeur desquelles on puisse diriger le jet vers telle ou telle partie : il faut que le malade s'exerce à s'exposer lui-même au filet d'eau^ et qu'il se garde de ne le faire porter que sur le point souffrant, qui doit, au contraire, en être garanti quand ce point se trouve déjà dans un état d'irritation. Certaines parties, comme le creux de l'estomac , ne doivent non plus jamais y être exposées, et quant à la tête y on n'y reçoit la douche qu'après avoir com« mencé par la couvrir avec ses deux mains. On douche l'œil en l'exposant à l'eau qui rejaillit après être tombée sur les bras^ tenus horizontalement. La durée de la douche est de cinq à vingt minutes. On ne l'emploie jamais dans les cas de

Ig. CONSmÉllATIONS GÉlffÉRiLU»

grande irriubilîté ^ d'irritation fébrile ou de fai^^ blesse extrême. Dès qu'elle est terminée , on se frotte tout le corps, on s'babille rapidement , et l'on revient à la maison. S'il reste encore quelque temps jusqu'à l'heure du repas ^ lés malades auxquels leur état le permet le consacrent à quelque application locale de l'eau.

YII. Bain de siège. Parmi ces applications locales, celle qui se rapproche le plus, quant à l'effet, des actes par lesquels on impressionne le corps entier, est le bain de siège. Il se prend dans de petites baignoires rondes, garnies de pieds et d'uit dossier, où l'on met assez d'eau froide et quelquefois d'eau dégourdie, pour qu'elle puisse s'élever jusqu'à environ àe\k% travers de doigt au-dessus de l'ombilic. Se propose-t-on seulement de stimuler et de fortifier les organes digesti£s et génitaux, on y reste depuis dix minutes jusqu'à un quart d'heure; mais si l'on a en vue, comme dans les maladies fébriles, de diminuer l'action des vaisseaux^ de détourner les congestions de la léte ou de la poitrine, on y demeure une demi*heure, une heure en^ tîère, ou même plusieurs heures, en ayant soin de changer l'eau dès qu'elle s'est mise en équilibre de température avec le corps. Pendant le bain, on se

SUR US Mtrodes dis ^AiEsmrz. tw

frotle doueemeiit leTentre arec la mainjqtta&é on en sort, on se frotte également les fesses^ le bas du sacrum et les cuisses» qni sont presque engourdis par le froid ^ et si l'on peut prendre de l'exer-* cice^ la chaleur normale ne tarde ordinairement pas à se rétablir.

YIII. Après les bains de siège , ceux auxquels on a le plus fréquemment recours sont les bains de pieds, qu'on emploie dans les circonstances , où l'usage commun est de les administrer chauds^ c'est-à-dire toutes les fois qu'on veut exercer une influence dérirative sur d'autres parties. L'eau s'élève tout au plus jusqu'aux chevilles. La durée de ce bain varie; en général, on le cesse dès que l'eau s'est échauffée, et l'on en aide l'action par des frictions continuelles sur les pieds. En sortant, on se réchauSb par l'exercice : on agit de méitié atant d'y entrer, afin que les pieds ne soient pàê froids au moment où on les y plonge.

IX. Les hains de iêtë servent contre diverses Af-* féctiofls de cette piartië du corps^ On laisse les féni' pës ou la nuque plàUgéeé dalls l^eatt pendant tent le temps qui a été prescrit, en ayant l'attention ôê led frotter Tivëment avec lés mains mottillées*

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